Participer au Grand Débat ?

Natacha GRAY • 8 mars 2019

Dans les oppositions à la majorité présidentielle, les avis sont partagés et je le suis moi-même intérieurement aussi. Les considérations développées ci-dessous ne sont qu’un point de vue et n’engagent que ma responsabilité.

Il serait dangereux de ne pas répondre. D’un côté ne pas répondre, c’est renoncer à une occasion rare de donner enfin son avis et de participer au débat démocratique mais également laisser la place à tous les lobbies qui, eux, seront organisés et vont s’en donner à cœur joie pour tenter d’infléchir les résultats en leur faveur. Je pense notamment aux lobbies écologistes dont le combat n’est pas illégitime en soi mais la dramatisation de la situation, le discours moralisateur et culpabilisant, la volonté d’agir dans l’urgence sans se soucier des conséquences à court terme sur les générations d’aujourd’hui, le côté totalitaire et jusqu’au-boutiste, leur attachement à la fiscalité punitive et confiscatoire et les liens avec tous les business qui lavent plus vert que vert me semblent parfois bien plus inquiétants que l’apocalypse qu’ils décrivent pour après-demain.

On peut aussi s’inquiéter face à une réponse massive des mouvements anarchistes et d’extrême gauche parfaitement organisés, qui en profiteront pour faire avancer leur idéal de démocratie directe au détriment de la démocratie représentative, qui a certes montré ses limites, mais qui reste de toute évidence un moindre mal face au constat de ce qu’est devenu en quelques mois le mouvement des Gilets jaunes, rassemblant aujourd’hui une majorité de partisans de la démocratie directe et des relations égalitaires horizontales, incapables de se mettre d’accord sur des revendications unitaires, totalitaires dans leurs discours globalisants, voulant imposer leurs vues par la violence de masse. Malheureusement souvent inculte économiquement, adepte de solutions simplistes et souvent irréalistes, cette nouvelle Bien-pensance liberticide, puisqu’elle n’accepte ni discussion ni opposition, n’a engendré que le chaos, y compris en interne. Comme l’a fait remarquer Alain Finkielkraut, les Gilets jaunes, ou plus exactement ce qu’ils sont devenus, gangrénés et récupérés par les mouvances d’extrême-et ultra-gauche, d’ultra-droite, anarchistes, islamistes…, à l’opposé de ce qu’ils défendaient initialement, sont devenus à leur corps défendant, par le triste spectacle qu’ils offrent désormais des faiblesses d’un système égalitariste, horizontal, sans représentant accepté par tous, les meilleurs défenseurs de la démocratie représentative qu’ils exècrent. De l’art de se tirer une balle dans le pied ! Encore une preuve que le sens commun, les certitudes des masses, ne peut être confondu avec le bon sens (celui qui fait intervenir le doute, la raison, l’examen lucide des possibles et la pesée honnête des intérêts de toutes les parties).

On pourrait ajouter à ces lobbies tous les adversaires de la laïcité, les partisans d’une charia à la française… Que sais-je encore ? De toute évidence tous ces groupes, puissants, organisés, rompus à la propagande et au lobbying, vont tenter massivement d’infléchir les résultats en leur faveur. Il est d’autant plus dangereux de leur laisser la place que sur bien des points, ils deviennent des alliés objectifs du gouvernement et du président qui peuvent trouver dans leurs revendications une légitimité pour revenir imposer leur fiscalité écologique, leur révision de la loi de 1905, la réforme constitutionnelle empêchée par l’affaire Benalla …


Mais répondre est également dangereux. D’un autre côté, comment répondre sans entrer dans le jeu habile de Macron ? Car le questionnaire proposé est fermé, davantage sondage qu’appel à propositions et, occultant volontairement certaines questions qui gênent et qui étaient précisément au cœur des préoccupations majeures des Français exprimées pendant la campagne présidentielle et dans les premières manifestations des Gilets jaunes (la sécurité, l’immigration, les atteintes à la laïcité, les progrès de l’islamisme …). Des quatre grands thèmes proposés, seul celui qui concerne la fiscalité et les dépenses publiques répond aux revendications initiales, même si le questionnaire n’aborde pas directement ce qui était reproché au système (la surtaxation des classes moyennes, l’injustice fiscale). Le reste, « la démocratie et la citoyenneté », « l’organisation de l’Etat et des services publics », « la transition écologique », c’est le projet de Macron, pas celui des citoyens qui ont exprimé leur colère en novembre. Certes il est possible de s’exprimer en dehors de ces quatre thèmes encadrés par des questions ciblées, mais il est incontestable qu’elles orientent la réflexion et il est probable d’une part que nombre de citoyens pressés s’en contenteront, permettant au gouvernement de démontrer par défaut que ses priorités sont aussi celles des Français, d’autre part que la communication gouvernementale s’appuiera davantage sur les résultats de ce sondage que sur la collecte de propositions forcément disparates et contradictoires.


Alors que faire ? Une solution pour nombre de mouvements d’opposition a été de proposer à leurs adhérents et sympathisants leur propre sondage, en ajoutant des questions volontairement « oubliées » par le gouvernement. Cette consultation en interne a d’une part l’avantage de faire le point sur les revendications des membres de ces mouvements, ce qui permet entre autres de peaufiner le programme pour une éventuelle candidature pour les européennes, d’autre part de se donner une occasion de réunir les sympathisants, de remobiliser les adhérents, de se rencontrer, d’échanger, ce qui n’est jamais vain. Malheureusement, nombre de ces sondages en interne, même organisés autour de questions plus nombreuses, sont restés prisonniers des thèmes sélectionnés par l’équipe présidentielle. J’ai ainsi sous les yeux, le questionnaire d’un mouvement dont je suis adhérente : à lire cette série de questions ronronnantes, bien-pensantes et consensuelles, j’en déduis que Macron a donc bien réussi son coup en tirant le débat vers ce qui l’intéresse.


Les deux pièges du questionnaire gouvernemental et de ceux qui s’en inspirent trop


Primo le côté institutionnel domine . Interrompue donc par l'affaire Benalla, la révision constitutionnelle revient sur le devant de la scène par ce subterfuge. Et tout le monde fonce la tête la première dans le piège gouvernemental. Surfant sur l’antiparlementarisme réactivé par le mouvement , nul doute que le président arrivera à flatter l’opinion dans le sens du poil et à se conforter en faisant passer la réduction du nombre de parlementaires, peut-être même la suppression du Sénat dont les Français peinent à comprendre l’utilité mais qu’Emmanuel Macron a bien perçu, notamment au travers de la commission d’enquête, comme un frein à sa toute-puissance alors que le quinquennat et la quasi simultanéité des élections présidentielle et législatives assurent tout président nouvellement élu d’une large majorité godillot à la chambre des députés.

