2000-2020 : La longue agonie de la droite toulousaine

David Gerson • 26 mai 2020

2000-2020 : LA LONGUE AGONIE DE LA DROITE TOULOUSAINE

En l’an 2000, le RPR31 et l’ UDF31 font partie des fédérations de la droite et du centre-droit les plus puissantes de France. Depuis 1983 la ville est dirigée par Dominique Baudis, qui est également député de la Haute-Garonne. Sa réélection comme premier magistrat de la ville a toujours été acquise, que ce soit en 1989 ou en 1995, où il fut élu haut la main dès le 1er tour. Sa majorité municipale est composée alors, à part à peu près égale, entre membres du RPR31 et de l’UDF31. Pendant douze années la droite obtiendra même plusieurs sièges de députés dans une région traditionnellement acquise aux socialistes et aux MRG, et dirigera le Conseil Régional. Seul manque à l’appel le Conseil départemental resté à gauche (sans discontinuer depuis 1945), malgré de belles victoires dans quelques cantons comme celui en 1994 d’un certain Jean-Luc Moudenc.

Pendant la période 1983-2000, Toulouse et les partis de droite ont profité des ambitions que Dominique Baudis avait pour la ville dont il avait la charge et à qui il voulait donner un rôle national d’importance : Toulouse est devenue l’une des plus belles villes de France, et le RPR31, au fil des années, une fédération puissante. Nous avions un Maire centriste certes mais sans ambiguïté de centre-droit.

C’est également au cours de cette période que la droite a conquis de grandes villes du département, comme Balma, L’Union, Castelginest, Luchon, Muret ou Cugnaux dont le Maire Michel Aujoulat a dirigé pendant la dernière décennie le RPR31.

En ce qui concerne les élections nationales, notre terre traditionnellement de gauche, votait en majorité pour les candidats PS, mais le score de Jacques Chirac en 1995 frôla quand même les 50%.

C’est ainsi qu’à l’entrée du 21ème siècle, la situation est au beau fixe pour la Droite à Toulouse et en Haute-Garonne, avec un positionnement clair du RPR local. Fin du 1er acte, début du 2ème.



La première ombre au tableau arrive au premier trimestre 2000 : la décision de Dominique Baudis de ne pas se représenter à l’élection municipale de 2001, alors qu’il était initialement prévu qu’il se retire pour celle de 2007. Il demande à Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la culture de Jacques Chirac et actuel Maire de Lourdes, de mener la liste. Ce dernier est Secrétaire Général du CDS (composante la plus centriste de l’UDF), et va composer une liste qui va, à ce moment-là, pencher un peu plus vers le centre et commencer à intégrer de plus en plus de personnes issues de la société civile n’appartenant à aucune formation politique. Douste-Blazy remporte l’élection, mais est mis en ballotage au 1er tour. Au cours de cette élection, les villes de Balma et Cugnaux basculent à gauche. Va commencer aussi, dès le début de la mandature, au sein de la majorité, une guerre d’influence entre les proches du clan Baudis et ceux du clan Douste-Blazy.

La deuxième ombre au tableau arrive en 2002, avec la présence de Jean-Marie Le Pen au 2nd tour de l’élection présidentielle, le fameux front républicain inventé par la gauche qui se met en place, et la création rapide de l’UMP à la fin de l’année, qui va avoir des conséquences néfastes pour la droite républicaine ( https://www.lignes-droites.fr/2002-2019-la-longue-chute-de-la-droite-francaise ). Comme je l’écrivais précédemment dans cet article, cohabiter le temps d’une élection ou gouverner ensemble au sein d’un groupe majoritaire dans une assemblée n’a rien à voir avec vivre ensemble de façon permanente. Pour le RPR31, qui doit se fondre dans l’UMP31, le problème est double car au moment de sa création ce sont surtout des personnalités du Centre qui sont les élus principaux (Douste-Blazy, Maire et député, et Christine De Veyrac unique eurodéputée du département). Pendant les deux premières années, avec la Mairie partagée entre d’anciens élus RPR et UDF, les choses se déroulent plutôt dans un bon esprit.

En mars 2004, Philippe Douste-Blazy est appelé par Jacques Chirac au ministère de la Santé et démissionne de son mandat de Maire de Toulouse. Une élection au sein du conseil municipal doit désigner le nouveau magistrat de la ville. En pleine affaire Allègre qui met en cause Dominique Baudis dans des affaires de parties fines et de proxénétismes aggravées (il en sortira complètement blanchi mais y laissera sa santé), les ex-RPR ne sont pas favorables au poulain désigné par Douste-Blazy qui est le centriste Jean Luc Moudenc. Une opposition se met alors en place, prête à faire un groupe dissident, mais ces opposants, soit par manque d’organisation, soit plus probablement, selon moi, par manque de courage politique et par peur de perdre leurs postes et sièges, se couchent, et JLM est élu Maire de Toulouse par le conseil municipal le 31 mars 2004.

Cette guerre fratricide qui s’est installée au sein du conseil municipal entre ex-RPR et ex-UDF est dissimulée par le contexte national, grâce à un homme, Nicolas Sarkozy, qui prend la tête de l’ UMP en décembre 2004 et qui est élu triomphalement en 2007 Président de la République. Les élections municipales décalées d’un an en 2008 pour cause de surcharge du calendrier électoral devaient alors bien s’annoncer… Mais aux élections législatives suivant les présidentielles, JLM est battu dans la 1ère circonscription qui appartenait à la droite depuis 1986 ! Un maire faisant partie de la majorité présidentielle qui perd aussi nettement devrait peut-être s’interroger sur l’image ou la politique qu’il défend… Au regard des résultats et du score plus élevé qu’avait obtenus Nicolas Sarkozy dans cette circonscription six semaines avant, on s’aperçoit que l’électorat de droite est resté à la maison. De plus, toutes les autres circonscriptions reviennent à la gauche et la fédération UMP31 n’a plus qu’une seule élue eurodéputée !

