Qui a peur de l’identité nationale ? #2

Natacha Gray • 25 février 2018

Deuxième partie

Identité, identités ? Des régions à l’Europe, en passant évidemment par la France comme nation, les questions dites « identitaires » sont aujourd’hui omniprésentes dans l’actualité, dans les discours, et dans les priorités, revendications ou inquiétudes exprimées par une majorité de citoyens français. Identités régionales, identité nationale, identité européenne s’emboîtent sans nécessairement s’opposer. Plus que jamais les premières s’affirment, la dernière reste encore à construire. Lignes Droites lance la réflexion sur ces questions, en commençant par le sujet sensible, parfois tabou, de l’identité nationale.


Deuxième partie


Dans une première partie ( à consulter en cliquant ici ) nous avons vu que la question de l’identité nationale, qui réapparaît sous ce nom dans les années 1970, se nourrit en fait d’une réflexion déjà ancienne puisque déjà Voltaire et Renan avaient tenté de cerner ce qui faisait « le génie d’un peuple », son « âme » ou le « principe spirituel » d’une nation. La défense de principes et de valeurs jugées aujourd’hui menacés, dans un contexte de crise, de mondialisation uniformisante et de multiculturalisme devenu clivant, a longtemps été abandonnée à l’extrême droite, qui en a fait son cheval de bataille principal, ce qui a conduit les autres partis à contourner la question, de peur d’être accusés de faire le jeu du Front national. C ’est avec Nicolas Sarkozy et aujourd’hui Laurent Wauquiez que la droite s’est lancée à nouveau dans la défense et l’illustration de ce qui fait l’identité de la France, ce qui a provoqué d’inévitables remous au sein de leur famille politique. Nous en avons évoqué les principaux éléments constitutifs, sur lesquels semblent peser des menaces nouvelles et inquiétantes.

5. Le sentiment d’une identité menacée

Aujourd’hui le succès des discours identitaires tient en effet avant tout au fait que la majorité des Français, venant d’horizons politiques très variés, exprime le sentiment qu’ils sentent l’identité nationale gravement menacée. C’est ce que révèlent les enquêtes de terrain, les sondages, les votes, de protestation ou de défiance, mais aussi de conviction, comme en témoigne l’adhésion, plus durable que ce que l’on imaginait, d’une partie de l’électorat au programme de l’extrême droite qui a l’avantage d’avoir anticipé ce constat. Les manifestations et inquiétudes identitaires occupent également de plus en plus les conversations entre amis et les réseaux sociaux où ce thème devient un des plus fréquemment discutés, engendrant de moins en moins de polémiques comme si ce ressenti devenait paradoxalement plus rassembleur que clivant , s’exprimant désormais sans tabou, principalement sur le mode du « je ne reconnais plus ma France »). Déjà en 2013 Alain Finkielkraut exprimait-il ainsi sa nostalgie du passé en dénonçant la désagrégation rapide de l’identité nationale par son ouvrage au titre révélateur : L’identité malheureuse . Les arguments des inquiets ressemblent à un inventaire à la Prévert.

La langue , dont nous signalions précédemment qu’elle apparaît comme un élément constitutif essentiel de l’identité de la nation s’apprend mal, ou ne s’apprend plus. Dans un souci égalitariste de nivellement sur le moins-disant, certains réforment son orthographe, sa grammaire, des ouvrages sont réécrits pour les rendre accessibles au plus grand nombre … qui ne lit même plus cette littérature édulcorée. Dans certains quartiers de France, on n’entend plus parler le français. Contrairement aux premières vagues d’immigrants, nombreux sont ceux qui ne viennent pas à présent de pays francophones ou latins (ou des racines communes permettent un apprentissage plus rapide) et n’ont aucunement l’intention d’apprendre la langue du pays d’accueil, même une fois simplifiée à l’excès.

La laïcité , que l’on présente souvent comme l’ADN de notre République et une spécificité française, est mise à mal, attaquée par les ennemis de notre pays et de son système politique. Elle garantissait la cohésion nationale, elle est devenue clivante, certains la rejetant, car elles n’entrent pas dans leur schéma culturel qui place la loi de Dieu au-dessus de celle des hommes.

Notre Histoire même semble désorientée. Au grand récit national qui, comme tout récit historique, était sélectif et insistait sur les hauts faits de la France, de la construction de l’État en passant par la Renaissance, les Lumières, la Révolution, la diffusion de la culture française de par le monde, on a substitué récemment des programmes tout aussi orientés, mais qui, eux, poussent à la détestation de notre pays et, symétriquement, à la glorification des autres cultures, oubliant les hauts faits et les figures majeures de l’Histoire de France, mais également que la conquête coloniale, l’esclavagisme, le racisme furent des comportements partagés.

La culture française , sa littérature, son histoire, ses codes, son art de vivre sont noyés à la fois dans un multiculturalisme qui devrait s’y substituer et, « en même temps » dans une mondialisation gommant frontières et identités. « Il n’y a pas de culture française. Elle est diverse » ira jusqu’à dire le futur président de la République à Lyon en février 2017, lui qui en est pourtant profondément pétri, provoquant aussitôt une levée de boucliers indignés tous azimuts.

