La responsabilité de Jean-Luc Moudenc
La responsabilité de Jean-Luc Moudenc
Jean-Luc Moudenc a été réélu maire de Toulouse il y a une semaine, avec un projet de deuxième tour qui s’inscrit clairement dans la défense des valeurs de droite – projet que nous avions demandé, que nous avons obtenu, et que nous avons soutenu. La révision du projet entre le premier et le deuxième tour, et notamment l’affirmation des principes de droite comme piliers d’une société républicaine harmonieuse, constitue à nos yeux l’une des principales raisons de son succès, car elle a convaincu l’électorat traditionnel de Jean-Luc Moudenc, l’électorat de droite, de se mobiliser en sa faveur.
Elle n’est pas la seule : Jean-Luc Moudenc s’est distingué de façon éclatante dans le paysage des candidats à la mairie des grandes villes françaises. Son indéniable supériorité, en termes de bilan comme de campagne, a fait de lui l’un des seuls à avoir défait les coalitions vert-rouges auxquelles l’électorat bobo de centre-ville a remis les clés de la majorité des autres métropoles. L’ampleur de sa vision, l’acuité de sa stratégie, son efficacité tactique ont permis de tenir à l’écart ceux dont le fond de commerce prospère sur le communautarisme, l’outrance et le dogmatisme.
Nous l’en remercions vivement, et nous nous en félicitons pour la ville de Toulouse, qui revêt ainsi le prestige de l’une des rares batailles que notre camp a gagnées en Haute-Garonne ces dernières années !
Ce succès incontestable ne saurait néanmoins pas masquer la défaite collective de tous les camps, de tous les candidats et de tous les républicains qu’a constitué l’abstention inédite de cette élection, à Toulouse comme dans le reste de la France.
Maire de Toulouse pour les six années à venir, Jean-Luc Moudenc a un rôle essentiel à jouer dans le rétablissement du sentiment civique des toulousains.
Il lui incombera bien sûr, d’abord et avant tout, de mettre en oeuvre le beau projet républicain qui a emporté les suffrages.
Mais il lui reviendra également d’inventer de nouveaux chemins pour ramener à leurs responsabilités civiques ceux qui ont décidé de les mettre de côté. De les convaincre que notre République est fondée sur des principes solides, efficaces et puissants, capables de donner sa chance à chacun, en mesure de construire une société meilleure pour tous comme pour notre planète, aujourd’hui comme pour les générations futures.
Vaste tâche qui dépasse de loin la seule prérogative d’un maire mais à laquelle, étant parmi tous les élus celui qui a la plus grande proximité avec les citoyens, ce dernier a la contribution la plus décisive.
Enfin, Jean-Luc Moudenc détient également une part non négligeable dans la responsabilité de rehausser la droite haut-garonnaise. Le résultat du manque de clarté de la campagne de premier tour, marqué par la double confusion de la composition de la liste et des interrogations sur le projet, a montré combien la droite toulousaine est sceptique. Afin qu’elle puisse apporter la force de ses valeurs et l’élan de son engagement aux défis de la construction citoyenne à venir, elle doit être aidée dans ses choix, appuyée dans ses exercices de clarification et inspirée dans ses initiatives par celui qui en est la figure la plus éminente depuis bientôt dix ans.
C’est avec plaisir et fierté, mais aussi vigilance, que nous l’appuierons dans ce noble effort.










