Enfin un programme pour l'Europe !

Objectif France - JM Belin • 8 mars 2019

Ce programme est le résultat du travail du groupe « Europe » d'Objectif France dirigé par Jean-Marie Belin. A la fois solide, précis, et tourné vers l'avenir, ce texte constitue la base fondamentale de notre vision pour l'Europe. Lignes Droites 31 souhaite partager ce texte, qui sera complété dans les prochaines semaines par notre groupe de travail spécifique sur l'Europe

Nous voulons redonner toute sa place à la France en Europe, dans une Union Européenne qui nous ressemble et autour d’une idée européenne qui nous rassemble. Objectif France est un parti politique qui porte haut l’ambition de redonner sa grandeur à notre pays. Nous croyons fermement en l’Union Européenne. Nos destins sont inextricablement liés. Nous prônons une Europe qui unit dans leur diversité les nations européennes et respecte leurs identités, leur histoire et leurs acquis. Nous pensons que la Nation reste le cadre principal d’épanouissement de la démocratie.

Objectif France défend l’idée européenne, mais désapprouve la gouvernance actuelle de l’UE. Nous mettons en avant le principe de subsidiarité. Nous faisons la part entre ce qui doit relever de l’Europe (donc de Bruxelles), et ce qui relève des Etats membres. Nous sommes pour une Europe puissance mondiale et non seulement marchande et économique, capable d’imposer le principe de réciprocité, ainsi que l’extraterritorialité du droit européen.

Notre pragmatisme nous conduit également à être favorables à une Europe à géométrie variable, celle des "cercles concentriques", dans un cadre commun, qui permet à chaque Etat de choisir son rythme et ses adhésions aux politiques de l’UE, en fonction de ses capacités et de ses choix. Capable de reprendre, le moment venu, la marche en avant avec ceux qui le peuvent et le veulent ; accepter que les autres rejoignent le moment venu ; accepter que certains partenaires ne suivent pas et choisissent le minimum obligatoire de cohésion.

Enfin, nous ne pourrons bâtir une Europe solide que sur des fondations et des valeurs communes fermes et assumées. Cela suppose de valoriser une identité partagée à travers l’Histoire, dont nous devons être fiers, pour nous affermir dans le Monde face aux géants de notre siècle, autour de notre héritage judéo-chrétien et humaniste.

Notre projet, largement partagé, discuté et amendé, parfois au-delà de nos frontières, se transforme en programme pour les élections européennes. Nous l’avons voulu clair, accessible et allant à l’essentiel. Il continuera d’évoluer dans les semaines à venir jusqu’à l’ouverture de la campagne électorale. En voici les 17 points fondamentaux.

La France, 1ère puissance européenne

Nos élus, pendant cinq ans, n’oublieront jamais que nous avons un seul grand objectif, qui prime sur les autres, celui de donner à la France la place de 1ère puissance économique en Europe, d’ici les dix prochaines années. Elle en a les capacités et les autres pays de l’Union sont prêts à lui reconnaitre ce rôle dès lors qu’elle aura remis de l’ordre chez elle, notamment au plan des finances publiques, qu’elle sera exemplaire et non plus donneuse de leçons. Avec l’Allemagne de l’après Merkel, redonnons du souffle au noyau dur de l’Europe sous le signe impératif de la liberté d’entreprendre. Il faut avoir une stratégie concertée, avec notre grand voisin, de croissance et de réforme qui rétablisse une forme nouvelle de confiance.

La recherche

Tout commence par là, Objectif-France en fera une priorité. L’Europe a perdu la bataille des infrastructures de l’Internet. C'est donc le terrain des prochaines rivalités, à intégrer dans la dimension extérieure de la construction européenne. Voulons-nous être alimentés en données, en informations, mais aussi surveillés par des satellites américains, russes, chinois ? Or, il n'est pas indifférent de voir qu'aujourd'hui le spatial n'est plus l'affaire exclusive des Etats seuls, mais qu'il émane aussi de la sphère privée. La recherche spatiale doit être une activité d'excellence de l'UE, comme toutes les activités de recherche, source de compétitivité et d’emplois.

Remettre l’entreprise au cœur de la recherche dans toute l’Union européenne

Il est impératif d’associer à la réflexion le monde économique. Envisager ce schéma sans que le monde économique y soit associé ou s’y reconnaisse est une garantie absolue d’échec. Pour Objectif France, la Recherche ne se décrète pas, elle ne s’impose pas, elle se fédère. Elle nécessite une gouvernance attentive et compétente, qui constitue un vrai interlocuteur pour les chercheurs. Finalement, si nous voulons atteindre les labels distinctifs, il faut abandonner le saupoudrage général et appliquer le concept de l’excellence distinctive.