Les « racines chrétiennes » (qu’affirment fermement les populations et leurs élus dans les pays de l’Est de l’Europe) sont comme gommées dans les programmes, mais aussi des paysages au nom d’une laïcité mal comprise. Mais il est notable que nombreux sont ceux qui aujourd’hui , y compris dans les milieux athées et/ou laïcs , les revendiquent, à droite comme à gauche, témoignant par là qu’il ne s’agit pas là de simples croyances (qui relèvent de la sphère privée), mais de ce qui a forgé un peuple au fil des siècles, profondément marqué de son empreinte les paysages, les traditions, les comportements, les relations entre les êtres, les fêtes qui sont une occasion pour les Français de manifester leur cohésion et leur appartenance à un grand « tout » dépassant les opinions et spiritualités individuelles.


Dans les programmes de l’enseignement public, on ne donne plus à aimer notre pays, sa langue, son histoire, sa géographie. Comment veut-on alors que les jeunes, qui n’apprennent plus la citoyenneté et la fierté d’être français, et les étrangers que l’on prétend intégrer à la communauté nationale, l’aiment à leur tour ? Sans récit national, sans affirmation claire de ce qui fait la grandeur de notre pays, sans rappel ferme de ses codes et de ses lois, sans expression contagieuse de la fierté d’être ce que nous sommes, nous ne sommes plus capables d’émouvoir et de transcender. Alors l’islamisme intégriste, entre autres, s’en charge.


6. Où l’on rejoint la question sensible de l’immigration et de l’intégration

Il ne s’agit pas, comme le prétend une certaine police de la pensée qui cherche à étouffer le débat, de remettre en cause la tradition d’une France terre d’accueil qui fait partie de son ADN. Mais il est indéniable que l’arrivée de plus en plus massive de populations qui ne maîtrisent pas la langue, les codes, les lois de la République et de la France, pratiquant une religion, l’islam qui, dans la dérive de ceux qui font une lecture littérale du Coran, se prétend prioritaire pour le croyant sur les lois en vigueur, n’est pas sans poser de problème, car cette autre identité entre en conflit, parfois violent, avec notre identité nationale. Le risque est d’autant plus grand que la propagande islamiste, moins celle de Daesh que celle, plus subtile et sur le long terme, des Frères musulmans, finit par toucher une fraction non négligeable des populations musulmanes présentes sur le sol français, parfaitement intégrées pour la plupart, s’accommodant jusqu’alors sans problème des lois et comportements en usage dans le pays d’accueil, pratiquant un islam moderne, méditerranéen, bien loin des littéralistes du Coran. Mais voilà que certains, parmi ces populations intégrées, changent à leur tour leur comportement, leur façon de s’habiller, leurs relations entre les sexes ou avec les autres communautés, prônent la charia, exigent des exceptions (menus hallal, mise à égalité dans les fêtes religieuses…) qui ne leur avaient jamais semblé importantes auparavant. Perdant foi en la République, parce qu’elle les a déçues ou parce que des propagandistes affirment qu’elle ne peut que les décevoir, certaines populations issues de l’immigration ont adopté des réflexes communautaristes qui leur étaient parfaitement étrangers. À ceci s’ajoutent les rancœurs coloniales soudain réactivées par les nouveaux arrivants et le discours des propagandistes dont les médias mainstream , malheureusement, amplifient imprudemment l’écho.


Car l’affirmation des revendications identitaires de la part des Français (de naissance, par acquisition ou simplement de cœur) est aussi et avant tout une forme d’autodéfense de ce que nous sommes et représentons face à ceux qui ont fait profession de détruire la France dans ses valeurs, la République dans son système et de substituer leur modèle de société liberticide et quasi théocratique aux droits de l’homme et du citoyen qui ont inspiré notre démocratie libérale. Les Français constatent avec effroi que certains d’entre eux, ou de ceux qu’ils ont accueillis, sont capables de se retourner contre eux, jusqu'à commettre des crimes barbares sur le territoire ou à l’étranger, au côté des pires ennemis de notre pays. Le sentiment de ne plus être « chez soi » se développe chez les Français confrontés aux « camps décoloniaux », « stages en non-mixité » organisés par des personnes issues de l’immigration qui se présentent elles-mêmes comme « racisées » (tout en répétant que les races n’existent pas), propageant un racisme antiblanc ou anti-français totalement décomplexé et que l’on tente de justifier comme une revanche prise sur le colonialisme d’autrefois.


L’actualité conforte ce sentiment de dépossession et de danger face à des communautés qui rejettent les codes et les lois de la République. Même s’il n’est pas possible de lier délinquance et immigration, puisque la France refuse les statistiques ethniques, il est indéniable que l’actualité met en lumière dans le sentiment d’insécurité (qui ne leur est pas évidemment réductible) le rôle de populations issues de ladite immigration, accentuant le sentiment d’envahissement et surtout d’impuissance de l’État (impunité de multirécidivistes en raison de l’âge, policiers attaqués ...) face à ce que l’on nomme pudiquement des « incivilités », mot bien faible pour des actes qui relèvent de la délinquance, petite ou grande (attaque contre les forces de l’ordre, l’institution scolaire, les pompiers, trafics en tous genres, harcèlement de rue jusqu’au viol). Les faits divers (agressions, harcèlement, vandalisme…), essentiellement véhiculés par les réseaux dans un jeu malsain avec les médias mainstream (les uns cachent pour ne pas « stigmatiser », les autres amplifient et font tourner en boucle, alimentant les théories complotistes) traduisent clairement le choc de plusieurs cultures, notamment deux : la culture française face au modèle de la charia véhiculé par l’islamisme radical. Tout cela alimente des peurs face à ces minorités devenues plus visibles et la tentation de repli identitaire pour défendre le patrimoine commun ainsi attaqué.