Et que dire de ce stupide, dangereux et démagogique référendum d’initiative citoyenne (RIC), quelle aubaine pour lui, un moyen de pouvoir contourner tous ces maudits corps intermédiaires qu’il méprise mais qu’il fait semblant de redécouvrir aujourd’hui. De plus le RIC existe déjà, sous la forme du RIP, référendum d’initiative partagé introduit par la révision constitutionnelle de 2008. : on pourrait à la limite conserver la nouvelle dénomination (citoyen sonnant mieux que partagé) et discuter des seuils, sans doute élevés, qui font que jusqu’à présent ce dispositif n’a jamais été à ce jour utilisé (il faut la signature d’un dixième du corps électoral, que le Sénat propose de descendre de 4,7 à 2 millions, et un cinquième des parlementaires) Pour ma part, je souhaiterais comme beaucoup d’entre nous des évolutions institutionnelles, notamment la reconnaissance du vote blanc, l’introduction d’une dose de proportionnelle pour éviter la frustration d’électeurs qui, malgré des scores élevés, ne se voient pas représentés à l’Assemblée, un abandon du non-cumul des mandats, notamment pour a ncrer à nouveau les députés sur le terrain, un retour au septennat et une désolidarisation des élections, pour pouvoir recadrer le gouvernement à mi-mandat, assurer les gouvernements du temps long de l’action, qui permet d’obtenir des résultats avant de revenir devant les électeurs et éviter que nos élus ne soient en campagne présidentielle permanente. Mais, même si tout cela m’intéresse, je ne le juge pas prioritaire et je ne veux pas me précipiter docilement dans le piège d’un « débat » qui les ventile, disperse et noie dans la masse parmi d’autres thèmes imposés.


Il en est de même de la « transition écologique» qui est l’autre gros, sinon principal, volet de ce questionnaire. À dire vrai, j’en ai ras la casquette de cette expression prétexte et fourre-tout qui ne veut rien dire de précis et qui, surtout, n’est pas au cœur des préoccupations de la plupart des gens que je rencontre, à l’exception des plus gâtés par la vie, dont la fin du mois aisée est assurée et qui peuvent effectivement utiliser une partie de leur temps, de leur énergie et de leurs revenus à préparer la vie des générations futures . Quand on pense que c’est justement contre cette écologie prétexte que le mouvement s’est structuré ! Et on chercherait à nous la faire ingurgiter à nouveau ? Sur le mode : vous ne vouliez pas en parler ? Tant pis pour vous, on vous la ressert d’une autre manière, vous allez en bouffer quand même.

Vous voulez-vous que je vous dise ce que j’en pense de leur « transition écologique » ? Mais je m’en tape un point qui donne une idée de l’infini ! Comme un grand nombre de mes compatriotes, je n’ai pas attendu cette bande de bien-pensants ni les khmers verts de la deep ecology pour la préparer à ma manière. Économies d’énergie, d’eau, imposées par des raisons budgétaires également, circuits courts, recyclage, vie saine, mode de vie par goût peu carnassier et rééduqué de facto par les scandales alimentaires. Informés des enjeux à long terme, nous changeons tous nos pratiques lentement, à chaque fois que ce qui est jugé souhaitable est expliqué, bien évidemment accompagnées mais jamais contraint. Car quand on ne peut pas, on ne peut pas. Combien d’entre nous, pollueurs malgré eux, mais infiniment moins que le trafic aérien ou maritime, qui ont vu leur vieille voiture de vingt ans d’âge recalée au nouveau contrôle technique, aurait préféré rouler en voiture neuve dotée des nouvelles technologies et de la fameuse vignette Crit’air1. Mais il est certain que, même lorsqu’on le souhaiterait pour des raisons budgétaires ou par conscience écologique, l’on ne va pas abandonner la voiture indispensable à son travail, à ses loisirs, aux visites à la famille travail tant qu’on ne nous offre pas une alternative par les transports en commun ou par le télétravail. Ainsi, depuis que les bus dits « Macron » ont été mis en place, je ne prends plus ma voiture sur les trajets où je peux lui substituer ces fameux bus moins chers, aux itinéraires variés et aux horaires de départ nombreux. C’est aussi simple que cela, inutile de nous en rebattre les oreilles ainsi.

J’ai mentionné ici volontairement d’autres motifs de déplacement que la simple mobilité quotidienne domicile-travail car, dans l’étrange dialogue de sourd qui a suivi les premières revendications des Gilets jaunes (centrées sur la révolte fiscale et le pouvoir d’achat), nombreux furent les donneurs de leçons arrogants à pointer du doigt ici un smartphone dernier cri, là une puissante berline, là un reste à vivre « permettant de vivre », vivre s’entendant, pour ces nantis méprisants et dégoulinants de bonne conscience écologique, avoir un toit et se nourrir, refusant à ceux qui se plaignaient le droit, au même titre qu’eux, au loisir, au beau, à la qualité, à s’offrir généralement à crédit ce qui nous fait le plus plaisir, à combler tel ou tel souhait de leurs enfants, à leurs offrir des études selon leurs vocations et leurs capacités, à souscrire un crédit et à pouvoir le rembourser sans être à la merci de règles du jeu fluctuantes. Car les premiers Gilets jaunes demandaient avant tout à bien vivre de leur travail, ou tout au moins à ne pas vivre moins bien qu’hier en travaillant toujours davantage. Dans une société développée, celui qui a un emploi et participe à la solidarité nationale peut avoir d’autres ambitions légitimes que de ne pas se cantonner à travailler puis à reconstituer sa force de travail.