La qualité principale de la gouvernance européenne de la Recherche doit être la pédagogie :

- pédagogie d’abord pour obtenir la création de la fédération des Universités européennes, évitant l’éparpillement de nos Universités, par une mise en réseau.
- pédagogie ensuite pour organiser une approche transversale des connaissances (cross-fertilisation des anglo-saxons)
- pédagogie enfin pour semer les graines d’une recherche entrepreneuriale, parce que l’économie de demain est celle de l’innovation technologique et de la propriété intellectuelle.

Faire de l’Intelligence artificielle une nouvelle politique commune, au-delà du numérique

Pour Objectif France, l’intelligence artificielle (IA) constitue un enjeu de civilisation, l’un des plus importants du XXIe siècle. Alors que les États-Unis et la Chine font de l’IA un outil de domination, via leurs géants du privé (GAFAM américains, BATX chinois) et leurs politiques publiques, l’Europe est en voie de marginalisation dans la lutte pour cette technologie d’avenir.

Objectif France propose que l’UE fasse de l’IA une politique à part entière, distincte de sa stratégie numérique, et demande qu’elle adopte vite une législation à la hauteur des défis. Nous voulons que l’UE investisse massivement dans ce secteur et créée un environnement favorable au développement d’entreprises et technologies européennes.

Un nouvel Erasmus, plus grand, plus ouvert, plus fort

Former une jeunesse européenne est un défi majeur pour l’UE. Nous disposons depuis 20 ans d’un outil formidable : Erasmus. Aujourd’hui, au-delà des effets d’annonce, il est urgent, en englobant le programme Leonardo, de l’étendre des étudiants vers les artisans, ou les métiers d’art pour créer de véritables centres européens de formation et d’échanges de bonnes pratiques.

Pour cela, nous proposons au niveau français, d’assouplir les contraintes législatives et réglementaires en la matière, notamment le Code du travail, qui freinent les employeurs et les apprentis. Au niveau européen, nous souhaitons jumeler les CFA de différents pays et prévoir une forte augmentation, allant jusqu’au triplement, des crédits Erasmus. Résoudre les difficultés des filières manuelles en France passe par une ouverture sur l’Europe !

Toujours à destination des jeunes, nous sommes également attachés au "Corps européen de solidarité" qui devrait passer, selon nous, de 3 600 (fin 2017) à plus de 100 000 jeunes placés dès 2020.

La Zone Euro : améliorer sa gouvernance

Les candidats d’Objectif France proposeront sur ce thème une approche de rupture : créer les conditions d’une nouvelle croissance en libérant les initiatives privées, ce qui signifie réduire l’interventionnisme européen dans les domaines économiques et normatifs, sans les imposer, mais en les évaluant d’une manière transparente. Face à cette situation, Objectif-France préconise tout d'abord d'améliorer la gouvernance et le pilotage de la zone euro en constituant un directoire politique, composé des chefs de gouvernement. En parallèle, un Secrétariat général de la zone euro - autonome de la Commission européenne - assurerait le suivi au quotidien de la zone économique.

Peut-être faudra-t-il, à terme, un mécanisme financier propre à la zone euro. Contrairement au projet du Président de la République, ce ne doit pas être un fonds de redistribution, mais un outil financier au service de l’impulsion dans les domaines de la recherche, dans le transport autonome de demain, dans la 5G, dans l’innovation, et exclusivement sur ces terrains-là. Nous y veillerons.

Le renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale et la fuite des capitaux

Pour Objectif France, lutter beaucoup plus fermement contre l’évasion et la fraude fiscales, mieux encadrer les pratiques financières abusives sont des impératifs immédiats pour dynamiser la richesse de l’Union. L’évasion et la fraude fiscales, ainsi que l’optimisation fiscale "agressive", coûtent chaque année environ 1000 milliards d’euros à l’Europe. Si l’UE a récemment progressé sur la question (directive ATA entrée en application en 2019, projet de lutte contre le dumping fiscal intra-européen après 2020), le plus gros reste à faire. Nous voulons amener les États -membres à plus de transparence et de coopération financières, à instaurer définitivement le "reporting" pays par pays, à mieux croiser les données au niveau européen, à sanctionner lourdement les banques et multinationales opérant dans des paradis fiscaux et leur bloquer les marchés publics…

Objectif France défend également une meilleure régulation financière au sein de l'UE. Nous proposons, au niveau européen, d’identifier les produits financiers "toxiques" ou inutiles au financement de l’économie réelle, et de légiférer sur le trading haute fréquence.