Pour garder Toulouse et d'autres villes du département à droite, on comprend qu'aucune voix de droite ne doit manquer, d'autant que la gauche s'est remobilisée depuis le début du quinquennat de Sarkozy. Mais au lieu de reconquérir les électeurs de droite, Jean-Luc Moudenc, dans sa campagne, va au contraire essayer de conquérir les électeurs du centre gauche en ouvrant sa liste à des personnalités toulousaines issues de la gauche, beaucoup de membres de la société civile, avec un programme insuffisamment porté sur les thèmes privilégiés de la droite…. La fédération UMP31, principalement dévouée à l’élection municipale de Toulouse, ne peut aller que dans le sens du Maire candidat. De plus sa campagne sur le terrain démarre assez tardivement … Le résultat du 1er tour laisse à penser que c’est jouable mais, la gauche unifiée qui n’avait jamais réalisé un aussi bon score, se mobilise encore plus pour le 2nd tour, et Pierre Cohen l’emporte de 1200 voix. Dans le reste du département c’est aussi la Bérézina, de nombreuses villes sont remportées par la gauche dès le 1er tour et cette dernière obtient une majorité plus qu’absolue à la Métropole.

C’est dans un contexte assez houleux que se déroulent donc les élections internes à l’UMP31 en décembre 2008. Bien sûr, on reproche la perte de Toulouse à JLM qui s’est porté candidat à la présidence de la fédération, et c’est Christine De Veyrac qui l’emporte. Fin 2008 la droite toulousaine, moribonde, se retrouve donc avec … une centriste à la tête de la fédération. Fin du 2ème acte, début du 3ème.



A la sortie de l’élection interne, JLM est considéré comme un looser, voire un pestiféré, sans aucun avenir politique. Mais c’est mal connaître le personnage : besogneux, travailleur infatigable, pouvant aussi gagner l’ingagnable (souvenez-vous du canton cité plus haut gagné en 1994), il décide de faire de son groupe d’opposition au conseil municipal, son fer de lance pour reconquérir le Capitole en 2014.

Analysant son échec, il comprend que la reconquête de l’électorat de droite est la première des conditions et, pour rendre légitime sa candidature future, il doit reprendre la main sur la fédération dont les élections internes se tiennent en 2010 : recrutement dans son équipe de jeunes adhérents UMP, composition dans toutes les circonscriptions d’une liste pour avoir la majorité au conseil départemental UMP31, et surtout, se retrouvant face à de Veyrac, un programme de droite et vraiment de droite. Les élections se déroulent dans une atmosphère plus que tendue et, au final, se traduisent par une victoire nette de la ligne JLM. Le voilà élu président ! Laurence Arribagé qui a soutenu sa candidature, est nommée Secrétaire départementale. La première des missions est remplie. La fédération UMP31 se retrouve pour la première fois avec une majorité d’anciens RPR à la tête des circonscriptions.

La deuxième mission est de remettre un premier pied au Capitole (malgré un groupe d’opposition dissident qui s’est constitué au CM, mais qui n’ira pas bien loin et se ralliera par la suite de nouveau à JLM) et rien de mieux que les élections législatives de 2012 et la 3ème circonscription retaillée en 2008 par Sarkozy et qui serait favorable à la droite. Soutenant activement la campagne de Nicolas Sarkozy et malgré la défaite de ce dernier, JLM remporte l’élection législative, preuve que, quand on sait parler à l’électorat de droite, celui-ci se déplace en masse dans les urnes. Sa victoire est courte mais dans une France qui a basculé majoritairement à gauche, elle prend encore plus de sens et le lance véritablement dans la course au Capitole pour 2014 , même si les sondages sont favorables à Cohen… Mais bon, on sait ce que sont les sondages….

Du côté de la fédération, on prépare les élections de la Présidence de l’UMP (on ne reviendra pas sur cette malheureuse page de l’histoire de la droite française). On y retrouve les deux camps de l’élection interne : ceux qui étaient majoritairement favorables à JLM soutiennent Copé et les autres Fillon. Le score à l’UMP31 est sans appel en faveur de Copé et de sa ligne de droite décomplexée qui réalise un score de près 70%.

En 2013, comprenant que seul JLM est en capacité de remporter la Mairie en 2014, tout le monde se rallie derrière lui. JLM réussit le tour de force de réunir tous les partis du centre et de droite derrière sa candidature. Dans toutes les villes du département nous réussissons à avoir un candidat affiché UMP et non dissimulé (dont je fais partie à Blagnac) et, là aussi, dans la plupart tous les partis partent ensemble dès le 1er tour. Dans une France qui, en fin 2013, bascule dans une réaction anti-Hollande, le programme porté par les candidats insiste sur les thèmes, tels que la sécurité, la fiscalité, l’urbanisme, qui sont chers à l’électorat de droite. Alors qu’on le donnait perdant encore une semaine avant l’élection, JLM remporte Toulouse, et nous réussissons à conquérir des villes (Cugnaux, Balma, Fenouillet, Pibrac, Saint-Orens, Rieumes), tout en manquant de peu d’autres villes comme Blagnac, qui se joue à moins de 300 voix. Plusieurs jeunes de moins de 35 ans intègrent les conseils municipaux dans plusieurs villes de la Haute-Garonne, grâce notamment à l’excellent travail réalisé par Xavier Spanghéro à la tête des jeunes actifs ces cinq dernières années. Nous avons la majorité à la Métropole, Laurence Arribagé remporte l’élection législative partielle en mai pour remplacer JLM, et aux élections sénatoriales 2 sénateurs de droite sont élus.

C’est ainsi qu’à l’été 2014, au moment je suis nommé délégué de la 1ère circonscription, la situation de la droite toulousaine et haute garonnaise n’a jamais été aussi bonne. La fédération compte plus de 5500 adhérents à jour de cotisation. Les élections départementales, qui ont lieu en mars 2015 (pour lesquelles j’ai été investi sur le canton de Blagnac), nous sont promises. Fin du 3ème acte, début du 4ème .