Accompagner la transition écologique, c’est offrir une alternative qui, peu à peu, fait changer les comportements. Ce n’est pas imposer, détruire la qualité de vie d’autrui par des mesures contraignantes voire confiscatoires. L’écologie punitive produit les effets inverses de ce qu’elle était censée favoriser. Dans la formule « transition écologique », il y a d’abord transition, ce qui suppose du temps, une évolution, une certaine lenteur et absolument pas cet affolement généralisé sur des prétextes d’urgence proclamée par ceux-là mêmes qui y voient un intérêt lui aussi immédiat (la taxe pour le gouvernement, le green washing pour tous les margoulins de la green economy , les subventions pour les associations et plus généralement pour tous ces médiocres écologistes à la française - rien à voir avec les Grünen- qui ne parviennent pas trouver sur le plan électoral la justification de leur existence coûteuse). Exactement de la même façon que dans « développement durable », traduction stupide sous forme d’oxymore du sustainable development , il y a aussi et même d’abord développement. Et le développement, cela suppose que l’on avance, ce ne sont pas des contraintes permanente, un retour vers l’âge de pierre, c’est le droit de vouloir vivre aujourd’hui mieux qu’hier. Au lieu de nous emmerder avec ces questions nos élus feraient mieux de lire le prix Nobel Amartya Sen, Ils comprendraient ce que c’est que le DD, la prise en compte du temps long et des leçons de l’Histoire, que ce concept n’a jamais signifié au départ la nécessité d’emmerder voire d’empêcher de vivre décemment les générations d’aujourd’hui au nom de générations hypothétiques et de moyens techniques inconnus de demain. Et ils verraient comment, en dépit de discours catastrophistes sur la fin des ressources, l’ingéniosité humaine s’est toujours adaptée. En d’autres termes, quand aujourd’hui la question numéro un est le pouvoir d’achat et les questions que l’on se pose au quotidien sur la façon de finir le mois, venir nous enquiquiner avec ce qui arrivera peut-être aux générations de demain, autant dire que nous sommes nombreux à nous en brosser le nombril avec le pinceau de l'indifférence.


Tout cela pour dire que s’il y a des questions qui m’horripilent vraiment, ce sont bien ces deux-là, la transition écologique et la réforme institutionnelle : l’une parce que je vois le piège gros comme l’Élysée et l’autre parce qu’en plus d’être aussi un piège, il annonce la justification de taxes à venir, les deux parce que leur donner de l’importance aujourd’hui, c’est foncer tête baissée dans le panneau en faisant le jeu de Macron . Ces deux questions, ce sont deux gros arbres ventripotents qui cachent la forêt.


Alors qu’est-ce qui m’intéresse, comme nombre de mes compatriotes?


1) Le pognon, les pépettes, le flouze, l’oseille . Bref le pouvoir d’achat. C’était la préoccupation n°1 des premiers Gilets jaunes. Bon sang c’est si difficile d’en parler sous tous les angles et sans fausse pudeur au-delà de quelques questions fort heureusement placées ici au début du questionnaire, ailleurs clairsemées et perdues dans la masse. Un des effets les plus positifs du mouvement initial des Gilets jaunes, c’est d’avoir fait sortir cette question des tabous et que nombre de gens qui sont au-dessus des seuils , notamment entre 1300 et 3000 euros osent enfin parler de surtaxation, de paupérisation pour les plus bas revenus, de déclassement pour les autres, d’étranglement fiscal, de ras le bol généralisé (je l’ai noté notamment dans le milieu enseignant où enfin une majorité ose enfin parler d’argent et non plus simplement de façon indirecte crier leur mal-être au travers des questions de pédagogie et autres « blablatitudes »). Le pouvoir d’achat, c’est la question première, principale, et voilà qu’on l’étouffe au milieu de toutes ces questions qui portent tous azimuts sur des sujets dont on se contrefiche dans l’immédiat.

Et il faudrait aussi évoquer les corollaires du pouvoir d’achat : le niveau d’imposition, les taxes, le reste à vivre et la part de responsabilité qu’on nous laisse dans la façon de le gérer. Doit-on imposer sur le revenu dès le premier euro gagné ? D’un côté le coût d’une telle mesure par rapport aux sommes récoltées dissuade de mettre en place le dispositif de collecte et de contrôle adéquat. De l’autre, imaginer un impôt symbolique dès le premier euro reçu ou gagné aurait l’avantage de créer un sentiment d’appartenance à un tout. Pour les personnes issues de l’immigration notamment, pour ceux qui, sans emploi, se sentent des exclus de la société, participer à la solidarité nationale, contribuer même modestement par les impôts au financement des services publics et au Bien Commun, est aussi un symbole d’intégration, comme le révèlent nombre de témoignages a posteriori de familles passées de la pauvreté aisée au travail rémunéré et imposé.

Mais la principale question reste celle-ci : ne devrait-on pas plutôt tenir compte non pas des revenus imposables mais du reste à vivre une fois les impôts et dépenses contraintes payées, souvent inférieur pour les classes moyennes dont les revenus du travail sont au-dessus des seuils et qui ne sont éligible à aucune aide, au pouvoir d’achat de familles souvent sans emploi bénéficiant d’aides diverses non imposables (APL, allocations familiales, aides aux parents isolés, RSA, allocations journalières pour les congés maladie, chèque énergie, bourses…). En clair ne faudrait-il pas imposer, pour une question de justice (mais également d’incitation à chercher ou retrouver un emploi), au même titre que les revenus du travail, les prestations familiales et tous les transferts sociaux en général qui augmentent le revenu global et procurent un pouvoir d’achat souvent supérieur à celui de travailleurs surimposés et non aidés?

Doit-on créer de nouvelles tranches pour diminuer la fiscalité sur les classes moyennes inférieures ? Pense-t-on vraiment qu’en taxant encore davantage ceux qui sont déjà surtaxés cela va rendre plus supportable la vie de ceux qui ont le moins ? Va-t-on résoudre le problème de la France en recréant, à côté des juifs, des homos, des francs-maçons, des arabes, de nouveau boucs émissaires que seraient les élus et les riches ? Parce que je suis contre l’impôt sur la fortune qui existe déjà de facto , et encore davantage contre l’impôt injuste sur la fortune mobilière instaurée par Macron en remplacement, je ne veux pas qu’on élude la question : doit-on faire payer les riches? Précisément parce que j’ai envie de montrer que la réponse n’est pas là, que l’effet serait contre-productif, que cet impôt existe déjà, je souhaiterais donc qu’on en parle. Il faut tout mettre sur la table : qu’a-t-on gagné en supprimant (en apparence) l’impôt sur la fortune ? Que gagnerait-on en le recréant ? Seul un bilan honnête permettra d’y voir clair.


2) L’insécurité et les moyens de rétablir l’ordre dans les zones de non droit reste une préoccupation majeure pour nombre d’entre nous. Quel pouvoir donner à la police ? Doit-on revoir la législation, notamment sur les mineurs ? Remettre sur la table la question de la déchéance de nationalité pour les faits de terrorisme ? Faut-il instaurer un traitement spécifique de ses quartiers ? Une justice parallèle accélérée ? Comment réagir lors des émeutes et des violences contre les policiers ? Contre les enseignants, les pompiers, les médecins, les agents du service public en général ? Comment lutter contre la christianophobie, le racisme anti blanc? Déjà en reconnaissant que cela existe et qu’il est devenu une des formes majeures du racisme en France aujourd’hui. Il faut que tout cela soit clarifié, revoir les droits des forces de l’ordre, les moyens de faire respecter l’autorité, que tout cela soit inscrit clairement dans notre législation.