L’immigration raisonnée

L’UE par ses cultures et ses valeurs, conformément aux vœux de ses citoyens, est une terre d’accueil ou d’asile pour tous ceux ou celles qui respectent ces valeurs, les droits et libertés fondamentales associés à des devoirs, donc pour des individus capables de s’y intégrer. Pour Objectif-France, elle ne peut accepter des idéologies ou des individus hostiles aux principes de liberté et d’égalité, comme droits inaliénables de chaque être. L’intégration n’est pas un droit mais elle appelle à des devoirs, notamment l’intégration par le travail, la maîtrise de la langue et le respect de valeurs communes cardinales.

Nous réclamerons immédiatement plus de moyens pour Frontex, trop lourd et peu efficace aujourd’hui, et dont les missions doivent être revues ; et surtout nous demandons la révision des accords de Dublin pour ne pas laisser la charge seule aux pays d’entrée. Bien sûr, cela suppose une fermeté et une solidarité commune. Nous sommes favorables à la création de hot-spots à l’extérieur de l’Union Européenne. Cela signifie aussi une reprise en main momentanée de notre souveraineté territoriale, le temps qu'une véritable police aux frontières de l'UE se mette en place et démontre son efficacité.

A moyen-long terme, il sera nécessaire de tarir durablement ce flux en passant des accords, des partenariats, pour aider au développement ou à l'apaisement des zones d'émigration afin d'y fixer les populations. Plutôt que de contraindre et restreindre, Objectif-France propose de négocier un grand traité "intercontinental", UE/Afrique de développement des économies locales en contrepartie d'un arrêt ou d'une forte limitation des migrations économiques. Chacun y gagnera.

La Défense et la Sécurité

Notre pays proposera aux autres Etats-membres un partenariat incitatif dans lequel les opérations extérieures seront partagées financièrement. Ce partage pourrait prendre la forme d’une nouvelle rubrique au sein du budget européen. Beaucoup de nos partenaires européens restent attachés à l’organisation militaire intégrée même si elle n’est pas adaptée pour faire face aux flux migratoires et à la menace de l’Islam radical à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de la communauté européenne.

Pour Objectif-France, la priorité européenne en matière de Défense et de Sécurité est la préservation d'une base industrielle souveraine et l'augmentation de l'effort global des nations du continent actuellement nettement insuffisant pour garantir notre autonomie stratégique en dehors des Etats-Unis. Dans ce processus, la coopération franco-allemande est centrale.

Cette mobilisation doit aussi être scientifique et industrielle, avec un budget de défense pour développer une autonomie stratégique dans des domaines comme le spatial, l’aéronautique militaire et le cyberespace. Nos candidats soutiennent que c’est en créant et consolidant une infrastructure industrielle de Défense commune que l’Europe forgera un esprit de défense. Ils demanderont la mise en place d’une vraie coopération anti-criminalité à travers la création d’une académie européenne du renseignement.

Faire de la prévention en matière de santé une grande cause européenne

Les différents pays d'Europe ont en commun un environnement, des conditions de vie et un niveau de santé sensiblement comparables. C'est au niveau de l'Europe qu'il faut mettre en place les actions de prévention, qui constituent un sujet clé pour mieux lutter contre les maladies chroniques et les inégalités sociales face à la santé.

La prévention primaire, qui se poursuit tout au long de la vie, est à l’évidence l’affaire des Etats. Mais la prévention secondaire, qui vise à la détection et au traitement précoce d'une maladie ou d'un problème de santé, autant que le troisième type de prévention en matière de santé, doivent être traitées au niveau européen.

Cette prévention tertiaire vise à diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives dans une population et à réduire les complications consécutives à la maladie. C’est la prévention qui a permis hier de déterminer les 7 facteurs de risque de l’infarctus du myocarde, avec pour corollaire une réduction très importante de sa mortalité. C’est elle qui, demain, permettra de définir ceux des maladies neuro-dégénératives (type Alzheimer), ce qui permettra de retarder l’apparition de la maladie. Plus les données sont nombreuses et analysées rapidement, plus vite le résultat des études est utilisable. Voilà l’effet d’une politique de prévention et de recherche cohérentes. Là encore, l’Union fait la force…

La mise en commun, en priorité au sein de l’UE, des études concernant la prévention puis des actions dans son champ, permettra en plus, à la France, de rattraper son retard dans ce domaine, mais surtout de démultiplier l’importance des cohortes étudiées et l'efficacité des mesures préventives au niveau européen.

Le défi climatique : une réponse commune, garantie du futur de l’Union

L’Union n’est pas parmi les plus mauvais élèves de la classe au niveau mondial. Objectif France soutient les axes généraux de l’Union en matière climatique qui sont de réduire de 40% les émissions de GES à l’horizon 2030 et de parvenir en 2050 à la neutralité climatique. Nous pouvons en faire un outil de relance économique et un vrai vecteur de croissance. Nous demanderons que cette action bénéficie d’une autorité de régulation de la transition, d’un comité de pilotage et d’un cadre réglementaire pour réorienter les flux financiers.