Mais voilà, alors que nous avions gagné en défendant nos valeurs, en parlant à notre électorat, pour une raison que je ne sais pas encore expliquer aujourd’hui, JLM mais aussi Laurence Arribagé ont amorcé un virage à 180 degrés.

Cela commence avec la mise en place des accords politiques pour les élections départementales, qui n’est pas un scrutin de liste mais un scrutin uninominal avec un homme et une femme. En 2012, je rappelle que François Bayrou, président du MoDem appelle à voter Hollande, ce qui restera une trahison pour le peuple de droite. Eh bien, pour ces élections, on devra faire candidature commune dans certains cantons avec des candidats MoDem. Ca sera le cas pour moi à Blagnac, alors que le MoDem soutenait la candidature de mon adversaire aux municipales six mois auparavant ! La raison invoquée pour ce choix est que nous gagnerons des voix à gauche ! Moi, à ce moment-là, je me posais plutôt la question de savoir combien de voix à droite nous allions perdre ! JLM pensait que ce qu’il avait réussi à Toulouse aux municipales se reproduirait dans tout le département. Mais ce n’est pas la même chose d’avoir deux ou trois MoDem sur une liste de soixante-neuf candidats, noyés dans la masse, que d’appeler des électeurs de droite à voter directement pour un candidat MoDem ! On peut ajouter à cela que le programme imposé à la plupart des cantons était tout, sauf de droite ! Alors qu’on nous promettait le basculement, pour la première fois à droite depuis 1945, du conseil départemental, l’échec en fut plus cuisant : 3 malheureux cantons remportés sur 27, et une élimination dans la majorité des cantons hors Toulouse dès le 1er tour (Blagnac en fait partie !)

Pensant que cet échec nous servirait de leçon, je me suis rendu compte lors du conseil de notre parti, en interpellant JLM sur cette erreur de stratégie, que rien n’avait été appris car la seule réponse que j’ai obtenue, c’est que si c’était à refaire, on referait pareil. Et, justement, on recommence immédiatement la même chose pour les élections régionales qui ont lieu six mois après, nous imposant un candidat inconnu, à qui on a imposé les mêmes accords, et qui au final n’est même pas soutenu sur le terrain par ceux qui l’ont mis en place. J’ai apprécié l’homme, qui est d’une grande intelligence, mais je me demande encore ce qu’il est venu faire dans cette galère !

Mais bon, fin 2015, l’unité du parti et de la fédération sont de mise : pour les élections internes en janvier 2016, seule Laurence Arribagé est candidate et adoubée par JLM. Nous décidons avec d’autres de lui faire confiance sur la stratégie et sur la ligne. La voilà élue et quelques amis et moi sommes réélus dans nos fonctions.

Pour préparer l’alternance promise en 2017 à la droite, nous devons préparer la campagne présidentielle suivie de celle des législatives, avec les candidats proposés par notre fédération à la commission nationale d’investiture LR de Paris. Commence ici le début de la disparition de la droite toulousaine : les candidats ne sont pas choisis pour leurs compétences et le travail accompli depuis plusieurs années sur le terrain. Mais sont désignées des personnes qui ne représentent aucun danger pour les membres de la direction départementale, soucieux avant tout de sauvegarder leur poste, ou d'autres à qui on n'a pas pu donner une place éligible aux élections régionales en 2015, qui s’empresseront une fois battues de quitter le parti vers LREM ou AGIR.

C’est ainsi qu’un tiers des circonscriptions sont données à d’autres partis qui ne représentent pas grand-chose ! On évince Nicolas Bonleux sur la 2, Xavier Spanghero sur la 5, Anne Borriello sur la 6 parce qu’ils ont simplement osé, en interne, porter une autre voix. Viennent par la suite les démissions de notre parti, ou les non renouvellements d’adhésion de nos élus tel que Serban Iclanzan, un des seuls conseillers départementaux, ou Elizabeth Pouchelon figure historique de notre fédération dénonçant la perte des idées de droite , le manque de positionnement, le manque de rassemblement. Car au lieu de chercher à les écouter, à les mettre autour de la table, la présidente et la secrétaire départementale se sont au contraire repliées sur elles-mêmes et ont mis en avant des gens qui n’avaient aucune conviction, aucune idée, à l’image de toutes les nominations qui n’étaient dues qu’à des liens d’amitié !

On ne revient pas sur les primaires de la droite et les élections présidentielles perdues mais il fallait tout faire pour que les candidats LR puissent gagner des circonscriptions. Mais c’est à ce moment-là que JLM signe l’appel à aider Emmanuel Macron dans le redressement du pays. Les élections législatives en juin sont une débâcle, 9 candidats sur 10 sont éliminés dès le 1er tour, et Laurence Arribagé perd la 3ème circonscription, celle qu’on considérait à droite comme imperdable !

A la suite de ces élections, vus les résultats obtenus, nous nous attendions à une véritable prise de conscience, à un véritable changement, à des prises de décision … Mais encore une fois, on a fermé les yeux. Nous avons par conséquent décidé avec quelques amis de quitter nos fonctions au sein de la fédération parce que nous ne pouvions plus cautionner cette ligne. Une ligne, qui malgré les échecs répétés depuis les élections victorieuses de 2014 et le changement de stratégie et d’alliances, ne changerait pas, mais qui, pire encore, s'amplifiera malheureusement encore à l’approche des municipales de 2020. Au niveau de LR31, pour la première fois pour des élections municipales aucun comité départemental n’est organisé pour investir des candidats en Haute-Garonne, aucune tête de liste n’affichera nos couleurs, jusqu’à notre secrétaire départementale elle-même à l’Union. Pire encore, une cadre de la fédération désignée à l’origine tête de liste d’une des villes les plus importantes démissionne de sa fonction jusqu’à rendre sa carte pour se rallier au Maire sortant de gauche ! A Toulouse la moitié des candidats LR qui sont dans la liste de JLM n’ont jamais été vus au sein de la fédération. Et le « phénomène de mode » de l’écologie à tout va rattrape notre candidat qui fait l’inverse de ce qu’il avait fait six ans plus tôt, ne parle que des préoccupations de ceux qu’on surnomme les « bobos de gauche », et passe du « bleu de droite » au « vert de l’écolo» !