Ces inquiétudes se trouvent amplifiées par les migrations massives, mal contrôlées, de populations de culture différente, de toute évidence mal intégrées faute de moyens suffisants, omniprésentes dans l’actualité. Les médias en font trop, cherchant à convaincre sur l’émotion, mais renforçant en retour le sentiment que l’on cherche à imposer aux Français un changement de société, donc d’identité, sur lequel ils n’ont pas été consultés.

Ces comportements sont heureusement loin d’être dominants parmi les musulmans de France, mais ce sont ceux qui s’expriment le plus fortement, le plus violemment et avec le plus de moyens. C’est donc ceux qui sont vus et entendus : racisme anti-français (jusqu’à l’invention du terme de « souchien », entendu sous-chien, aux connotations péjoratives pour désigner les Français de souche), antiblanc, christianophobie, antisémitisme, djihad, attaques contre les civilisations et les mœurs françaises, contre la liberté (qui passe par la tenue vestimentaire) des femmes, remise en cause des sapins et fêtes de Noël en entreprise, des crèches dans les régions de tradition chrétienne, des croix sur des espaces publics, drapeaux brûlés, symboles de l’autorité attaqués…


En outre l’exaspération est à son comble, car de nombreux Français ont le sentiment d’un deux poids deux mesures dans la façon qu’ont les pouvoirs publics et les médias de gérer la question identitaire. La fierté d’être ce que l’on est ne serait acceptable que dans la bouche de certains (Africains, Arabe, Latinos …). L’Africain peut se dire légitimement fier d’être noir et le Maghrébin d’être arabe et très attaché à une riche culture millénaire. Et c’est heureux, on ne se construit que sur des racines et dans l’estime de soi, pas dans le mépris, la honte et la culpabilité. L’un et l’autre peuvent afficher leurs appartenances ethniques ou religieuses par des pratiques que l’on accepte au nom du multiculturalisme et du légitime attachement de chaque individu à ce qui le constitue. Mais le Français qui se dit fier d’être français est suspecté de xénophobie, sa fierté d’être occidental en fait un raciste , celui qui affirme en plus sa foi chrétienne est suspecté d’extrémisme religieux, par nature prosélyte, et on le trouve d’emblée trop voyant. Les élus se rendent aux fêtes religieuses de communautés non chrétiennes diverses, mais pourchassent les symboles du christianisme dans l’espace public. Pire, ceux que Lénine aurait appelés des « idiots utiles », souvent parmi les laïcards mono-obsessionnels qui ne voient le danger que venant de l’Église catholique, devancent de supposées revendications pour exiger à la place de communautés religieuses musulmanes qui n’ont absolument rien demandé (et ne l’auraient probablement jamais fait) la disparition ici d’une crèche, là d’un sapin de Noël, ici encore d’une croix, renforçant chez certains la certitude d’un complot contre la France et son identité, toutes deux affaiblies par les attaques sournoises d’une sorte de cinquième colonne qui les menacerait de l’intérieur. Dans ce multiculturalisme qui devrait devenir la norme, une seule culture serait exclue : la culture occidentale.


7. Identité, altérité et les risques de « l’autruisme ».

Chez les individus les « troubles de l’identité » sont du ressort des psychiatres. L’individu va mieux lorsqu’il se « retrouve », qu’il définit ses valeurs, ses aspirations, ses talents et qu’il s’accepte enfin tel qu’il est. Mais dans les territoires, qui soignera les identités blessées ? La responsabilité des élus est grande, des médias aussi , qui participent presque tous, depuis des années, à cette grande braderie des valeurs et à ce relativisme culturel où tout se vaut et tout s’accepte.

Définir clairement l’identité nationale, c’est-à-dire les valeurs sur lesquelles s’est bâtie une nation, permet d’intégrer l’autre, de le décentrer , de lui donner envie de rejoindre cette nouvelle communauté. Ce qui ne l’empêche nullement de rester fidèle et fier de sa culture d’origine, et l’on sait la richesse des doubles cultures et leur apport à la stratigraphie des influences qui a forgé l’esprit si particulier de la nation France. L’école autrefois aidait à se décentrer par rapport à la culture transmise à la maison, donc à s’intégrer et à s’élever par la méritocratie républicaine (qui suppose effort et apprentissage), laquelle passe par la maîtrise de la langue et des codes. Or les programmes scolaires actuels et le relativisme ambiant, pire le déclinisme français qui peut aller jusqu’à la culpabilisation et la remise en cause du modèle véhiculé, accentuent le centrage de l’autre sur lui-même tout en lui faisant détester la nation d’accueil. Ce n’est pas ainsi qu’on lui donnera envie de nous rejoindre. « Comment apprendre à ceux qui viennent chez nous d'aimer la France quand nous-mêmes ne l'aimons plus." (Laurent Wauquiez en décembre dernier dans un entretien à Causeur). Car « c'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard qui peut les libérer » (Amin Maalouf).