3) Les questions d’immigration , souvent en lien avec la question 2, sont une autre des principales préoccupations des Français. Que faire contre l’islamisme radical, que peut-on encore tolérer? Que ne doit-on plus tolérer ? Comment réagir? Comment sortir du deux poids deux mesures qui s’exprime souvent par frilosité, peur, clientélisme, constat d’incapacité ou refus idéologique de reconnaître des réalités difficiles (mansuétude pour les uns dans les zones de non-droit, sévérité pour les autres), ce qui pousse nombre de nos compatriotes vers les extrêmes, l’extrême-droite en particulier, qui seuls semblent entendre leur désarroi et ne pas pratiquer le déni de réalité?

Comment faire respecter la laïcité ? Comment faire tomber les tabous qui poussent beaucoup, prisonniers de la rhétorique victimaire, de peur d’être accusés d’islamophobie, à nier les réalités et à culpabiliser (voire à transformer des victimes en coupables, et réciproquement) ceux qui osent faire part de leur colère ou de leurs inquiétudes? Qu’est-ce que l’identité de la France et que chaque habitant est censé respecter ? Sur quoi s’est-elle construite ? Quels en sont les piliers ? (lire à ce sujet dans Lignes Droites ici , et encore là ). À partir de ce que l’on aura fixé, on saura ce qui doit être préservé, quitte à inventer de nouveaux moyens, une nouvelle législation, un nouveau discours pour lutter contre ceux qui n’ont de cesse de s’attaquer à nos valeurs et de saper les bases du pacte républicain.

Mais hélas, là encore, la plupart des questionnaires qui nous sont proposés font du Macron ou du Philippe, repoussant pudiquement la question de l’immigration et surtout des difficultés d’intégration en fin de questionnaire par le biais de quelques questions trop imprécises . Histoire de dire : on en a parlé. Allez hop circulez, y’a rien à voir .

Il est trop facile de multiplier les questions, de taire celles qui fâchent ou de les repousser à la fin de longs questionnaires quand le lecteur n’a plus envie d’écrire ou ne les voit même pas, de les rendre moins nombreuses que les autres , histoire ensuite de prétendre, au vu des réponses qui y auront été consacrées, que ce ne sont pas les questions qui intéressent majoritairement les Français. Un questionnaire fermé comme celui que le gouvernement propose fait dire ce qu’il veut. Et on prétend ensuite que ce dont on n’a pas parlé n’est pas prioritaire. CQFD. Trop facile de prétendre une question sans intérêt si on ne pose pas les questions qu’il faut ou si on la noie volontairement dans la masse.


4) Quelle Europe ? Veut-on encore de celle -là ? Comment réintroduire de la subsidiarité? De la souveraineté ? De la liberté ? Comment la rendre moins technocratique ? Créer un sentiment d’appartenance ? On peut aussi inverser le raisonnement et se demander pourquoi l’Europe suscite parmi des citoyens de plus en plus nombreux, et dans tous les pays, au mieux scepticisme et colère, le plus souvent un sentiment de rejet, jusqu’à l’europhobie. On ne convainc jamais, comme l’ont montré les déboires de la fiscalité écologique punitive et confiscatoire, par la technocratie arrogante, le manque de transparence dans les décisions, la contrainte normative, les obligations législatives vécues, quand elles n’ont pas été discutées et qu’elles ne sont pas respectueuses des identités et coutumes locales, comme autant de mesures liberticides décidées dans l’entre-soi par des fonctionnaires hors-sol.


5) Quelle est la véritable France périphérique ? Au sens géographique, au sens économique, au sens qu’elle est silencieuse , discrète et oubliée des élus ? Que faire pour la revitaliser ? La désenclaver ? Y remettre des services publics ? Inciter le privé à y revenir ?

Il y en a vraiment assez de ces discours convenus et de cette incapacité d’appeler un chat un chat , un islamiste un islamiste, une racaille une racaille, un profiteur un profiteur, un problème d’immigration un problème d’immigration, une question d’argent une question d’argent, une injustice notoire une injustice. Et de constater qu’en pensant le combattre et le contrer par des questionnaires parallèles qui ne font que reprendre les thématiques imposées, en les formulant autrement ou en les précisant par des questions plus nombreuses, on fait le jeu de Macron qui reste, dans ce débat, le maître des horloges. Personnellement, lorsque je participe à des consultations çà et là, j’omets volontairement les questions institutionnelles et concernant la transition écologique. Non pas qu’elles n’ont pas leur importance, mais elles ne sont pas mes priorités et je ne tiens pas à les noyer au milieu de questions qui ont pour objectif de les enfouir dans la masse et de faire avancer les priorités du gouvernement. Je ne veux pas être un de ces trop nombreux idiots utiles de la macronie qui prétendent le combattre mais entrent dans un jeu dont les dés sont pipés.