Même si l’abstention record due à la peur face au Coronavirus a amplifié l’ampleur de nos mauvais résultats, il ne faut pas se cacher derrière cette interprétation très partielle d’un score décevant. Si l’électorat de droite ne s’est pas déplacé dans toutes les villes de la Métropole , c’est aussi lié aux lignes défendues depuis six ans qui fait que nous nous sommes coupés de notre électorat. Ne pas l’admettre, c’est le risque de partir à nouveau à l’échec aux futures élections municipales qui ont de grandes chances d’être finalement rejouées pour tous. Servons-nous de ces résultats comme match d’entraînement sans conséquence et faisons tout pour gagner, rectifier la ligne, le discours et le programme, sinon la désillusion va être énorme car, cette fois, nous n’aurons plus rien.



La morale de cette histoire est simple : quand nous avons affirmé nos valeurs, quand nous n’avons pas eu peur d’afficher nos convictions de droite, c’est alors que nous avons obtenu les meilleurs résultats possibles, que nous avons remporté de nombreuses indiscutables victoires, toutes élections confondues. Certes nous n’avions pas tout gagné mais, quand nous perdions, nous restions proches de la victoire.

Mais dès lors que nous éloignons de ce que nous sommes, nos électeurs sont sans pitié et nous le font comprendre.


La droite républicaine et ses valeurs n’attendent qu’une chose : qu’on les représente !