Intégrer suppose une dialectique entre soi et un autre, mettant en jeu l’ altérité : bienveillance, écoute, prise en compte de l’autre pour ce qu’il est, et réciproquement. On s’affirme tel qu’on est en face de celui qui arrive et on lui présente le modèle qu’on lui propose d’adopter. L’autre se situe par rapport à ce que nous affirmons constituer notre identité et notre modèle et décide, ou non, de rejoindre notre communauté et d’en adopter les codes. Il sait au moins ce à quoi il devra un jour parvenir s’il décide de s’intégrer.


Mais aujourd’hui c’est une altérité dévoyée, ce que la philosophe Françoise Bonardel appelle l’ autruisme , qui malheureusement domine dans les discours de la bien-pensance politico-médiatique. On fait passer l’autre avant soi-même, on s’efface devant lui. Soit cet autre, l’étranger, n’a plus rien à quoi se confronter puisqu’on le renvoie constamment vers lui-même, soit on lui présente des valeurs aux définitions changeantes et constamment remises en cause de l’intérieur même de la communauté nationale (laïcité, mixité, libertés, droits et devoirs …), soit, et c’est bien pire, on lui présente la communauté qui l’accueille comme inférieure à sa propre civilisation, honteuse, coupable et devant expier ses fautes ad vitam aeternam . L’identité de la France, nous l’avons dit, a toujours été d’intégrer sur des ressemblances. Que devient-elle à partir du moment où elle se cache, honteuse, laissant celui qui arrive face à lui-même, sans modèle qu’il décidera ou non d’adopter.



À suivre : 8. La solution ? Vers des identités multiples et emboîtées ?