par Arthur de Watrigant 5 avril 2026
"La loi du milieu" un éditorial d'Arthur de Watrigant dans le dernier numéro de "L'incorrect" https://lincorrect.org/editorial-darthur-de-watrigant-la-loi-du-milieu/ Rachida Dati a perdu, Patrick Cohen jubile sur France Inter. Il n’a pas tort ce lundi 23 mars au matin. Toutes les planètes étaient alignées, des retraits de listes à la réforme du scrutin qui l’inquiétait quelques mois plus tôt, comme nous le révélions dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Legrand-Cohen. Mais voilà, la sentence est tombée, l’ex-ministre de la Culture ne siègera pas rue de Rivoli. Pour service rendu (sic), le château de Versailles lui ouvre ses portes, il y a pire comme antichambre pour attendre les procès. Emmanuel Grégoire peut souffler. L’affaire ignoble du réseau pédocriminel dans le périscolaire parisien ne l’a pas affecté. Il annonce l’avenir en grande pompe : toujours plus de HLM, et le paradis des LGBT. La cohabitation s’annonce rock’n’roll. Mais Paris n’est pas la France, et les municipales ne sont pas une élection nationale. Tirer des conclusions pour 2027 s’avère périlleux. En revanche, la carte est limpide. Les grandes métropoles à la gauche et aux progressistes ; le reste aux autres. Le fossé entre les Français et les élites s’agrandit. Bientôt, ils ne se croiseront plus du tout. Il est des pouvoirs d’autant plus sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne se reconnaissent plus comme tels. Ils se croient naturels. Ils ne s’imposent pas : ils vont de soi. Depuis longtemps, l’audiovisuel public français exerce ce magistère feutré. Il ne gouverne pas le pays ; il en administre le récit. C’est un sanctuaire moderne qui voit une caste se contempler sous les traits de l’universel. C’est tout le privilège des cléricatures tardives : elles parlent au nom de tous depuis leur nombril. Rien, d’ailleurs, n’est tout à fait caché. Les connivences, les indulgences, les enthousiasmes comme les répulsions composent un paysage si connu qu’il en devient presque invisible. « Avec Patrick, on fait ce qu’il faut pour Dati », affirmait Thomas Legrand pour rassurer les socialistes. Les petites phrases ont parfois cette vertu de condenser un régime. C’est un monde qui a ses rites. Il aime particulièrement les cérémonies funèbres, qui permettent de travestir le bilan en élégie, surtout dès qu’un socialiste tombe. Jack Lang ? « Le plus grand ministre de la Culture de la ve ». Jospin ? « Le meilleur Premier ministre de la ve ». On a la canonisation aussi généreuse que l’excommunication sur France Inter. Mais les 35 heures n’existent pas au Purgatoire. Et puis survient parfois un grain de sable dans cette belle mécanique de l’innocence. Les Rayons et les Ombres, le film magistral de Xavier Giannoli. En choisissant Jean Luchaire pour raconter la collaboration, le cinéaste touche juste : il rappelle que les trahisons ne sont pas l’apanage d’un camp et naissent aussi dans les salons, les rédactions, les consciences raffinées et… à gauche. Soudain, le récit se trouble : quoi, la gauche n’est pas immunisée contre le mal ? Heureusement, des experts volent à la rescousse : l’historien Laurent Joly – qui, il y a un an, appelait à voter contre le RN en toute neutralité et tentait de liquider Jean-Yves Camus la veille dans Le Monde – est convoqué sur France 5 pour affirmer que « Luchaire est une anomalie ». Ça en fait tout de même un paquet… D’ailleurs quelques villes gagnées par LFI, au Blanc-Mesnil et ailleurs, refoulaient des odeurs d’épuration le jour d’intronisation des nouveaux maires. Certains avaient prévenu, mais par crainte de guerre civile, on a préféré leur agrafer une étiquette de facho sur la tronche. La paix vaut bien tous les renoncements. S’il y en a un qui ne renonce pas, c’est bien Charles Alloncle. Le jeune député et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’apprête à rendre ses conclusions. Elles ne seront peut-être jamais publiées, et toutes les preuves peuvent disparaître. Il suffit d’un vote. Ses adversaires le savent. Ils ont tout essayé : corruption, menaces, diffamation, des plus hautes sphères du privé jusqu’au perchoir de l’Assemblée. Rien n’y fait, Alloncle ne flanche pas. Il accuse. Le scandale est immense. Tentaculaire. Quant au pluralisme, il fait pâle figure face au système mafieux. Un système qui absout les siens et condamne les autres. Un monde qui se croit encore le centre alors qu’il n’est plus qu’un milieu.
par Maxime Duclos 26 mars 2026
Depuis quelques années, l’Allemagne a engagé un tournant stratégique majeur. Longtemps critiquée pour la faiblesse relative de son effort militaire, elle opère aujourd’hui un réarmement rapide et assumé, notamment au sein de son armée de terre, la Heer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un budget de défense passé d’environ 44 milliards d’euros en 2020 à près de 79 milliards en 2025, avec des projections dépassant les 100 milliards si l’on intègre les enveloppes exceptionnelles engagées depuis 2022. Officiellement, cette montée en puissance s’inscrit dans le contexte du conflit russo- ukrainien et dans une volonté de renforcer la sécurité européenne. Cet argument est recevable. L’environnement stratégique s’est dégradé, et il est logique que les États européens cherchent à combler leurs lacunes militaires. L’Allemagne, première puissance économique du continent, ne pouvait durablement rester en retrait. Mais au-delà de cette lecture immédiate, une question demeure : jusqu’où ira ce réarmement, et dans quel but réel s’inscrit-il à long terme ? Les ambitions affichées sont considérables. La modernisation de l’équipement de la Heer, avec une montée en puissance massive des chars Léopard, des véhicules blindés, de l’artillerie, des systèmes antiaériens et des drones, traduit une volonté claire : disposer d’une armée complète, robuste et projetable. L’objectif implicite, parfois évoqué dans certains cercles, de faire de l’armée allemande la première force terrestre d’Europe, marque une rupture stratégique profonde. Certes, l’Allemagne est aujourd’hui un allié, au sein de structures communes comme l’OTAN et l’Union européenne, un allié qui collabore étroitement avec le gouvernement et l’industrie française. Des projets de développement commun sont en cours dans le secteur de la défense et de la BITD (Base industrielle et technologique de défense), notamment le projet SCAF (Système de combat aérien du futur), qui prévoit d’ici 2040 de développer un nouvel avion de chasse destiné à remplacer le Rafale et l’Eurofighter. Le MGCS (Main Ground Combat System) est le futur système de combat terrestre destiné à remplacer les chars Leclerc français et Léopard 2 allemands vers 2040. Le projet MAWS (Maritime Airborne Warfare System) est une coopération lancée par une lettre d’intention franco-allemande en 2018 pour concevoir une capacité européenne de patrouille maritime et de lutte ASM (anti-sous-marine). Mais l’histoire enseigne une réalité simple : les alliances évoluent au gré des intérêts nationaux. Cette histoire européenne ne peut être écartée d’un revers de main. Les conflits passés, de la guerre de 1870 sous Otto von Bismarck et Napoléon III jusqu’aux deux guerres mondiales, ont façonné un équilibre fondé sur la méfiance autant que sur la