par Arthur de Watrigant 5 avril 2026
"La loi du milieu" un éditorial d'Arthur de Watrigant dans le dernier numéro de "L'incorrect" https://lincorrect.org/editorial-darthur-de-watrigant-la-loi-du-milieu/ Rachida Dati a perdu, Patrick Cohen jubile sur France Inter. Il n’a pas tort ce lundi 23 mars au matin. Toutes les planètes étaient alignées, des retraits de listes à la réforme du scrutin qui l’inquiétait quelques mois plus tôt, comme nous le révélions dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Legrand-Cohen. Mais voilà, la sentence est tombée, l’ex-ministre de la Culture ne siègera pas rue de Rivoli. Pour service rendu (sic), le château de Versailles lui ouvre ses portes, il y a pire comme antichambre pour attendre les procès. Emmanuel Grégoire peut souffler. L’affaire ignoble du réseau pédocriminel dans le périscolaire parisien ne l’a pas affecté. Il annonce l’avenir en grande pompe : toujours plus de HLM, et le paradis des LGBT. La cohabitation s’annonce rock’n’roll. Mais Paris n’est pas la France, et les municipales ne sont pas une élection nationale. Tirer des conclusions pour 2027 s’avère périlleux. En revanche, la carte est limpide. Les grandes métropoles à la gauche et aux progressistes ; le reste aux autres. Le fossé entre les Français et les élites s’agrandit. Bientôt, ils ne se croiseront plus du tout. Il est des pouvoirs d’autant plus sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne se reconnaissent plus comme tels. Ils se croient naturels. Ils ne s’imposent pas : ils vont de soi. Depuis longtemps, l’audiovisuel public français exerce ce magistère feutré. Il ne gouverne pas le pays ; il en administre le récit. C’est un sanctuaire moderne qui voit une caste se contempler sous les traits de l’universel. C’est tout le privilège des cléricatures tardives : elles parlent au nom de tous depuis leur nombril. Rien, d’ailleurs, n’est tout à fait caché. Les connivences, les indulgences, les enthousiasmes comme les répulsions composent un paysage si connu qu’il en devient presque invisible. « Avec Patrick, on fait ce qu’il faut pour Dati », affirmait Thomas Legrand pour rassurer les socialistes. Les petites phrases ont parfois cette vertu de condenser un régime. C’est un monde qui a ses rites. Il aime particulièrement les cérémonies funèbres, qui permettent de travestir le bilan en élégie, surtout dès qu’un socialiste tombe. Jack Lang ? « Le plus grand ministre de la Culture de la ve ». Jospin ? « Le meilleur Premier ministre de la ve ». On a la canonisation aussi généreuse que l’excommunication sur France Inter. Mais les 35 heures n’existent pas au Purgatoire. Et puis survient parfois un grain de sable dans cette belle mécanique de l’innocence. Les Rayons et les Ombres, le film magistral de Xavier Giannoli. En choisissant Jean Luchaire pour raconter la collaboration, le cinéaste touche juste : il rappelle que les trahisons ne sont pas l’apanage d’un camp et naissent aussi dans les salons, les rédactions, les consciences raffinées et… à gauche. Soudain, le récit se trouble : quoi, la gauche n’est pas immunisée contre le mal ? Heureusement, des experts volent à la rescousse : l’historien Laurent Joly – qui, il y a un an, appelait à voter contre le RN en toute neutralité et tentait de liquider Jean-Yves Camus la veille dans Le Monde – est convoqué sur France 5 pour affirmer que « Luchaire est une anomalie ». Ça en fait tout de même un paquet… D’ailleurs quelques villes gagnées par LFI, au Blanc-Mesnil et ailleurs, refoulaient des odeurs d’épuration le jour d’intronisation des nouveaux maires. Certains avaient prévenu, mais par crainte de guerre civile, on a préféré leur agrafer une étiquette de facho sur la tronche. La paix vaut bien tous les renoncements. S’il y en a un qui ne renonce pas, c’est bien Charles Alloncle. Le jeune député et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’apprête à rendre ses conclusions. Elles ne seront peut-être jamais publiées, et toutes les preuves peuvent disparaître. Il suffit d’un vote. Ses adversaires le savent. Ils ont tout essayé : corruption, menaces, diffamation, des plus hautes sphères du privé jusqu’au perchoir de l’Assemblée. Rien n’y fait, Alloncle ne flanche pas. Il accuse. Le scandale est immense. Tentaculaire. Quant au pluralisme, il fait pâle figure face au système mafieux. Un système qui absout les siens et condamne les autres. Un monde qui se croit encore le centre alors qu’il n’est plus qu’un milieu.
par Maxime Duclos 26 mars 2026
Depuis quelques années, l’Allemagne a engagé un tournant stratégique majeur. Longtemps critiquée pour la faiblesse relative de son effort militaire, elle opère aujourd’hui un réarmement rapide et assumé, notamment au sein de son armée de terre, la Heer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un budget de défense passé d’environ 44 milliards d’euros en 2020 à près de 79 milliards en 2025, avec des projections dépassant les 100 milliards si l’on intègre les enveloppes exceptionnelles engagées depuis 2022. Officiellement, cette montée en puissance s’inscrit dans le contexte du conflit russo- ukrainien et dans une volonté de renforcer la sécurité européenne. Cet argument est recevable. L’environnement stratégique s’est dégradé, et il est logique que les États européens cherchent à combler leurs lacunes militaires. L’Allemagne, première puissance économique du continent, ne pouvait durablement rester en retrait. Mais au-delà de cette lecture immédiate, une question demeure : jusqu’où ira ce réarmement, et dans quel but réel s’inscrit-il à long terme ? Les ambitions affichées sont considérables. La modernisation de l’équipement de la Heer, avec une montée en puissance massive des chars Léopard, des véhicules blindés, de l’artillerie, des systèmes antiaériens et des drones, traduit une volonté claire : disposer d’une armée complète, robuste et projetable. L’objectif implicite, parfois évoqué dans certains cercles, de faire de l’armée allemande la première force terrestre d’Europe, marque une rupture stratégique profonde. Certes, l’Allemagne est aujourd’hui un allié, au sein de structures communes comme l’OTAN et l’Union européenne, un allié qui collabore étroitement avec le gouvernement et l’industrie française. Des projets de développement commun sont en cours dans le secteur de la défense et de la BITD (Base industrielle et technologique de défense), notamment le projet SCAF (Système de combat aérien du futur), qui prévoit d’ici 2040 de développer un nouvel avion de chasse destiné à remplacer le Rafale et l’Eurofighter. Le MGCS (Main Ground Combat System) est le futur système de combat terrestre destiné à remplacer les chars Leclerc français et Léopard 2 allemands vers 2040. Le projet MAWS (Maritime Airborne Warfare System) est une coopération lancée par une lettre d’intention franco-allemande en 2018 pour concevoir une capacité européenne de patrouille maritime et de lutte ASM (anti-sous-marine). Mais l’histoire enseigne une réalité simple : les alliances évoluent au gré des intérêts nationaux. Cette histoire européenne ne peut être écartée d’un revers de main. Les conflits passés, de la guerre de 1870 sous Otto von Bismarck et Napoléon III jusqu’aux deux guerres mondiales, ont façonné un équilibre fondé sur la méfiance autant que sur la