Jeux de guerre
Jeux de guerre
En mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu Président de la République et choisit François Fillon pour conduire son gouvernement. Ce choix, malgré la qualité de l’attelage ainsi constitué, sera véritablement le point de départ d’une lente descente aux enfers pour la droite française qui n’aura de cesse de se confronter à une lutte fratricide entre ses protagonistes. Le couple Sarkozy-Fillon va finalement exacerber une cacophonie idéologique alors que pourtant, 2007-2008 était une période charnière marquée par une grave crise financière que Nicolas Sarkozy a su maîtriser et qui indéniablement fera de lui un chef de fil reconnu, combattif et rassembleur. Les années de présidence qui ont suivi auraient dû être les révélatrices du fait que sans la droite, notre pays n’aurait pas pu se relever d’une telle crise. Au lieu de cela, on retiendra de ce quinquennat ces jeux de guerre internes qui aboutiront à l’élection de François Hollande puis à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.
Les années « de haine et d’apocalypse » (2007-2017) qui ont conduit à cette situation, sont décrites dans les 2 ouvrages de Gérard Davet et Fabrice Lhomme* qui racontent tel un roman tragique comment la droite a été assommée, à travers les mésententes et combats de l’ombre. Chaque sympathisant de droite, mais aussi chacun de nos représentants, devraient lire cette « histoire secrète de la droite française » et faire se réveiller notre parti une bonne fois pour toutes afin de se relancer tous ensemble dans un engagement constructif !
On ne peut pas continuer en vain à s’appuyer sur un espoir de retour de Nicolas Sarkozy pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Et d’ailleurs, pourquoi personne d’autre que lui ne fait plus rêver au sein de la droite ? On doit se poser cette question fondamentale. Mais on doit surtout retrouver la confiance en nos valeurs et nos idées et une nouvelle tête de pont qui réunira les troupes se révèlera naturellement.
Malheureusement, les élections municipales ont sonné le glas pour bon nombre de nos candidats qui justement se sont perdus dans le trouble idéologique semé par Emmanuel Macron. Alors que son monde nouveau est à bout de souffle, marqué par le mouvement des gilets jaunes et des réformes insensées, et que la crise économique qui attend notre pays est sans précédent, la droite doit refonder son action autour d’une colonne vertébrale solide sans se fourvoyer dans toutes les directions, faisant ainsi le bonheur de ses opposants et des extrémistes de tous bords, et déstabilisant son électorat.
Réveillons-nous et cela dès maintenant pour le second tour des élections municipales – il est encore temps –, au risque de nous éparpiller à nouveau dans les mois et les années à venir. La droite a plus que jamais sa place dans le paysage de France et est la seule à pouvoir, comme en 2008, nous faire sortir la tête haute de la crise mondiale qui nous fait face.
*La Haine – Les années Sarko (mai 2019) ; Apocalypse – Les années Fillon (janvier 2020)










