Et le nouveau projet pour Toulouse ?
Et le nouveau projet pour Toulouse ?
La campagne municipale de deuxième tour vient de commencer.
L’évènement de ce début de campagne à Toulouse, qui n’est pas à sous-estimer, est le retrait de Nadia Pellefigue, qui a permis l'union de fait de la gauche. Jean-Luc Moudenc tente de l’exploiter à son avantage en appelant les électeurs de Nadia Pellefigue les plus modérés à voter pour lui, et à prendre ainsi leurs distances avec les positions extrêmistes d’Antoine Maurice. Cependant ne nous y trompons pas : l’électorat naturel de Jean-Luc Moudenc est l’électorat de droite. C’est cet électorat auquel Jean-Luc Moudenc devra sa victoire ou sa défaite.
Tout se passe comme si l’intégralité des efforts de campagne de l’équipe de Jean-Luc Moudenc était focalisée sur la mise en exergue de l’infréquentabilité de son adversaire Antoine Maurice. Nous partageons bien sûr la position que la victoire d’Antoine Maurice serait un désastre pour Toulouse. Mais à force de ne parler que son adversaire, de jouer sur la peur , tout cela peut se retourner contre lui.
Ce fut le cas en 1981 pour Giscard qui sur la fin de campagne ne parlait que la menace des « chars communistes sur la place de la Concorde »( que l’on peut comparer à la menace des « Gilets Jaunes aux portes du Capitole ») avec le résultat que l’on connait. L’électorat de gauche à force de se faire dénigrer peut se mobiliser encore plus pour aller voter et nous savons qu’a Toulouse une des conditions de la victoire c’est que cet électorat là reste à la maison.
Nous ne devons pas oublier aussi qu’en premier lieu, pour convaincre notre électorat, le seul argument qui portera, le seul argument qui fera basculer ceux qui ont jusqu’ici hésité à son sujet, sera la pertinence du projet. Il est donc urgent de dévoiler le projet ajusté de deuxième tour. Si Jean-Luc Moudenc a adopté des positions claires et convaincantes sur la sécurité, sur la relance de l’emploi et sur la santé, il n’a qu’effleuré à ce stade les autres sujets qui sont prioritaires à nos yeux.
Il est urgent de montrer aux Toulousains que notre futur maire s’emparera des sujets structurants que sont la lutte contre les trafics, la lutte contre les squats, la lutte contre l’habitat précaire ou la lutte pour la propreté. Nous n’ignorons pas qu’en certaines de ces matières le maire n’est pas le seul maître de la décision, qu’il partage largement avec les services de l’Etat.
Mais nous n’oublions pas non plus qu’il a lui-même un rôle crucial d’initiative, de proposition et, parfois, de décision, ce qui donne toute sa valeur à son projet.