coopération. Pendant des décennies, cet équilibre s’est traduit non pas par des plafonds juridiques stricts, mais par une forme de retenue politique et stratégique propre à l’Allemagne. Sans être formalisées comme après 1945, certaines limites existaient de facto : sous- investissement militaire, armée réduite et culture de réserve héritée de l’histoire. Le tournant opéré depuis 2022 marque une rupture : sous l’effet du conflit russo-ukrainien, ces freins politiques et historiques ont été levés, ouvrant la voie à un réarmement rapide et massif, notamment à travers un fonds exceptionnel de 100 milliards d’euros. C’est ici que doit s’exprimer une position claire. Oui, l’Allemagne a le droit d’assurer sa défense et de participer à la sécurité du continent. Mais elle ne peut pas être considérée comme un État militaire « comme les autres ». Son histoire militaire au XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux majeurs et des dizaines de millions de morts, impose une responsabilité particulière. Je pense en particulier aux propos de Monsieur Thierry Berthier, enseignant-chercheur au Centre de recherche Saint-Cyr et directeur scientifique de la Fédération professionnelle européenne des drones de sécurité. Sa recommandation pose question : « L’Allemagne pourrait s’engager à son tour dans le développement de sa propre dissuasion nucléaire, avec un soutien technologique franco-britannique. » Bien entendu, cette phrase vient compléter une analyse plus large sur le réarmement de l’Europe. Mais de tels propos peuvent inquiéter. Sommes-nous aujourd’hui réellement prêts, nous Européens, mais Français avant tout, à accompagner le développement de la dissuasion nucléaire allemande ? Il est permis d’en douter. Ignorer cette réalité au nom d’une lecture purement contemporaine serait une faute stratégique. Le réarmement allemand ne doit pas être refusé, mais il doit être encadré, transparent et politiquement assumé au niveau européen. Il ne peut se faire sans débat, sans limites et sans vigilance. Car l’histoire montre que les dynamiques de puissance, une fois enclenchées, échappent parfois à ceux qui les initient. Le véritable danger ne réside pas dans le réarmement en lui-même, mais dans l’oubli des leçons de l’histoire et dans l’absence de cadre politique clair. À long terme, ce type de transformation stratégique peut redéfinir les équilibres européens. Et si aujourd’hui personne ne peut sérieusement envisager une confrontation, il serait irresponsable d’écarter toute dérive future par principe. La lucidité impose donc une ligne simple : coopérer avec l’Allemagne, mais sans naïveté ; accompagner son réarmement, mais en fixant des exigences claires à l’échelle européenne. Car en matière de puissance militaire, l’histoire européenne a déjà montré que les équilibres ne sont jamais définitivement acquis.
par Renaud Girard dans FigaroVox 25 mars 2026
Une tribune très instructive de Renaud Girard dans FigaroVox sur l'Iran: https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-les-trois-erreurs-strategiques-de-la-theocratie-iranienne-20260303 CHRONIQUE - En bombardant les pétromonarchies du Golfe, les ayatollahs ont ajouté à leur idéologie obscurantiste une imbécillité stratégique. Au pouvoir à Téhéran depuis 47 ans, la théocratie chiite iranienne n’a jamais paru aussi faible. Elle est à la fois contestée de l’intérieur et attaquée de l’extérieur. À découvrir Intérieurement, elle a perdu tout soutien auprès des classes moyennes éduquées, depuis qu’elle a réprimé dans le sang, le 8 janvier 2026, les manifestations populaires contre la vie chère et la mauvaise gestion économique du gouvernement. Passer la publicité Extérieurement, elle est attaquée, depuis le 28 février 2026, par les deux plus grandes puissances militaires présentes au Moyen-Orient, à savoir les États-Unis d’Amérique et Israël. Son chef quasi-sacré, l’ayatollah Khamenei, a été tué, dès le début de la guerre par un missile de Tsahal, qui a montré, une fois de plus, son talent à recueillir des renseignements fiables en territoire ennemi et à y effectuer des frappes précises au mètre près. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes Les Américains et les Israéliens n’ont pas caché que leur guerre visait à obtenir un changement de régime. Y parviendront-ils ? Cela dépendra de leur volonté ou non de prendre des risques supplémentaires, y compris sous la forme de commandos de forces spéciales à terre. Mais, à Washington comme à Jérusalem, on sait qu’une situation aussi favorable ne se reproduira pas en Iran avant très longtemps. C’est le moment ou jamais pour renverser le gouvernement islamique à Téhéran. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes. Le problème le plus difficile aujourd’hui est celui du choix d’un bon pouvoir de transition pour remplacer celui des ayatollahs. Les Américains ont-ils en tête une personnalité iranienne qui pourrait jouer le rôle que joue la nouvelle présidente Delcy Rodriguez au Venezuela ? Sont-ils prêts à présider une transformation encore plus profonde des institutions iraniennes ? Songent-ils à confier la gestion des affaires courantes à l’armée régulière iranienne ? La question du pouvoir de transition à Téhéran devrait préoccuper la Maison-Blanche bien davantage que le gouvernement de Jérusalem. Benyamin Netanyahou a déjà eu son succès, en décapitant un régime qui affirmait publiquement vouloir « effacer Israël de la carte » du Moyen-Orient. Pour Donald Trump, l’affaire est plus compliquée. Il faut qu’il obtienne, à l’issue de son expédition militaire, un Iran à la fois stable et aligné sur les intérêts américains. Si tel n’était pas le cas, le 47e président des États-Unis aborderait l’automne et la campagne pour les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 dans les pires conditions. Car le Parti démocrate se ferait fort de le traiter de parjure, lui qui avait solennellement promis aux électeurs américains qu’il ne commencerait jamais de guerre. À lire aussi Attaque en Iran : le régime des mollahs s’active pour organiser la succession et contredire le scénario de son effondrement Trump s’est engagé dans une très grosse partie de poker internationale. Force est de constater qu’elle a bien commencé pour lui. Mais elle est loin d’être terminée. Un gros joueur ne peut se juger que sur ses gains, lorsqu’il est dans l’avion qui décolle de Las Vegas. Trump n’est pas encore dans cette situation. C’est maintenant qu’il devra jouer très finement, en surfant sur son avantage. La théocratie iranienne est dans une situation aux antipodes de celle des gouvernements américain et israélien. Elle est dans un état de grande faiblesse. Elle est proche du point de rupture. Comment en est-elle venue là ? En 2003, elle était pourtant dans une situation solide. Intérieurement, le pouvoir religieux suprême ne s’était pas opposé à l’élection d’un président réformateur, le populaire Mohammad Khatami, élu en 1997, et réélu en 2001. Extérieurement, l’Amérique lui avait fait un cadeau en or en Irak sans le vouloir, en y renversant le pouvoir sunnite de Saddam Hussein, pour le remplacer par un pouvoir chiite proche de Téhéran. Au lieu de profiter intelligemment d’une situation aussi favorable, l’ayatollah Khamenei a commis trois fautes stratégiques lourdes. Au