Deuxième Tour– Deuxième Chance
Deuxième Tour – Deuxième Chance
Ainsi, le deuxième tour des élections municipales est fixé au 28 juin. Ce report du deuxième tour constitue sans conteste une chance inespérée pour Jean-Luc Moudenc, tant les résultats du premier tour à Toulouse le condamnaient à une défaite certaine si le deuxième tour avait eu lieu à la date prévue.
En effet, lors du premier tour du 15 mars, la gauche s’est mobilisée. Ses trois candidats ont obtenu 52% des suffrages. Les électeurs de droite, eux, ne sont pas venus voter ; au total les trois candidats de droite ont réuni 42% des suffrages, dont 36% pour le seul Jean-Luc Moudenc.
Notre analyse est que Jean-Luc Moudenc, pourtant candidat naturel de la droite, n’a en réalité pas convaincu les électeurs de droite, car ni sa liste –à de très rares exceptions près-, ni son projet –mis à part le point, certes essentiel, de la sécurité- ne reflétaient les aspirations des électeurs de droite.
Le report du deuxième tour fournit à Jean-Luc Moudenc une occasion inédite d’ajuster le tir de manière à convaincre les électeurs de droite. S’il consent à mettre de côté les thématiques en vogue dans la bien-pensance du moment pour se focaliser sur les sujets qui comptent vraiment aux yeux de ces électeurs –relance économique de court-terme, édification d’une stratégie de croissance de long-terme, réduction des trafics en tous genres, lutte contre les squatteurs, amélioration de la propreté, lutte contre la mendicité,.. – alors il donnera le signal au peuple de droite de venir aux urnes.
Nous le souhaitons de tout notre cœur. Car, outre que le bilan du mandat qui s'achève nous paraît largement positif -en particulier si on le compare au désastre du mandat précédent de Pierre Cohen-, nous ne doutons pas que Jean-Luc Moudenc est un homme qui partage les valeurs de la droite. Même si sa liste et son projet de premier tour peuvent avoir semé la confusion, nous savons que, s’il est aux affaires, il prendra les décisions importantes à l’aune des valeurs fortes qui sont les nôtres.
Son adversaire Antoine Maurice est, lui, mû par les idéologies des écologistes extrémistes et de l’ultra-gauche. S’il devait accéder aux responsabilités, Toulouse serait gérée selon l’obscur dogmatisme hérité de Mai 68. Ainsi par idéologie, ses amis et lui se complairaient à opposer l'environnement à l'être humain, et donneraient toujours la préférence au délinquant sur la victime, à l’immigrant illégal sur celui qui respecte nos lois, au contestataire perpétuel sur celui qui travaille dur pour assurer un avenir digne à sa famille, au provocateur religieux fanatique sur celui qui s’astreint à faire vivre la laïcité.
Nous ne voulons pas de cette idéologie pour Toulouse !