par Maxime Duclos 19 février 2026
Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !
par Maxime Duclos 30 janvier 2026
Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.
par Lignes Droites 10 janvier 2026
Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.
par Nicole Doro 3 janvier 2026
Une nouvelle agression au couteau, dans le métro parisien, a failli faire 3 nouvelles victimes. L’agresseur ? Comme d’habitude un étranger (malien), comme d’habitude sous OQTF, comme d’habitude déjà condamné pour le même type d’agression... Le triste quotidien aujourd’hui, en France. Mais si ce énième drame a pu se produire, c’est « grâce » (si vous me permettez cette locution...) aux « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont, le 7 août dernier et à une voix près, censuré l’allongement de la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux alors que le texte avait été adopté par les députés quelques semaines plus tôt. Cette voix, c’est celle du président, Richard Ferrand, qui a ainsi fait pencher la balance. Mesdemoiselles, à votre sortie de l’hôpital, j’espère que vous vous fendrez d’une lettre de remerciement ! Que voulez-vous Mesdemoiselles, chez les socialistes, l’idéologie est plus forte que tout ! Plus forte que la réalité de notre société, qu’ils refusent de voir, plus forte que la sécurité d’une nation et de ses habitants, dont ils n’ont que faire, plus forte que l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds à chaque nouvelle agression ! Les étrangers, c’est leur ADN aux gens de gauche, fussent-ils délinquants, violeurs, agresseurs, ils sont, comme le disait si bien feu leur gourou Mitterrand « chez eux chez nous ». Et bien moi, petite fille d’immigrés italiens, venus comme tant d’autres trouver du travail en France à l’aube du XXème siècle, ayant pour s’intégrer francisé les prénoms de leurs 8 enfants, n’ayant jamais bénéficie de quelques avantages que ce soit, moi je refuse de voir mon pays sombrer dans un aveuglement dévastateur ! Non, Messieurs les sages, vous ne l’êtes plus ! Vous avez du sang sur les mains. Vous n’avez même plus cette once de bon sens, dont le vieux Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » et qui pourtant vous ouvrirait les yeux sur ce qui s’appelle le réel ! Au bord du précipice, vous continuez d’avancer, aveuglés par une idéologie surannée que vous refusez de remettre en question. Béni sera le jour où cette instance suprême que devrait être le Conseil Constitutionnel sera dirigée par de vrai sages, qui placeront la sécurité de la France et des français au-delà de tout. Nicole DORO
par Le Bureau de Lignes Droites 31 3 janvier 2026
Chers amis, Nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année, à vous-mêmes ainsi qu’à vos proches. L’espoir est bien là malgré la criticité de notre situation ! Notre pays, la France, traverse la situation la plus difficile qu’il ait connue depuis les années trente et quarante: les finances de l’Etat sont hors de contrôle, la sécurité a déserté l’espace public, les frontières ne nous protègent plus, on nous oblige à accueillir les détraqués du monde entier et on s’interdit de les empêcher de nuire, le communautarisme triomphe, le citoyen qui essaie de défendre honnêtement son pays est désavoué au profit de l’immigrant illégal qui prétend détruire notre civilisation, l’hôpital n’est plus en mesure de soigner, l’école n’est plus en mesure d’éduquer. La caste au pouvoir a renversé les valeurs qui ont fondé notre démocratie : l’impunité règne, des privilèges ont été instaurés pour les minorités, l’oisiveté prévaut sur le mérite, les droits surclassent les devoirs, la fureur de la déconstruction et de la haine de soi l’emporte sur l’amour de la patrie et sur le respect pour les générations qui ont fait de la France le superbe pays qu’il est aujourd’hui. Les chars sont envoyés face aux agriculteurs –qui pourtant s’agenouillent devant la Marseillaise- alors que les dealers, les délinquants et les casseurs hurlent publiquement leurs insultes contre la France et, pour les quelques-uns d’entre eux qui sont arrêtés, sont condamnés à des peines dérisoires et libérés le lendemain de leur arrestation. Quatorze ans de progressisme enragé -cinq ans de hollandisme et neuf ans de macronisme- ont fait leur œuvre de destruction. François Hollande a eu la décence de ne pas se présenter à un second mandat à la présidence de la République. Emmanuel Macron aura-t’il à son tour le jugement nécessaire pour mettre fin à la spirale de folie qui engloutit la France, soit en démissionnant, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale ? Car l’espoir est là ! Le peuple français, longtemps victime des formateurs d'opinion soixante-huitards qui lui ont imposé l'idéologie diversitaire et permissive pendant près de soixante ans, reprend sa liberté de penser. Le moment arrive où notre peuple portera aux responsabilités des dirigeants respectueux de nos traditions, de ceux qui produisent, de ceux qui nous nourrissent, de ceux qui travaillent, de ceux qui respectent la loi, de ceux qui vivent leur foi dans leur espace privé sans en faire une revendication ni une provocation sociétale permanente. La volonté éclate partout chez notre peuple de rétablir l’ordre et l’autorité, de rendre sa noblesse au mérite, de replacer l’intérêt général au coeur des décisions, de mettre fin à la foire aux privilèges, de reprendre le contrôle de nos finances publiques, de ne plus tolérer l’entrisme religieux ni communautariste. C’est en installant la droite au pouvoir que nous répondrons à ces aspirations. Nous Lignes Droites 31 oeuvrons pour que la droite revienne aux responsabilités – et pour qu’elle s’unisse afin d’y accéder, car si elle en été écartée dans le passé, c’est à cause de son incapacité à s’unir. Les élections municipales de mars 2026 seront la première occasion d’élire des dirigeants de droite et de mettre un terme à cette spirale de folie. Dans chaque commune de Haute-Garonne où cela sera possible, Lignes Droites 31 soutiendra la liste d’union des droites : nous soutiendrons les listes qui sont déjà en préparation à Blagnac, à Launaguet, à Muret, à Tournefeuille et à Toulouse. A mesure que d’autres listes d’union des droites se formeront dans d’autres communes, nous leur apporterons notre aide également. Nous sommes impatients de mener ce combat à vos côtés pour le redressement notre pays ! Bien cordialement, Le Bureau de Lignes Droites 31