coopération. Pendant des décennies, cet équilibre s’est traduit non pas par des plafonds juridiques stricts, mais par une forme de retenue politique et stratégique propre à l’Allemagne. Sans être formalisées comme après 1945, certaines limites existaient de facto : sous- investissement militaire, armée réduite et culture de réserve héritée de l’histoire. Le tournant opéré depuis 2022 marque une rupture : sous l’effet du conflit russo-ukrainien, ces freins politiques et historiques ont été levés, ouvrant la voie à un réarmement rapide et massif, notamment à travers un fonds exceptionnel de 100 milliards d’euros. C’est ici que doit s’exprimer une position claire. Oui, l’Allemagne a le droit d’assurer sa défense et de participer à la sécurité du continent. Mais elle ne peut pas être considérée comme un État militaire « comme les autres ». Son histoire militaire au XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux majeurs et des dizaines de millions de morts, impose une responsabilité particulière. Je pense en particulier aux propos de Monsieur Thierry Berthier, enseignant-chercheur au Centre de recherche Saint-Cyr et directeur scientifique de la Fédération professionnelle européenne des drones de sécurité. Sa recommandation pose question : « L’Allemagne pourrait s’engager à son tour dans le développement de sa propre dissuasion nucléaire, avec un soutien technologique franco-britannique. » Bien entendu, cette phrase vient compléter une analyse plus large sur le réarmement de l’Europe. Mais de tels propos peuvent inquiéter. Sommes-nous aujourd’hui réellement prêts, nous Européens, mais Français avant tout, à accompagner le développement de la dissuasion nucléaire allemande ? Il est permis d’en douter. Ignorer cette réalité au nom d’une lecture purement contemporaine serait une faute stratégique. Le réarmement allemand ne doit pas être refusé, mais il doit être encadré, transparent et politiquement assumé au niveau européen. Il ne peut se faire sans débat, sans limites et sans vigilance. Car l’histoire montre que les dynamiques de puissance, une fois enclenchées, échappent parfois à ceux qui les initient. Le véritable danger ne réside pas dans le réarmement en lui-même, mais dans l’oubli des leçons de l’histoire et dans l’absence de cadre politique clair. À long terme, ce type de transformation stratégique peut redéfinir les équilibres européens. Et si aujourd’hui personne ne peut sérieusement envisager une confrontation, il serait irresponsable d’écarter toute dérive future par principe. La lucidité impose donc une ligne simple : coopérer avec l’Allemagne, mais sans naïveté ; accompagner son réarmement, mais en fixant des exigences claires à l’échelle européenne. Car en matière de puissance militaire, l’histoire européenne a déjà montré que les équilibres ne sont jamais définitivement acquis.
par Renaud Girard dans FigaroVox 25 mars 2026
Une tribune très instructive de Renaud Girard dans FigaroVox sur l'Iran: https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-les-trois-erreurs-strategiques-de-la-theocratie-iranienne-20260303 CHRONIQUE - En bombardant les pétromonarchies du Golfe, les ayatollahs ont ajouté à leur idéologie obscurantiste une imbécillité stratégique. Au pouvoir à Téhéran depuis 47 ans, la théocratie chiite iranienne n’a jamais paru aussi faible. Elle est à la fois contestée de l’intérieur et attaquée de l’extérieur. À découvrir Intérieurement, elle a perdu tout soutien auprès des classes moyennes éduquées, depuis qu’elle a réprimé dans le sang, le 8 janvier 2026, les manifestations populaires contre la vie chère et la mauvaise gestion économique du gouvernement. Passer la publicité Extérieurement, elle est attaquée, depuis le 28 février 2026, par les deux plus grandes puissances militaires présentes au Moyen-Orient, à savoir les États-Unis d’Amérique et Israël. Son chef quasi-sacré, l’ayatollah Khamenei, a été tué, dès le début de la guerre par un missile de Tsahal, qui a montré, une fois de plus, son talent à recueillir des renseignements fiables en territoire ennemi et à y effectuer des frappes précises au mètre près. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes Les Américains et les Israéliens n’ont pas caché que leur guerre visait à obtenir un changement de régime. Y parviendront-ils ? Cela dépendra de leur volonté ou non de prendre des risques supplémentaires, y compris sous la forme de commandos de forces spéciales à terre. Mais, à Washington comme à Jérusalem, on sait qu’une situation aussi favorable ne se reproduira pas en Iran avant très longtemps. C’est le moment ou jamais pour renverser le gouvernement islamique à Téhéran. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes. Le problème le plus difficile aujourd’hui est celui du choix d’un bon pouvoir de transition pour remplacer celui des ayatollahs. Les Américains ont-ils en tête une personnalité iranienne qui pourrait jouer le rôle que joue la nouvelle présidente Delcy Rodriguez au Venezuela ? Sont-ils prêts à présider une transformation encore plus profonde des institutions iraniennes ? Songent-ils à confier la gestion des affaires courantes à l’armée régulière iranienne ? La question du pouvoir de transition à Téhéran devrait préoccuper la Maison-Blanche bien davantage que le gouvernement de Jérusalem. Benyamin Netanyahou a déjà eu son succès, en décapitant un régime qui affirmait publiquement vouloir « effacer Israël de la carte » du Moyen-Orient. Pour Donald Trump, l’affaire est plus compliquée. Il faut qu’il obtienne, à l’issue de son expédition militaire, un Iran à la fois stable et aligné sur les intérêts américains. Si tel n’était pas le cas, le 47e président des États-Unis aborderait l’automne et la campagne pour les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 dans les pires conditions. Car le Parti démocrate se ferait fort de le traiter de parjure, lui qui avait solennellement promis aux électeurs américains qu’il ne commencerait jamais de guerre. À lire aussi Attaque en Iran : le régime des mollahs s’active pour organiser la succession et contredire le scénario de son effondrement Trump s’est engagé dans une très grosse partie de poker internationale. Force est de constater qu’elle a bien commencé pour lui. Mais elle est loin d’être terminée. Un gros joueur ne peut se juger que sur ses gains, lorsqu’il est dans l’avion qui décolle de Las Vegas. Trump n’est pas encore dans cette situation. C’est maintenant qu’il devra jouer très finement, en surfant sur son avantage. La théocratie iranienne est dans une situation aux antipodes de celle des gouvernements américain et israélien. Elle est dans un état de grande faiblesse. Elle est proche du point de rupture. Comment en est-elle venue là ? En 2003, elle était pourtant dans une situation solide. Intérieurement, le pouvoir religieux suprême ne s’était pas opposé à l’élection d’un président réformateur, le populaire Mohammad Khatami, élu en 1997, et réélu en 2001. Extérieurement, l’Amérique lui avait fait un cadeau en or en Irak sans le vouloir, en y renversant le pouvoir sunnite de Saddam Hussein, pour le remplacer par un pouvoir chiite proche de Téhéran. Au lieu de profiter intelligemment d’une situation aussi favorable, l’ayatollah Khamenei a commis trois fautes stratégiques lourdes. Au