lieu de saisir l’occasion de la difficile Administration américaine de la Mésopotamie pour aider les Américains et se réconcilier avec eux, l’ayatollah Khamenei a été saisi par la démesure. En 2005, son pouvoir s’en prend verbalement à Israël et organise des forums révisionnistes à Téhéran, prétendant que l’Occident a beaucoup exagéré le nombre des victimes de la Shoah, etc. En 2006, par défaut de contrôle de son vassal libanais, Téhéran laisse le Hezbollah attaquer physiquement le territoire israélien internationalement reconnu. La réplique israélienne sera maladroite et inachevée. À lire aussi Frappé au cœur, le régime iranien met le feu au Moyen-Orient La première erreur stratégique fut d’avoir pris de la maladresse pour de la faiblesse. Israël n’est pas un pays faible. C’est une nation riche, industrieuse, très déterminée à se défendre. En menaçant directement Israël, la théocratie iranienne s’est imprudemment attaquée à plus fort qu’elle. Elle a fini par perdre. Lorsque Trump est revenu au pouvoir au début de 2025, elle aurait dû se méfier et faire d’immédiates concessions, comme reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans ses frontières de 1966, et renoncer à enrichir l’uranium au-delà de 4 %, qui est le taux requis pour la production d’électricité. La seconde erreur stratégique fut d’avoir privilégié la coûteuse constitution militaro-politique d’un axe chiite au Moyen-Orient (Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Sanaa) à la satisfaction des besoins économiques essentiels d’une population iranienne jeune et en pleine expansion démographique. La puissance d’un pays est une affaire intérieure bien davantage qu’une affaire extérieure. Vous n’êtes jamais puissants si vous avez la population contre vous. La troisième erreur stratégique vient d’être commise. Pourquoi l’Iran s’est-il mis à bombarder les pétromonarchies du Golfe, lesquelles avaient tout fait pour persuader Trump de ne pas se lancer dans la guerre ? N’aurait-il pas été plus intelligent de n’attaquer aucun État sunnite, de concentrer tous ses tirs contre Israël, et de tenter de soulever l’oumma des musulmans contre les « diables » sionistes ? À leur idéologie obscurantiste, les ayatollahs ont ajouté, pour leur perte, leur imbécillité stratégique.
par Maxime Duclos 19 février 2026
Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !
par Maxime Duclos 30 janvier 2026
Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.
par Lignes Droites 10 janvier 2026
Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.
par Nicole Doro 3 janvier 2026
Une nouvelle agression au couteau, dans le métro parisien, a failli faire 3 nouvelles victimes. L’agresseur ? Comme d’habitude un étranger (malien), comme d’habitude sous OQTF, comme d’habitude déjà condamné pour le même type d’agression... Le triste quotidien aujourd’hui, en France. Mais si ce énième drame a pu se produire, c’est « grâce » (si vous me permettez cette locution...) aux « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont, le 7 août dernier et à une voix près, censuré l’allongement de la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux alors que le texte avait été adopté par les députés quelques semaines plus tôt. Cette voix, c’est celle du président, Richard Ferrand, qui a ainsi fait pencher la balance. Mesdemoiselles, à votre sortie de l’hôpital, j’espère que vous vous fendrez d’une lettre de remerciement ! Que voulez-vous Mesdemoiselles, chez les socialistes, l’idéologie est plus forte que tout ! Plus forte que la réalité de notre société, qu’ils refusent de voir, plus forte que la sécurité d’une nation et de ses habitants, dont ils n’ont que faire, plus forte que l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds à chaque nouvelle agression ! Les étrangers, c’est leur ADN aux gens de gauche, fussent-ils délinquants, violeurs, agresseurs, ils sont, comme le disait si bien feu leur gourou Mitterrand « chez eux chez nous ». Et bien moi, petite fille d’immigrés italiens, venus comme tant d’autres trouver du travail en France à l’aube du XXème siècle, ayant pour s’intégrer francisé les prénoms de leurs 8 enfants, n’ayant jamais bénéficie de quelques avantages que ce soit, moi je refuse de voir mon pays sombrer dans un aveuglement dévastateur ! Non, Messieurs les sages, vous ne l’êtes plus ! Vous avez du sang sur les mains. Vous n’avez même plus cette once de bon sens, dont le vieux Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » et qui pourtant vous ouvrirait les yeux sur ce qui s’appelle le réel ! Au bord du précipice, vous continuez d’avancer, aveuglés par une idéologie surannée que vous refusez de remettre en question. Béni sera le jour où cette instance suprême que devrait être le Conseil Constitutionnel sera dirigée par de vrai sages, qui placeront la sécurité de la France et des français au-delà de tout. Nicole DORO
par Le Bureau de Lignes Droites 31 3 janvier 2026
Chers amis, Nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année, à vous-mêmes ainsi qu’à vos proches. L’espoir est bien là malgré la criticité de notre situation ! Notre pays, la France, traverse la situation la plus difficile qu’il ait connue depuis les années trente et quarante: les finances de l’Etat sont hors de contrôle, la sécurité a déserté l’espace public, les frontières ne nous protègent plus, on nous oblige à accueillir les détraqués du monde entier et on s’interdit de les empêcher de nuire, le communautarisme triomphe, le citoyen qui essaie de défendre honnêtement son pays est désavoué au profit de l’immigrant illégal qui prétend détruire notre civilisation, l’hôpital n’est plus en mesure de soigner, l’école n’est plus en mesure d’éduquer. La caste au pouvoir a renversé les valeurs qui ont fondé notre démocratie : l’impunité règne, des privilèges ont été instaurés pour les minorités, l’oisiveté prévaut sur le mérite, les droits surclassent les devoirs, la fureur de la déconstruction et de la haine de soi l’emporte sur l’amour de la patrie et sur le respect pour les générations qui ont fait de la France le superbe pays qu’il est aujourd’hui. Les chars sont envoyés face aux agriculteurs –qui pourtant s’agenouillent devant la Marseillaise- alors que les dealers, les délinquants et les casseurs hurlent publiquement leurs insultes contre la France et, pour les quelques-uns d’entre eux qui sont arrêtés, sont condamnés à des peines dérisoires et libérés le lendemain de leur arrestation. Quatorze ans de progressisme enragé -cinq ans de hollandisme et neuf ans de macronisme- ont fait leur œuvre de destruction. François Hollande a eu la décence de ne pas se présenter à un second mandat à la présidence de la République. Emmanuel Macron aura-t’il à son tour le jugement nécessaire pour mettre fin à la spirale de folie qui engloutit la France, soit en démissionnant, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale ? Car l’espoir est là ! Le peuple français, longtemps victime des formateurs d'opinion soixante-huitards qui lui ont imposé l'idéologie diversitaire et permissive pendant près de soixante ans, reprend sa liberté de penser. Le moment arrive où notre peuple portera aux responsabilités des dirigeants respectueux de nos traditions, de ceux qui produisent, de ceux qui nous nourrissent, de ceux qui