par Eric Duprix (Radio Présence) 7 décembre 2025
Nicolas Bonleux était l'invité cette semaine d'Eric Duprix dans l'émission "La mêlée de l'info" sur Radio Présence avec Monique Iborra (ex-députée de la Haute-Garonne) et Julien Klotz, conseiller départemental de la Haute-Garonne. L'émission peut être réécouté en replay ici : https://www.radiopresence.com/emissions/information/regionale/la-melee-de-l-info/article/la-melee-de-l-info-du-05-dec-120177
par Maxime Duclos 25 novembre 2025
Une tribune d'un de nos fidèle adhérents, Maxime Duclos : La situation politique actuelle ressemble à un champ de ruines. Emmanuel Macron, président de la République, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Selon les derniers sondages, près de deux Français sur trois souhaitent sa démission. Un président rejeté par une majorité du pays, isolé politiquement, et désormais prisonnier de ses propres manœuvres. Tout remonte à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. En activant l’article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron pensait reprendre la main, créer une nouvelle dynamique et affaiblir ses opposants. En réalité, il a plongé la France dans une crise démocratique sans précédent. L’Assemblée est devenue ingouvernable, les forces politiques s’entre-déchirent, aucun compromis n’est possible. La majorité relative est devenue synonyme d’impuissance. E. Macron croyait sans doute que l’instabilité pousserait les Français à se lasser des partis d’opposition, à réclamer un retour à l’ordre et à son autorité. Mais le calcul s’est retourné contre lui. Les Français ne croient plus à ses équilibres précaires, ils en ont assez des manœuvres et des discours creux. Le pouvoir s’est vidé de sens, et l’Élysée s’est transformé en forteresse assiégée. L’épisode S. Lecornu en est la parfaite illustration. Lundi 6 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission, conscient qu’il allait droit vers une motion de censure. Dans un réflexe de survie, Emmanuel Macron lui a demandé de rester encore quarante-huit heures, le temps de tenter l’impossible : trouver un accord entre des forces irréconciliables. Une manœuvre de plus pour gagner du temps. Pendant ce temps-là, le pays s’enlise, et le président se tait. Là où il aurait dû parler, rassurer, agir, il reste muet. Autour de lui, le cercle se fissure. Ses plus proches alliés prennent leurs distances. Édouard Philippe l’invite à envisager la démission, Gabriel Attal trace sa route en solo, conscient que le macronisme vit ses dernières heures. Même son propre camp prépare déjà l’après. Ce silence présidentiel est celui d’un homme seul, coupé du réel, persuadé encore d’incarner la solution alors qu’il est devenu le problème. Politiquement, toutes les options sont dans l’impasse. Un Premier ministre de gauche serait immédiatement censuré. Un maintien de S. Lecornu ne ferait que prolonger l’agonie. Les oppositions, qu’elles soient du Rassemblement national ou du Nouveau Front populaire, ont déjà prévenu : aucune confiance, aucune alliance. La dissolution du Parlement, en revanche, apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce chaos institutionnel, une certitude émerge. Sans union des droites, rien ne changera. Si les Républicains, si Reconquête, si Identité Liberté, Debout la France etc... persistent dans leur isolement, la responsabilité nous incombera entièrement. Pas à Macron, pas à la gauche, à nous. Marion Maréchal a déjà fait part de sa volonté d’une union des droites, mais tiendra-t-elle parole ? Est-ce un coup de com’ pour remonter dans les sondages et satisfaire la grande majorité de la demande des Français ? L’avenir nous le dira. Les sondages sont clairs : 52% des Français appellent de leurs vœux une coalition conservatrice et patriotique. Chez les électeurs de droite, c’est encore plus massif : 88% des sympathisants RN, 82% des LR, 100% des zemmouristes veulent cette alliance. 100% ! Imaginez : même si E. Zemmour refuse, toute sa base ira voir ailleurs. Mais si par fierté, par calcul personnel ou par peur de perdre un ego, ces partis refusent de suivre l’exemple d’Éric Ciotti qui, lui, a quitté Les Républicains pour bâtir une alliance réelle avec le RN, alors oui : nous serons responsables. Responsables de laisser la Macronie s’accrocher, responsables de laisser la gauche revenir, responsables d’une Assemblée ingouvernable et d’un pays qui s’enlise. À ce jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu réussi de peu à se maintenir à son poste, la récente motion de censure ayant échoué pour 18 voix. Le Président le sait, le Parlement également et les Français, bien entendu, s'attendent à la chute du Premier ministre dans les mois à venir ; ce n'est plus qu'une question de temps. L'alliance honteuse, faite de fausses promesses tenues lors du discours de politique générale de Sébastien Lecornu, entre les Socialistes et Les Républicains restera gravée dans l'histoire. Ils devront en assumer les conséquences. Mais cette alliance reste éphémère et fragile : 18 voix manquantes peuvent vite apporter leur soutien à la censure et la faire adopter. S'en suivra, je le pense sincèrement, au minimum une dissolution de l'Assemblée nationale et, si cela arrive, la Droite aura la lourde charge d'être responsable du destin de la France. La Droite ne pourra pas trouver d'excuses : ce ne sera ni la Gauche, ni le Centre qui sera responsable du nombre de sièges que la Droite obtiendra, car tout le monde est conscient que si l'union des droites est fonctionnelle, alors aucune alliance centro-gauchiste ne pourra arrêter ce raz-de-marée populaire et patriote. Dans le chaos actuel et face à l'attente claire des Français, les responsables politique de droite doivent dépasser leurs divergences personnelles et s'unir sans délai, non par intérêt partisan, mais par devoir envers le destin de la France.
par Nicolas Conquer (Valeurs Actuelles) 23 novembre 2025
A l’heure de l’IA, l’immigration choisie devient un grand déclassement "Cette question deviendra l’une des dimensions majeures des prochaines échéances électorales en France. Ceux qui continueront de célébrer « l’immigration choisie » sans condition seront jugés pour ce qu’ils sont : les fossoyeurs silencieux de la mobilité sociale de nos enfants." https://www.valeursactuelles.com/economie/a-lheure-de-lia-limmigration-choisie-devient-un-grand-declassement