lieu de saisir l’occasion de la difficile Administration américaine de la Mésopotamie pour aider les Américains et se réconcilier avec eux, l’ayatollah Khamenei a été saisi par la démesure. En 2005, son pouvoir s’en prend verbalement à Israël et organise des forums révisionnistes à Téhéran, prétendant que l’Occident a beaucoup exagéré le nombre des victimes de la Shoah, etc. En 2006, par défaut de contrôle de son vassal libanais, Téhéran laisse le Hezbollah attaquer physiquement le territoire israélien internationalement reconnu. La réplique israélienne sera maladroite et inachevée. À lire aussi Frappé au cœur, le régime iranien met le feu au Moyen-Orient La première erreur stratégique fut d’avoir pris de la maladresse pour de la faiblesse. Israël n’est pas un pays faible. C’est une nation riche, industrieuse, très déterminée à se défendre. En menaçant directement Israël, la théocratie iranienne s’est imprudemment attaquée à plus fort qu’elle. Elle a fini par perdre. Lorsque Trump est revenu au pouvoir au début de 2025, elle aurait dû se méfier et faire d’immédiates concessions, comme reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans ses frontières de 1966, et renoncer à enrichir l’uranium au-delà de 4 %, qui est le taux requis pour la production d’électricité. La seconde erreur stratégique fut d’avoir privilégié la coûteuse constitution militaro-politique d’un axe chiite au Moyen-Orient (Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Sanaa) à la satisfaction des besoins économiques essentiels d’une population iranienne jeune et en pleine expansion démographique. La puissance d’un pays est une affaire intérieure bien davantage qu’une affaire extérieure. Vous n’êtes jamais puissants si vous avez la population contre vous. La troisième erreur stratégique vient d’être commise. Pourquoi l’Iran s’est-il mis à bombarder les pétromonarchies du Golfe, lesquelles avaient tout fait pour persuader Trump de ne pas se lancer dans la guerre ? N’aurait-il pas été plus intelligent de n’attaquer aucun État sunnite, de concentrer tous ses tirs contre Israël, et de tenter de soulever l’oumma des musulmans contre les « diables » sionistes ? À leur idéologie obscurantiste, les ayatollahs ont ajouté, pour leur perte, leur imbécillité stratégique.
par Maxime Duclos 19 février 2026
Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !
par Maxime Duclos 30 janvier 2026
Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.
par Lignes Droites 10 janvier 2026
Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.
par Nicole Doro 3 janvier 2026
Une nouvelle agression au couteau, dans le métro parisien, a failli faire 3 nouvelles victimes. L’agresseur ? Comme d’habitude un étranger (malien), comme d’habitude sous OQTF, comme d’habitude déjà condamné pour le même type d’agression... Le triste quotidien aujourd’hui, en France. Mais si ce énième drame a pu se produire, c’est « grâce » (si vous me permettez cette locution...) aux « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont, le 7 août dernier et à une voix près, censuré l’allongement de la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux alors que le texte avait été adopté par les députés quelques semaines plus tôt. Cette voix, c’est celle du président, Richard Ferrand, qui a ainsi fait pencher la balance. Mesdemoiselles, à votre sortie de l’hôpital, j’espère que vous vous fendrez d’une lettre de remerciement ! Que voulez-vous Mesdemoiselles, chez les socialistes, l’idéologie est plus forte que tout ! Plus forte que la réalité de notre société, qu’ils refusent de voir, plus forte que la sécurité d’une nation et de ses habitants, dont ils n’ont que faire, plus forte que l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds à chaque nouvelle agression ! Les étrangers, c’est leur ADN aux gens de gauche, fussent-ils délinquants, violeurs, agresseurs, ils sont, comme le disait si bien feu leur gourou Mitterrand « chez eux chez nous ». Et bien moi, petite fille d’immigrés italiens, venus comme tant d’autres trouver du travail en France à l’aube du XXème siècle, ayant pour s’intégrer francisé les prénoms de leurs 8 enfants, n’ayant jamais bénéficie de quelques avantages que ce soit, moi je refuse de voir mon pays sombrer dans un aveuglement dévastateur ! Non, Messieurs les sages, vous ne l’êtes plus ! Vous avez du sang sur les mains. Vous n’avez même plus cette once de bon sens, dont le vieux Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » et qui pourtant vous ouvrirait les yeux sur ce qui s’appelle le réel ! Au bord du précipice, vous continuez d’avancer, aveuglés par une idéologie surannée que vous refusez de remettre en question. Béni sera le jour où cette instance suprême que devrait être le Conseil Constitutionnel sera dirigée par de vrai sages, qui placeront la sécurité de la France et des français au-delà de tout. Nicole DORO
par Le Bureau de Lignes Droites 31 3 janvier 2026
Chers amis, Nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année, à vous-mêmes ainsi qu’à vos proches. L’espoir est bien là malgré la criticité de notre situation ! Notre pays, la France, traverse la situation la plus difficile qu’il ait connue depuis les années trente et quarante: les finances de l’Etat sont hors de contrôle, la sécurité a déserté l’espace public, les frontières ne nous protègent plus, on nous oblige à accueillir les détraqués du monde entier et on s’interdit de les empêcher de nuire, le communautarisme triomphe, le citoyen qui essaie de défendre honnêtement son pays est désavoué au profit de l’immigrant illégal qui prétend détruire notre civilisation, l’hôpital n’est plus en mesure de soigner, l’école n’est plus en mesure d’éduquer. La caste au pouvoir a renversé les valeurs qui ont fondé notre démocratie : l’impunité règne, des privilèges ont été instaurés pour les minorités, l’oisiveté prévaut sur le mérite, les droits surclassent les devoirs, la fureur de la déconstruction et de la haine de soi l’emporte sur l’amour de la patrie et sur le respect pour les générations qui ont fait de la France le superbe pays qu’il est aujourd’hui. Les chars sont envoyés face aux agriculteurs –qui pourtant s’agenouillent devant la Marseillaise- alors que les dealers, les délinquants et les casseurs hurlent publiquement leurs insultes contre la France et, pour les quelques-uns d’entre eux qui sont arrêtés, sont condamnés à des peines dérisoires et libérés le lendemain de leur arrestation. Quatorze ans de progressisme enragé -cinq ans de hollandisme et neuf ans de macronisme- ont fait leur œuvre de destruction. François Hollande a eu la décence de ne pas se présenter à un second mandat à la présidence de la République. Emmanuel Macron aura-t’il à son tour le jugement nécessaire pour mettre fin à la spirale de folie qui engloutit la France, soit en démissionnant, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale ? Car l’espoir est là ! Le peuple français, longtemps victime des formateurs d'opinion soixante-huitards qui lui ont imposé l'idéologie diversitaire et permissive pendant près de soixante ans, reprend sa liberté de penser. Le moment arrive où notre peuple portera aux responsabilités des dirigeants respectueux de nos traditions, de ceux qui produisent, de ceux qui nous nourrissent, de ceux qui