Le plan d’investissement (plan Juncker), 500 milliards d’ici 2020, devra en large partie soutenir les investissements industriels ayant la réussite de la transition écologique comme objectif. D’une politique de contrainte, nous veillerons à faire de la transition écologique un défi positif, suscitant l’adhésion des citoyens européens. L’investissement "vert" sera aussi source de richesse.

Une agriculture européenne libérée et compétitive

C’est vraiment le domaine où nous pratiquerons le mieux notre grand principe "En faire moins pour faire beaucoup mieux". Objectif France, à l’écoute du monde rural, demandera en premier lieu de rendre obligatoire l’évaluation, par une étude d’impact, des conséquences de toute décision publique en matière de politique sanitaire et environnementale.

Dans ce domaine essentiel, nous voulons fonder une PAC 2020 sur la gestion des risques et sur le soutien à l’investissement. Nous exigerons que soit appliquée systématiquement la préférence communautaire. Il faut pour cela conduire une réforme drastique du droit de la concurrence et supprimer la compétence générale de la Commission européenne. Nous veillerons aussi à ce que tout soit fait pour maintenir à l’euro près le budget actuel de la PAC.

La relance d’une Union pour la Méditerranée : commençons par le noyau dur des Etats du sud de l’Europe

Nous croyons aux vertus des cercles concentriques, et surtout quand des Etats de l’Union ont un trésor en partage, la Méditerranée. Objectif France préconise un rapprochement entre la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Ces quatre pays appartiennent à une même sphère culturelle latine et partagent des similitudes économiques, sociales et politiques. Cette Alliance des pays du sud de l’Union, à quatre rapidement, puis in fine à huit, aurait pour première mission de défendre les intérêts de l’Union et d’associer ceux des pays du sud du bassin méditerranéen qui le souhaiteraient.

Ce noyau dur aurait pour principales autres missions la protection des frontières extérieures à l’UE, la gestion des ressources maritimes et celle des transports (notamment le franchissement des massifs montagneux, Alpes et Pyrénées, par des voies de communication). Cette union des pays du sud de l’UE donnerait une dimension humaine à un projet européen vu comme coupé des peuples et désincarné, et lui permettrait de tendre la main aux pays du sud de la Méditerranée de façon plus crédible et plus sélective.

Le temps de la pause est arrivé

Il est temps de mener un examen de conscience approfondi, public, et un audit des institutions européennes, de leurs fonctionnements et surtout de leurs interactions, comme de leur connexion avec les peuples de l’UE à qui elles doivent rendre compte. Cette mission doit être confiée au Parlement Européen, dans son rôle politique légitimé par le vote au suffrage universel. Nous revendiquons pour lui un droit d’inventaire immédiat et prioritaire. Il pourrait s’appuyer, pour mener ces audits, sur la Cour des comptes européenne et ses équivalents nationaux. Aujourd'hui, l'Union Européenne pratique un entrisme de plus en plus prégnant dans des politiques qui relèvent des différents gouvernements, au lieu de parfaire les domaines où elle est compétente.

Pour Objectif France cette pause est nécessaire, car c’est à l'issue de cet examen que l'UE pourra ou non décider d'aller de l'avant, de façon unanime, au même rythme, à 27 ; ou en ordre dispersé, pourquoi pas, avec dans ce cas, les fameux cercles ou les noyaux durs. Ce temps est aussi celui où tout élargissement sera reporté à plus tard et les négociations d’adhésions en cours suspendues, voire, comme pour la Turquie, remises en cause et annulées. Dans ce temps de la pause, Frontex doit lui aussi être intégré à l'évaluation et à l’audit des institutions.

La fin du zèle normatif en France

Objectif France s’engage à rompre avec cette très mauvaise pratique française, zèle du mauvais élève : aggraver, alourdir, en France, les normes communautaires pour feindre d’être exemplaire. Mettons-nous enfin à égalité de contraintes avec tous les autres Etats-membres. Les agriculteurs et les pêcheurs, victimes principales de ces excès, seront les premiers à s'en réjouir !

En faire moins pour faire beaucoup mieux

A Objectif France, nous rejetons le choix binaire du "encore plus" ou du recul systématique et pénalisant, faux choix simpliste et primaire. Ce retour à l'essentiel plutôt qu'à l’infructueuse dispersion des compétences de l'UE doit être un progrès pour tous les citoyens européens.

