Agriculture et agroécologie : vers un changement de paradigme?
L’innovation technologique, l’agriculture numérique, la robotique et le bigdata agricole définissent ainsi une ère nouvelle, celle de « l’agronumericus », dans laquelle beaucoup d’agriculteurs sont déjà entrés. La droite doit donc prendre part à cette réflexion, sans idéologie partisane mais avec lucidité et pragmatisme au service du bien de tous.
En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’individus, qu’il faudra nourrir, alors que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables. Par ailleurs, il est impératif d’imaginer des méthodes d’exploitation respectueuses de la qualité de notre milieu de vie. Nous sommes donc confrontés à une double problématique : comment nourrir correctement autant de personnes tout en préservant notre environnement terrestre ? L’agroécologie, concept de plus en plus étudié, peut-elle constituer une réponse ?
Qu’est-ce que l’agroécologie ? Actuellement, la communauté scientifique s’accorde sur la définition suivante : Il s’agit de l’étude intégrée du système agro-alimentaire complet qui prend en compte les dimensions agronomique, écologique, économique et sociale.
Un changement de paradigme
Jusqu’à aujourd’hui, les pratiques agricoles résultent plutôt d’une démarche « Top-down » : l’innovation est issue des laboratoires de recherche et de l’industrie puis elle est « imposée » aux agriculteurs. Une autre approche dite « Bottom-Up/Top-Down » met les agriculteurs au centre de l’innovation. Leur savoir et leur expérience structurent la réflexion. Du statut d’utilisateurs de solutions, ils en deviennent les initiateurs.
L’agroécologie bouscule les habitudes
La modernisation agroécologique de l’agriculture peut s’opérer soit en cherchant à produire plus tout en limitant les impacts environnementaux (maitrise des intrants par exemple) soit en remplaçant les intrants physico-chimiques par les régulations naturelles permises par la biodiversité. Cette approche nécessite d’élargir le champ des collaborations entre chercheurs (ingénieurs agronomes, géomaticiens..), monde socio-économique (filières agricoles, constructeurs de matériel agricole, organismes de gestion des ressources..) et agriculteurs.
Conclusion : une nouvelle vision de la pensée agronomique
La modernisation agroécologique met en synergie toutes les compétences au service de l’agriculture dont l’agriculteur et/ou l’agricultrice constituent le pivot. L’innovation technologique, l’agriculture numérique, la robotique et le bigdata agricole définissent ainsi une ère nouvelle, celle de « l’agronumericus », dans laquelle beaucoup d’agriculteurs sont déjà entrés. Bien évidemment, aucun parti politique n’a pas le monopole de la réflexion écologique. La droite doit donc prendre part à cette réflexion, sans idéologie partisane mais avec lucidité et pragmatisme au service du bien de tous.