par Louise Morice dans Frontières 23 novembre 2025
Je suis de la génération Bataclan. La génération qui n’a pas connu la guerre, mais qui voit le sang couler sur son propre sol. Chaque année, chaque mois, chaque semaine. Nous avons grandi dans l’ombre des sirènes et des bougies, dans la peur sourde des métros bondés, des gares trop silencieuses, des sacs abandonnés. Je fais partie d’une génération qui vit la barbarie à chaque coin de rue ; d’une génération de femmes qui hésite à mettre une jupe, de garçons qui baissent les yeux pour éviter une provocation. Nous sommes ceux qui ont appris trop tôt ce que veut dire mourir pour rien. Je suis de la génération qui n’oubliera jamais, et qui ne pardonnera pas. Remplie de colère, parce qu’on ne nous protège pas. Remplie de colère, parce qu’ils ont les clés mais préfèrent le déni, la lâcheté, plutôt que le courage d’affronter le réel. Ils disent craindre la guerre civile, mais la guerre est déjà là, diffuse, rampante, dans les cœurs et dans les rues. J’avais seize ans, j’étais au lycée. Je me souviens du message sur la conversation de classe : « Y’a encore un attentat à Paris. » Encore. Ce mot résonne encore plus fort que les balles. Ce n’était pas le premier. Et nous savons, hélas, que ce ne sera pas le dernier. Louise Morice, média Frontières
par Jeanne Durieux (Le Figaro) 10 novembre 2025
"Contrairement au conflit à Gaza, ou à la guerre en Ukraine, la guerre au Soudan passe largement sous les radars politiques et médiatiques." "il n’y a pas d’armes actionnées par des Juifs, donc pas d’antisémitisme à galvaniser sous le masque de la bonne cause" Deux poids et deux mesures avec Gaza ? Une chronique de Jeanne Durieux sur un conflit qui passe largement sous les radars politiques et médiatiques à lire dans le Figaro : https://www.lefigaro.fr/international/pourquoi-parle-t-on-moins-du-conflit-au-soudan-que-de-gaza-ou-de-l-ukraine-20251108 DÉCRYPTAGE - Contrairement au conflit à Gaza, ou à la guerre en Ukraine, la guerre au Soudan passe largement sous les radars politiques et médiatiques. Des civils abattus d’une rafale de kalachnikov le long des talus, des hommes rassemblés en groupe pour être brûlés vifs, des enfants épuisés et muets qui déambulent sans parents le long des camps de réfugiés, des femmes atones au regard hanté qui taisent les viols collectifs dont elles ont été victimes. Voilà quelques-unes de la kyrielle d’images insoutenables qui ont envahi les réseaux sociaux ces derniers jours, presque deux semaines après la prise de la ville soudanaise d’El-Fasher par les FSR, les Forces de soutien rapide. Un premier bilan fait état d’environ 3000 civils abattus, mais le bilan pourrait être en réalité considérablement plus élevé. À découvrir Ces massacres de civils, dont l’horreur augmente à chaque témoignage rapporté par les ONG, jettent une lumière crue sur le conflit sanglant qui sévit au Soudan depuis plus de deux ans. Il oppose, sur un échiquier soudanais très complexe mêlé d’enjeux ethniques et religieux, les généraux Al-Burhan, chef de l’armée régulière, à Mohamed Daglo dit Hemedti, à la tête des FSR. Et s’inscrit dans le temps long d’une guerre multifactorielle qui ensanglante la région du Darfour depuis des décennies. Et pourtant, les massacres qui sévissent dans ce pays d’Afrique de l’Est bordé par la mer Rouge peinent à bénéficier d’une couverture médiatique ou de dénonciations proportionnelles à la hauteur des 150.000 morts et des 12 millions de déplacés depuis 2023. Contrairement au conflit à Gaza qui engendre depuis deux ans nombre de mobilisations, réactions, et polarise profondément la société française, la guerre au Soudan ne génère qu’une discrète indignation, voire un silence indifférent, malgré plusieurs récits publiés par les médias (dont Le Figaro ). Comment, malgré tout, expliquer cet angle mort ? Le Soudan échappe aux schémas impérialistes et colonialistes Le Soudan est un pays «inclassable», présente d’emblée le chercheur Marc Lavergne. À cheval sur l’Afrique noire et le monde arabe, multiethnique et multireligieux, lié à la Méditerranée, mais aussi à l’Afrique centrale et au Sahel, il échappe à toute catégorisation géographique mais également historique. Le Soudan a été conquis par les Britanniques et les Égyptiens à la fin du XIXe siècle, qui y ont établi un condominium [un territoire sur lequel plusieurs puissances exercent conjointement une souveraineté, NDLR], avant que le pays ne proclame son indépendance en 1956. Mais en réalité, «les Anglais n’ont pas vraiment colonisé le pays puisqu’ils n’y voyaient qu’une mainmise formelle. Ils sont d’ailleurs regrettés par les Soudanais», pointe encore Marc Lavergne. Par cette histoire, le Soudan échappe aux schémas classiques «impérialistes et colonialistes» qui ont profondément forgé les dynamiques actuelles de la plupart des pays africains. Et c’est d’abord là que le bât blesse. Concrètement, le Soudan n’est pas considéré comme un pays où doit s’exercer une lutte anti-impérialiste ou décoloniale, matrice des discours actuels qui défendent par exemple ardemment la Palestine en «lutte» contre «l’État colonisateur» que serait Israël. En réalité, «le conflit qui déchire le Soudan n’est pas une guerre idéologique mais un conflit pour l’argent», avance Marc Lavergne. Les factions en guerre cherchent en partie à contrôler le pays pour des motivations économiques : ils se disputent notamment la mainmise sur le contrôle des ressources économiques soudanaises agricoles et minières (comme l’or et pétrole). Et dans ce conflit, «le sort, comme l’opinion des civils, est complètement évacué» pointe le spécialiste. Le conflit à Gaza accapare la question du génocide Or, c’est précisément le conflit idéologique qui fait de Gaza une tragédie abondamment exposée. Se joue là le paradoxe de la solidarité sélective : les défendeurs de la cause palestinienne requièrent une prise en charge mondiale de cette tragédie mais s’opposent de l’autre «à l’universalité funéraire» pour d’autres conflits, pointait l’écrivain Kamel Daoud dans les colonnes du Point dès novembre 