L'Union Européenne doit concentrer ses efforts sur des domaines d'actions choisis en commun, où elle procure un réel effet levier comparativement à l'échelon national, et où elle fournit plus de résultats et plus rapidement. En contrepartie, elle devra réduire ses interventions dans d'autres secteurs. Moins de directives, de règlements, de charges : selon cette logique, l’UE serait en mesure d’agir beaucoup plus rapidement et de façon plus décisive dans ses domaines prioritaires.

Objectif France travaillera à trouver un accord sur les domaines auxquels il faudrait donner la priorité ou, au contraire, en faire moins. Nous proposons d’aller jusqu’à consulter nos concitoyens et nos territoires.

Un leitmotiv de conviction : favoriser les politiques qui feront aimer l’Europe qui protège Objectif France est fière de décliner cette règle à double entrée dans chacune de ses propositions. L’UE a trop l’image de la contrainte et des règlements hors-sol, alors que son action peut, sur la durée, redevenir plus positive aux yeux des citoyens. Le monde extérieur nous envie, mais il ne nous craint plus et nous en respecte moins. Redevenons l’Europe qui fait envie…

Pour nos frontières, pour notre sécurité et celle de nos enfants, pour l’immigration enfin maîtrisée, pour la prévention en matière de santé, pour la qualité de notre agriculture et la sauvegarde de nos agriculteurs, pour l’enseignement, et dans bien d’autres domaines, nous mettrons en avant ce leitmotiv dans toutes nos propositions, et nous faciliterons tout ce qui conduira à "aimer l’Europe qui protège ". L’Europe en partage, c’est bien celle-là que nous voulons !


Pour soutenir Objectif France : http://www.objectif-france.org/of/soutenir/index_niveau5.php