travaillent, de ceux qui respectent la loi, de ceux qui vivent leur foi dans leur espace privé sans en faire une revendication ni une provocation sociétale permanente. La volonté éclate partout chez notre peuple de rétablir l’ordre et l’autorité, de rendre sa noblesse au mérite, de replacer l’intérêt général au coeur des décisions, de mettre fin à la foire aux privilèges, de reprendre le contrôle de nos finances publiques, de ne plus tolérer l’entrisme religieux ni communautariste. C’est en installant la droite au pouvoir que nous répondrons à ces aspirations. Nous Lignes Droites 31 oeuvrons pour que la droite revienne aux responsabilités – et pour qu’elle s’unisse afin d’y accéder, car si elle en été écartée dans le passé, c’est à cause de son incapacité à s’unir. Les élections municipales de mars 2026 seront la première occasion d’élire des dirigeants de droite et de mettre un terme à cette spirale de folie. Dans chaque commune de Haute-Garonne où cela sera possible, Lignes Droites 31 soutiendra la liste d’union des droites : nous soutiendrons les listes qui sont déjà en préparation à Blagnac, à Launaguet, à Muret, à Tournefeuille et à Toulouse. A mesure que d’autres listes d’union des droites se formeront dans d’autres communes, nous leur apporterons notre aide également. Nous sommes impatients de mener ce combat à vos côtés pour le redressement notre pays ! Bien cordialement, Le Bureau de Lignes Droites 31
par Eric Duprix (Radio Présence) 7 décembre 2025
Nicolas Bonleux était l'invité cette semaine d'Eric Duprix dans l'émission "La mêlée de l'info" sur Radio Présence avec Monique Iborra (ex-députée de la Haute-Garonne) et Julien Klotz, conseiller départemental de la Haute-Garonne. L'émission peut être réécouté en replay ici : https://www.radiopresence.com/emissions/information/regionale/la-melee-de-l-info/article/la-melee-de-l-info-du-05-dec-120177
par Maxime Duclos 25 novembre 2025
Une tribune d'un de nos fidèle adhérents, Maxime Duclos : La situation politique actuelle ressemble à un champ de ruines. Emmanuel Macron, président de la République, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Selon les derniers sondages, près de deux Français sur trois souhaitent sa démission. Un président rejeté par une majorité du pays, isolé politiquement, et désormais prisonnier de ses propres manœuvres. Tout remonte à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. En activant l’article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron pensait reprendre la main, créer une nouvelle dynamique et affaiblir ses opposants. En réalité, il a plongé la France dans une crise démocratique sans précédent. L’Assemblée est devenue ingouvernable, les forces politiques s’entre-déchirent, aucun compromis n’est possible. La majorité relative est devenue synonyme d’impuissance. E. Macron croyait sans doute que l’instabilité pousserait les Français à se lasser des partis d’opposition, à réclamer un retour à l’ordre et à son autorité. Mais le calcul s’est retourné contre lui. Les Français ne croient plus à ses équilibres précaires, ils en ont assez des manœuvres et des discours creux. Le pouvoir s’est vidé de sens, et l’Élysée s’est transformé en forteresse assiégée. L’épisode S. Lecornu en est la parfaite illustration. Lundi 6 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission, conscient qu’il allait droit vers une motion de censure. Dans un réflexe de survie, Emmanuel Macron lui a demandé de rester encore quarante-huit heures, le temps de tenter l’impossible : trouver un accord entre des forces irréconciliables. Une manœuvre de plus pour gagner du temps. Pendant ce temps-là, le pays s’enlise, et le président se tait. Là où il aurait dû parler, rassurer, agir, il reste muet. Autour de lui, le cercle se fissure. Ses plus proches alliés prennent leurs distances. Édouard Philippe l’invite à envisager la démission, Gabriel Attal trace sa route en solo, conscient que le macronisme vit ses dernières heures. Même son propre camp prépare déjà l’après. Ce silence présidentiel est celui d’un homme seul, coupé du réel, persuadé encore d’incarner la solution alors qu’il est devenu le problème. Politiquement, toutes les options sont dans l’impasse. Un Premier ministre de gauche serait immédiatement censuré. Un maintien de S. Lecornu ne ferait que prolonger l’agonie. Les oppositions, qu’elles soient du Rassemblement national ou du Nouveau Front populaire, ont déjà prévenu : aucune confiance, aucune alliance. La dissolution du Parlement, en revanche, apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce chaos institutionnel, une certitude émerge. Sans union des droites, rien ne changera. Si les Républicains, si Reconquête, si Identité Liberté, Debout la France etc... persistent dans leur isolement, la responsabilité nous incombera entièrement. Pas à Macron, pas à la gauche, à nous. Marion Maréchal a déjà fait part de sa volonté d’une union des droites, mais tiendra-t-elle parole ? Est-ce un coup de com’ pour remonter dans les sondages et satisfaire la grande majorité de la demande des Français ? L’avenir nous le dira. Les sondages sont clairs : 52% des Français appellent de leurs vœux une coalition conservatrice et patriotique. Chez les électeurs de droite, c’est encore plus massif : 88% des sympathisants RN, 82% des LR, 100% des zemmouristes veulent cette alliance. 100% ! Imaginez : même si E. Zemmour refuse, toute sa base ira voir ailleurs. Mais si par fierté, par calcul personnel ou par peur de perdre un ego, ces partis refusent de suivre l’exemple d’Éric Ciotti qui, lui, a quitté Les Républicains pour bâtir une alliance réelle avec le RN, alors oui : nous serons responsables. Responsables de laisser la Macronie s’accrocher, responsables de laisser la gauche revenir, responsables d’une Assemblée ingouvernable et d’un pays qui s’enlise. À ce jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu réussi de peu à se maintenir à son poste, la récente motion de censure ayant échoué pour 18 voix. Le Président le sait, le Parlement également et les Français, bien entendu, s'attendent à la chute du Premier ministre dans les mois à venir ; ce n'est plus qu'une question de temps. L'alliance honteuse, faite de fausses promesses tenues lors du discours de politique générale de Sébastien Lecornu, entre les Socialistes et Les Républicains restera gravée dans l'histoire. Ils devront en assumer les conséquences. Mais cette alliance reste éphémère et fragile : 18 voix manquantes peuvent vite apporter leur soutien à la censure et la faire adopter. S'en suivra, je le pense sincèrement, au minimum une dissolution de l'Assemblée nationale et, si cela arrive, la Droite aura la lourde charge d'être responsable du destin de la France. La Droite ne pourra pas trouver d'excuses : ce ne sera ni la Gauche, ni le Centre qui sera responsable du nombre de sièges que la Droite obtiendra, car tout le monde est conscient que si l'union des droites est fonctionnelle, alors aucune alliance centro-gauchiste ne pourra arrêter ce raz-de-marée populaire et patriote. Dans le chaos actuel et face à l'attente claire des Français, les responsables politique de droite doivent dépasser leurs divergences personnelles et s'unir sans délai, non par intérêt partisan, mais par devoir envers le destin de la France.