2024. Selon le prix Goncourt, il n’est pas populaire de plaindre tous les morts, quelles que soient leurs origines. Il poursuivait : «Si vous abordez ce sujet tragique [de la guerre au Soudan, NDLR], vous êtes accusé de cacher un conflit armé ’exclusif’ [celui de Gaza, NDLR], de changer de sujet, de procrastiner et de manipuler.» Par ailleurs, de façon évidente, les mobilisations autour du conflit armé à Gaza servent de relais à l’antisémitisme. Très concrètement au Soudan, «il n’y a pas d’armes actionnées par des Juifs, donc pas d’antisémitisme à galvaniser sous le masque de la bonne cause. (...)», appuie Kamel Daoud. Ce que corrobore l’avocat et essayiste Gilles William Golnadel dans une tribune publiée au Figaro : «[Il y a] une focalisation sur la chose juive par une sorte de fascination», expose-t-il pour justifier l’exposition qui entoure Gaza. Or, au Soudan, «les musulmans y tuent d’autres musulmans, ce qui équivaut à zéro. La mort ne devient importante que si elle suscite des émotions collectives à travers un casting précis», pointe encore Kamel Daoud. Davantage de personnes peuvent avoir été assassinées en une semaine à el-Fasher, sans aucune exagération, qu’en deux ans à Gaza. Nathaniel Raymond, directeur exécutif du laboratoire humanitaire de recherches à Yale Pourtant, les ethnies du Darfour (Fours, Masalit et Zaghawa) ont été victimes d’un génocide au début des années 2000, notamment de la part des Janjawid, ces milices arabes dont découlent aujourd’hui les FSR. Et ces violences contre les ethnies non arabes ont redoublé avec la reprise du conflit en 2023. Mais aujourd’hui, la question du «génocide» dans le débat public est presque exclusivement captée par les événements à Gaza. «Les informations qui remontent du terrain [au Soudan] témoignent d’un nettoyage ethnique voire d’un génocide en cours. On s’est posé des questions très longtemps sur Gaza, on a eu toutes sortes de débats, “est-ce un génocide ou pas ?” alors qu’au Darfour, on avait des éléments [pour le caractériser] et on n’en parlait pas du tout», a pointé le 6 novembre 2025 sur le plateau de C ce soir Meriem Amellal, journaliste spécialiste de l’Afrique à France 24. Plus prosaïque, Nathaniel Raymond, directeur exécutif du laboratoire humanitaire de recherches à Yale, établissait un parallèle cette semaine : «davantage de personnes peuvent avoir été assassinées en une semaine à el-Fasher, sans aucune exagération, qu’en deux ans à Gaza». Et pour cause : après la prise de cette ville, il n’y a pas eu de mouvement massif de population, comme c’est normalement le cas dans une zone nouvellement conquise. Cette constatation «augmente la probabilité que la majorité des civils soient morts, capturés ou cachés» dans l’enceinte de la ville, indique un rapport établi par l’université de Yale et cité par le Middle East Eye . Les Nations unies estiment à environ 60.000 le nombre de personnes ayant réussi à fuir el-Fasher − près de 200.000 personnes sont en conséquence toujours entre les mains des sanguinaires milices. À titre de comparaison, 67.000 civils environ auraient trouvé la mort à Gaza depuis le 7 octobre 2023, selon le décompte (invérifiable) du Hamas. En clair, le Soudan est bien loin des projections collectives et des débats qui agitent et polarisent nos sociétés occidentales. Au sein de cette guerre africaine s’entrelacent de nombreux enjeux internes qui entravent notre implication morale dans le conflit. En Occident, «on ne fait pas la différence entre tous les Soudanais, même s’il existe de nombreuses différences ethniques», éclaire Marc Lavergne, - à l’inverse, là encore, du conflit à Gaza, qui oppose deux parties clairement connues et identifiées. Ce que corrobore encore Kamel Daoud dans sa chronique au Point : «Le corps d’un Soudanais est-il moins choquant parce qu’il n’a pas d’histoire qui nous ressemble ?» s’interroge-t-il. Par ailleurs, depuis deux ans, le conflit soudanais oppose deux généraux belligérants unanimement dénoncés. Les Forces de soutien rapide se sont certes rendues complices de nombreux massacres de civils, largement documentés ces derniers jours, mais les exactions du gouvernement dit «légal» du général Al-Burhan les talonnent sur l’échelle de la violence. «Concrètement, les troupes d’Al-Burhan tuent certes moins de gens, mais les milices qui sont alliées à l’armée régulière font les basses besognes. Et de façon générale, l’armée n’a que faire des civils», résume Roland Marchal, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. Par ailleurs, les acceptions des termes «gouvernement légal» et «gouvernement rebelle» ne s’appliquent pas réellement au Soudan. «Lorsque deux généraux anciens complices s’affrontent, qui est dans la légalité et qui ne l’est pas ?» interroge le chercheur Marc Lavergne. Et ce dernier de poursuivre : «Entre une armée putschiste, dirigée par al-Burhan, qui a ruiné le pays et pris le pouvoir par un coup d’État, et les Forces de sécurité rapide dirigées par le général Hemedti, grand responsable de la crise du Darfour en 2005, qu’on présente comme des rebelles alors qu’ils sont avant tout des Bédouins, à qui accorder la légitimité ?» De quel côté se placer ? Un tel parti pris est, à l’inverse, plus évident dans le cas du conflit en Ukraine : il y a d’un côté l’agresseur, la Russie, et l’agressé, l’Ukraine, dont une partie des terres a été envahie par l’armée russe. Peu d’intérêt stratégique La donne géopolitique impose également sa grille de lecture : celle des Européens est d’abord liée aux décisions de Washington et à la menace russe. Là encore, l’attention constante qu’accorde la France au conflit russo-ukrainien se justifie ainsi par la proximité géographique et culturelle avec l’Ukraine. Cette dernière étant aux portes de l’Europe et candidate à l’UE et l’Otan, les Français ont tout intérêt à peser pour la victoire de l’Ukraine et la résolution du conflit. Dans le cas du Soudan, la France, qui avait soutenu la chute du régime d’Omar el-Béchir en 2019 en s’affirmant se placer du côté «de ce nouveau Soudan», y accorde en réalité peu d’intérêt. «Il n’y a plus cette génération de gens qui ont connu la Françafrique et qui conservent des liens et des intérêts forts sur le continent», dépeint Marc Lavergne, pour qui «la France s’est désintéressée du Soudan».