par Arthur de Watrigant 5 avril 2026
"La loi du milieu" un éditorial d'Arthur de Watrigant dans le dernier numéro de "L'incorrect" https://lincorrect.org/editorial-darthur-de-watrigant-la-loi-du-milieu/ Rachida Dati a perdu, Patrick Cohen jubile sur France Inter. Il n’a pas tort ce lundi 23 mars au matin. Toutes les planètes étaient alignées, des retraits de listes à la réforme du scrutin qui l’inquiétait quelques mois plus tôt, comme nous le révélions dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Legrand-Cohen. Mais voilà, la sentence est tombée, l’ex-ministre de la Culture ne siègera pas rue de Rivoli. Pour service rendu (sic), le château de Versailles lui ouvre ses portes, il y a pire comme antichambre pour attendre les procès. Emmanuel Grégoire peut souffler. L’affaire ignoble du réseau pédocriminel dans le périscolaire parisien ne l’a pas affecté. Il annonce l’avenir en grande pompe : toujours plus de HLM, et le paradis des LGBT. La cohabitation s’annonce rock’n’roll. Mais Paris n’est pas la France, et les municipales ne sont pas une élection nationale. Tirer des conclusions pour 2027 s’avère périlleux. En revanche, la carte est limpide. Les grandes métropoles à la gauche et aux progressistes ; le reste aux autres. Le fossé entre les Français et les élites s’agrandit. Bientôt, ils ne se croiseront plus du tout. Il est des pouvoirs d’autant plus sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne se reconnaissent plus comme tels. Ils se croient naturels. Ils ne s’imposent pas : ils vont de soi. Depuis longtemps, l’audiovisuel public français exerce ce magistère feutré. Il ne gouverne pas le pays ; il en administre le récit. C’est un sanctuaire moderne qui voit une caste se contempler sous les traits de l’universel. C’est tout le privilège des cléricatures tardives : elles parlent au nom de tous depuis leur nombril. Rien, d’ailleurs, n’est tout à fait caché. Les connivences, les indulgences, les enthousiasmes comme les répulsions composent un paysage si connu qu’il en devient presque invisible. « Avec Patrick, on fait ce qu’il faut pour Dati », affirmait Thomas Legrand pour rassurer les socialistes. Les petites phrases ont parfois cette vertu de condenser un régime. C’est un monde qui a ses rites. Il aime particulièrement les cérémonies funèbres, qui permettent de travestir le bilan en élégie, surtout dès qu’un socialiste tombe. Jack Lang ? « Le plus grand ministre de la Culture de la ve ». Jospin ? « Le meilleur Premier ministre de la ve ». On a la canonisation aussi généreuse que l’excommunication sur France Inter. Mais les 35 heures n’existent pas au Purgatoire. Et puis survient parfois un grain de sable dans cette belle mécanique de l’innocence. Les Rayons et les Ombres, le film magistral de Xavier Giannoli. En choisissant Jean Luchaire pour raconter la collaboration, le cinéaste touche juste : il rappelle que les trahisons ne sont pas l’apanage d’un camp et naissent aussi dans les salons, les rédactions, les consciences raffinées et… à gauche. Soudain, le récit se trouble : quoi, la gauche n’est pas immunisée contre le mal ? Heureusement, des experts volent à la rescousse : l’historien Laurent Joly – qui, il y a un an, appelait à voter contre le RN en toute neutralité et tentait de liquider Jean-Yves Camus la veille dans Le Monde – est convoqué sur France 5 pour affirmer que « Luchaire est une anomalie ». Ça en fait tout de même un paquet… D’ailleurs quelques villes gagnées par LFI, au Blanc-Mesnil et ailleurs, refoulaient des odeurs d’épuration le jour d’intronisation des nouveaux maires. Certains avaient prévenu, mais par crainte de guerre civile, on a préféré leur agrafer une étiquette de facho sur la tronche. La paix vaut bien tous les renoncements. S’il y en a un qui ne renonce pas, c’est bien Charles Alloncle. Le jeune député et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’apprête à rendre ses conclusions. Elles ne seront peut-être jamais publiées, et toutes les preuves peuvent disparaître. Il suffit d’un vote. Ses adversaires le savent. Ils ont tout essayé : corruption, menaces, diffamation, des plus hautes sphères du privé jusqu’au perchoir de l’Assemblée. Rien n’y fait, Alloncle ne flanche pas. Il accuse. Le scandale est immense. Tentaculaire. Quant au pluralisme, il fait pâle figure face au système mafieux. Un système qui absout les siens et condamne les autres. Un monde qui se croit encore le centre alors qu’il n’est plus qu’un milieu.
par Maxime Duclos 26 mars 2026
Depuis quelques années, l’Allemagne a engagé un tournant stratégique majeur. Longtemps critiquée pour la faiblesse relative de son effort militaire, elle opère aujourd’hui un réarmement rapide et assumé, notamment au sein de son armée de terre, la Heer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un budget de défense passé d’environ 44 milliards d’euros en 2020 à près de 79 milliards en 2025, avec des projections dépassant les 100 milliards si l’on intègre les enveloppes exceptionnelles engagées depuis 2022. Officiellement, cette montée en puissance s’inscrit dans le contexte du conflit russo- ukrainien et dans une volonté de renforcer la sécurité européenne. Cet argument est recevable. L’environnement stratégique s’est dégradé, et il est logique que les États européens cherchent à combler leurs lacunes militaires. L’Allemagne, première puissance économique du continent, ne pouvait durablement rester en retrait. Mais au-delà de cette lecture immédiate, une question demeure : jusqu’où ira ce réarmement, et dans quel but réel s’inscrit-il à long terme ? Les ambitions affichées sont considérables. La modernisation de l’équipement de la Heer, avec une montée en puissance massive des chars Léopard, des véhicules blindés, de l’artillerie, des systèmes antiaériens et des drones, traduit une volonté claire : disposer d’une armée complète, robuste et projetable. L’objectif