travaillent, de ceux qui respectent la loi, de ceux qui vivent leur foi dans leur espace privé sans en faire une revendication ni une provocation sociétale permanente. La volonté éclate partout chez notre peuple de rétablir l’ordre et l’autorité, de rendre sa noblesse au mérite, de replacer l’intérêt général au coeur des décisions, de mettre fin à la foire aux privilèges, de reprendre le contrôle de nos finances publiques, de ne plus tolérer l’entrisme religieux ni communautariste. C’est en installant la droite au pouvoir que nous répondrons à ces aspirations. Nous Lignes Droites 31 oeuvrons pour que la droite revienne aux responsabilités – et pour qu’elle s’unisse afin d’y accéder, car si elle en été écartée dans le passé, c’est à cause de son incapacité à s’unir. Les élections municipales de mars 2026 seront la première occasion d’élire des dirigeants de droite et de mettre un terme à cette spirale de folie. Dans chaque commune de Haute-Garonne où cela sera possible, Lignes Droites 31 soutiendra la liste d’union des droites : nous soutiendrons les listes qui sont déjà en préparation à Blagnac, à Launaguet, à Muret, à Tournefeuille et à Toulouse. A mesure que d’autres listes d’union des droites se formeront dans d’autres communes, nous leur apporterons notre aide également. Nous sommes impatients de mener ce combat à vos côtés pour le redressement notre pays ! Bien cordialement, Le Bureau de Lignes Droites 31
par Eric Duprix (Radio Présence) 7 décembre 2025
Nicolas Bonleux était l'invité cette semaine d'Eric Duprix dans l'émission "La mêlée de l'info" sur Radio Présence avec Monique Iborra (ex-députée de la Haute-Garonne) et Julien Klotz, conseiller départemental de la Haute-Garonne. L'émission peut être réécouté en replay ici : https://www.radiopresence.com/emissions/information/regionale/la-melee-de-l-info/article/la-melee-de-l-info-du-05-dec-120177
par Maxime Duclos 25 novembre 2025
Une tribune d'un de nos fidèle adhérents, Maxime Duclos : La situation politique actuelle ressemble à un champ de ruines. Emmanuel Macron, président de la République, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Selon les derniers sondages, près de deux Français sur trois souhaitent sa démission. Un président rejeté par une majorité du pays, isolé politiquement, et désormais prisonnier de ses propres manœuvres. Tout remonte à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. En activant l’article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron pensait reprendre la main, créer une nouvelle dynamique et affaiblir ses opposants. En réalité, il a plongé la France dans une crise démocratique sans précédent. L’Assemblée est devenue ingouvernable, les forces politiques s’entre-déchirent, aucun compromis n’est possible. La majorité relative est devenue synonyme d’impuissance. E. Macron croyait sans doute que l’instabilité pousserait les Français à se lasser des partis d’opposition, à réclamer un retour à l’ordre et à son autorité. Mais le calcul s’est retourné contre lui. Les Français ne croient plus à ses équilibres précaires, ils en ont assez des manœuvres et des discours creux. Le pouvoir s’est vidé de sens, et l’Élysée s’est transformé en forteresse assiégée. L’épisode S. Lecornu en est la parfaite illustration. Lundi 6 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission, conscient qu’il allait droit vers une motion de censure. Dans un réflexe de survie, Emmanuel Macron lui a demandé de rester encore quarante-huit heures, le temps de tenter l’impossible : trouver un accord entre des forces irréconciliables. Une manœuvre de plus pour gagner du temps. Pendant ce temps-là, le pays s’enlise, et le président se tait. Là où il aurait dû parler, rassurer, agir, il reste muet. Autour de lui, le cercle se fissure. Ses plus proches alliés prennent leurs distances. Édouard Philippe l’invite à envisager la démission, Gabriel Attal trace sa route en solo, conscient que le macronisme vit ses dernières heures. Même son propre camp prépare déjà l’après. Ce silence présidentiel est celui d’un homme seul, coupé du réel, persuadé encore d’incarner la solution alors qu’il est devenu le problème. Politiquement, toutes les options sont dans l’impasse. Un Premier ministre de gauche serait immédiatement censuré. Un maintien de S. Lecornu ne ferait que prolonger l’agonie. Les oppositions, qu’elles soient du Rassemblement national ou du Nouveau Front populaire, ont déjà prévenu : aucune confiance, aucune alliance. La dissolution du Parlement, en revanche, apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce chaos institutionnel, une certitude émerge. Sans union des droites, rien ne changera. Si les Républicains, si Reconquête, si Identité Liberté, Debout la France etc... persistent dans leur isolement, la responsabilité nous incombera entièrement. Pas à Macron, pas à la gauche, à nous. Marion Maréchal a déjà fait part de sa volonté d’une union des droites, mais tiendra-t-elle parole ? Est-ce un coup de com’ pour remonter dans les sondages et satisfaire la grande majorité de la demande des Français ? L’avenir nous le dira. Les sondages sont clairs : 52% des Français appellent de leurs vœux une coalition conservatrice et patriotique. Chez les électeurs de droite, c’est encore plus massif : 88% des sympathisants RN, 82% des LR, 100% des zemmouristes veulent cette alliance. 100% ! Imaginez : même si E. Zemmour refuse, toute sa base ira voir ailleurs. Mais si par fierté, par calcul personnel ou par peur de perdre un ego, ces partis refusent de suivre l’exemple d’Éric Ciotti qui, lui, a quitté Les Républicains pour bâtir une alliance réelle avec le RN, alors oui : nous serons responsables. Responsables de laisser la Macronie s’accrocher, responsables de laisser la gauche revenir, responsables d’une Assemblée ingouvernable et d’un pays qui s’enlise. À ce jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu réussi de peu à se maintenir à son poste, la récente motion de censure ayant échoué pour 18 voix. Le Président le sait, le Parlement également et les Français, bien entendu, s'attendent à la chute du Premier ministre dans les mois à venir ; ce n'est plus qu'une question de temps. L'alliance honteuse, faite de fausses promesses tenues lors du discours de politique générale de Sébastien Lecornu, entre les Socialistes et Les Républicains restera gravée dans l'histoire. Ils devront en assumer les conséquences. Mais cette alliance reste éphémère et fragile : 18 voix manquantes peuvent vite apporter leur soutien à la censure et la faire adopter. S'en suivra, je le pense sincèrement, au minimum une dissolution de l'Assemblée nationale et, si cela arrive, la Droite aura la lourde charge d'être responsable du destin de la France. La Droite ne pourra pas trouver d'excuses : ce ne sera ni la Gauche, ni le Centre qui sera responsable du nombre de sièges que la Droite obtiendra, car tout le monde est conscient que si l'union des droites est fonctionnelle, alors aucune alliance centro-gauchiste ne pourra arrêter ce raz-de-marée populaire et patriote. Dans le chaos actuel et face à l'attente claire des Français, les responsables politique de droite doivent dépasser leurs divergences personnelles et s'unir sans délai, non par intérêt partisan, mais par devoir envers le destin de la France.