implicite, parfois évoqué dans certains cercles, de faire de l’armée allemande la première force terrestre d’Europe, marque une rupture stratégique profonde. Certes, l’Allemagne est aujourd’hui un allié, au sein de structures communes comme l’OTAN et l’Union européenne, un allié qui collabore étroitement avec le gouvernement et l’industrie française. Des projets de développement commun sont en cours dans le secteur de la défense et de la BITD (Base industrielle et technologique de défense), notamment le projet SCAF (Système de combat aérien du futur), qui prévoit d’ici 2040 de développer un nouvel avion de chasse destiné à remplacer le Rafale et l’Eurofighter. Le MGCS (Main Ground Combat System) est le futur système de combat terrestre destiné à remplacer les chars Leclerc français et Léopard 2 allemands vers 2040. Le projet MAWS (Maritime Airborne Warfare System) est une coopération lancée par une lettre d’intention franco-allemande en 2018 pour concevoir une capacité européenne de patrouille maritime et de lutte ASM (anti-sous-marine). Mais l’histoire enseigne une réalité simple : les alliances évoluent au gré des intérêts nationaux. Cette histoire européenne ne peut être écartée d’un revers de main. Les conflits passés, de la guerre de 1870 sous Otto von Bismarck et Napoléon III jusqu’aux deux guerres mondiales, ont façonné un équilibre fondé sur la méfiance autant que sur la coopération. Pendant des décennies, cet équilibre s’est traduit non pas par des plafonds juridiques stricts, mais par une forme de retenue politique et stratégique propre à l’Allemagne. Sans être formalisées comme après 1945, certaines limites existaient de facto : sous- investissement militaire, armée réduite et culture de réserve héritée de l’histoire. Le tournant opéré depuis 2022 marque une rupture : sous l’effet du conflit russo-ukrainien, ces freins politiques et historiques ont été levés, ouvrant la voie à un réarmement rapide et massif, notamment à travers un fonds exceptionnel de 100 milliards d’euros. C’est ici que doit s’exprimer une position claire. Oui, l’Allemagne a le droit d’assurer sa défense et de participer à la sécurité du continent. Mais elle ne peut pas être considérée comme un État militaire « comme les autres ». Son histoire militaire au XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux majeurs et des dizaines de millions de morts, impose une responsabilité particulière. Je pense en particulier aux propos de Monsieur Thierry Berthier, enseignant-chercheur au Centre de recherche Saint-Cyr et directeur scientifique de la Fédération professionnelle européenne des drones de sécurité. Sa recommandation pose question : « L’Allemagne pourrait s’engager à son tour dans le développement de sa propre dissuasion nucléaire, avec un soutien technologique franco-britannique. » Bien entendu, cette phrase vient compléter une analyse plus large sur le réarmement de l’Europe. Mais de tels propos peuvent inquiéter. Sommes-nous aujourd’hui réellement prêts, nous Européens, mais Français avant tout, à accompagner le développement de la dissuasion nucléaire allemande ? Il est permis d’en douter. Ignorer cette réalité au nom d’une lecture purement contemporaine serait une faute stratégique. Le réarmement allemand ne doit pas être refusé, mais il doit être encadré, transparent et politiquement assumé au niveau européen. Il ne peut se faire sans débat, sans limites et sans vigilance. Car l’histoire montre que les dynamiques de puissance, une fois enclenchées, échappent parfois à ceux qui les initient. Le véritable danger ne réside pas dans le réarmement en lui-même, mais dans l’oubli des leçons de l’histoire et dans l’absence de cadre politique clair. À long terme, ce type de transformation stratégique peut redéfinir les équilibres européens. Et si aujourd’hui personne ne peut sérieusement envisager une confrontation, il serait irresponsable d’écarter toute dérive future par principe. La lucidité impose donc une ligne simple : coopérer avec l’Allemagne, mais sans naïveté ; accompagner son réarmement, mais en fixant des exigences claires à l’échelle européenne. Car en matière de puissance militaire, l’histoire européenne a déjà montré que les équilibres ne sont jamais définitivement acquis.
par Renaud Girard dans FigaroVox 25 mars 2026
Une tribune très instructive de Renaud Girard dans FigaroVox sur l'Iran: https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-les-trois-erreurs-strategiques-de-la-theocratie-iranienne-20260303 CHRONIQUE - En bombardant les pétromonarchies du Golfe, les ayatollahs ont ajouté à leur idéologie obscurantiste une imbécillité stratégique. Au pouvoir à Téhéran depuis 47 ans, la théocratie chiite iranienne n’a jamais paru aussi faible. Elle est à la fois contestée de l’intérieur et attaquée de l’extérieur. À découvrir Intérieurement, elle a perdu tout soutien auprès des classes moyennes éduquées, depuis qu’elle a réprimé dans le sang, le 8 janvier 2026, les manifestations populaires contre la vie chère et la mauvaise gestion économique du gouvernement. Passer la publicité Extérieurement, elle est attaquée, depuis le 28 février 2026, par les deux plus grandes puissances militaires présentes au Moyen-Orient, à savoir les États-Unis d’Amérique et Israël. Son chef quasi-sacré, l’ayatollah Khamenei, a été tué, dès le début de la guerre par un missile de Tsahal, qui a montré, une fois de plus, son talent à recueillir des renseignements fiables en territoire ennemi et à y effectuer des frappes précises au mètre près. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes Les Américains et les Israéliens n’ont pas caché que leur guerre visait à obtenir un changement de régime. Y parviendront-ils ? Cela dépendra de leur volonté ou non de prendre des risques supplémentaires, y compris sous la forme de commandos de forces spéciales à terre. Mais, à Washington comme à Jérusalem, on sait qu’une situation aussi favorable ne se reproduira pas en Iran avant très longtemps. C’est le moment ou jamais pour renverser le gouvernement islamique à Téhéran. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes. Le problème le plus difficile aujourd’hui est celui du choix d’un bon pouvoir de transition pour remplacer celui des ayatollahs. Les Américains ont-ils en tête une personnalité iranienne qui pourrait jouer le rôle que joue la nouvelle présidente Delcy Rodriguez au Venezuela ? Sont-ils prêts à présider une transformation encore plus profonde des institutions iraniennes ? Songent-ils à confier la gestion des affaires courantes à l’armée régulière iranienne ? La question du pouvoir de transition à Téhéran devrait préoccuper la Maison-Blanche bien davantage que le gouvernement de Jérusalem. Benyamin Netanyahou a déjà eu son succès, en décapitant un régime qui affirmait publiquement vouloir « effacer Israël de la carte » du Moyen-Orient. Pour Donald Trump, l’affaire est plus compliquée. Il faut qu’il obtienne, à l’issue de son expédition militaire, un Iran à la fois stable et aligné sur les intérêts américains. Si tel n’était pas le cas, le 47e président des États-Unis aborderait l’automne et la campagne pour les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 dans les pires conditions. Car le Parti démocrate se ferait fort de le traiter de parjure, lui qui avait solennellement promis aux électeurs américains qu’il ne commencerait jamais de guerre. À lire aussi Attaque en Iran : le régime des mollahs s’active pour organiser la succession et contredire le scénario de son effondrement Trump s’est engagé dans une très grosse partie de poker internationale. Force est de constater qu’elle a bien commencé pour lui. Mais elle est loin d’être terminée. Un gros joueur ne peut se juger que sur ses gains, lorsqu’il est dans l’avion qui décolle de Las Vegas. Trump n’est pas encore dans cette situation. C’est maintenant qu’il devra jouer très finement, en surfant sur son avantage. La théocratie iranienne est dans une situation aux antipodes de celle des gouvernements américain et israélien. Elle est dans un état de grande faiblesse. Elle est proche du point de rupture. Comment en est-elle venue là ? En 2003, elle était pourtant dans une situation solide. Intérieurement, le pouvoir religieux suprême ne s’était pas opposé à l’élection d’un président réformateur, le populaire Mohammad Khatami, élu en 1997, et réélu en 2001. Extérieurement, l’Amérique lui avait fait un cadeau en or en Irak sans le vouloir, en y renversant le pouvoir sunnite de Saddam Hussein, pour le remplacer par un pouvoir chiite proche de Téhéran. Au lieu de profiter intelligemment d’une situation aussi favorable, l’ayatollah Khamenei a commis trois fautes stratégiques lourdes. Au lieu de saisir l’occasion de la difficile Administration américaine de la Mésopotamie pour aider les Américains et se réconcilier avec eux, l’ayatollah Khamenei a été saisi par la démesure. En 2005, son pouvoir s’en prend verbalement à Israël et organise des forums révisionnistes à Téhéran, prétendant que l’Occident a beaucoup exagéré le nombre des victimes de la Shoah, etc. En 2006, par défaut de contrôle de son vassal libanais, Téhéran laisse le Hezbollah attaquer physiquement le territoire israélien internationalement reconnu. La réplique israélienne sera maladroite et inachevée. À lire aussi Frappé au cœur, le régime iranien met le feu au Moyen-Orient La première erreur stratégique fut d’avoir pris de la maladresse pour de la faiblesse. Israël n’est pas un pays faible. C’est une nation riche, industrieuse, très déterminée à se défendre. En menaçant directement Israël, la théocratie iranienne s’est imprudemment attaquée à plus fort qu’elle. Elle a fini par perdre. Lorsque Trump est revenu au pouvoir au début de 2025, elle aurait dû se méfier et faire d’immédiates concessions, comme reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans ses frontières de 1966, et renoncer à enrichir l’uranium au-delà de 4 %, qui est le taux requis pour la production d’électricité. La seconde erreur stratégique fut d’avoir privilégié la coûteuse constitution militaro-politique d’un axe chiite au Moyen-Orient (Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Sanaa) à la satisfaction des besoins économiques essentiels d’une population iranienne jeune et en pleine expansion démographique. La puissance d’un pays est une affaire intérieure bien davantage qu’une affaire extérieure. Vous n’êtes jamais puissants si vous avez la population contre vous. La troisième erreur stratégique vient d’être commise. Pourquoi l’Iran s’est-il mis à bombarder les pétromonarchies du Golfe, lesquelles avaient tout fait pour persuader Trump de ne pas se lancer dans la guerre ? N’aurait-il pas été plus intelligent de n’attaquer aucun État sunnite, de concentrer tous ses tirs contre Israël, et de tenter de soulever l’oumma des musulmans contre les « diables » sionistes ? À leur idéologie obscurantiste, les ayatollahs ont ajouté, pour leur perte, leur imbécillité stratégique.
par Maxime Duclos 19 février 2026
Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !
par Maxime Duclos 30 janvier 2026
Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.
par Lignes Droites 10 janvier 2026
Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.
par Nicole Doro 3 janvier 2026
Une nouvelle agression au couteau, dans le métro parisien, a failli faire 3 nouvelles victimes. L’agresseur ? Comme d’habitude un étranger (malien), comme d’habitude sous OQTF, comme d’habitude déjà condamné pour le même type d’agression... Le triste quotidien aujourd’hui, en France. Mais si ce énième drame a pu se produire, c’est « grâce » (si vous me permettez cette locution...) aux « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont, le 7 août dernier et à une voix près, censuré l’allongement de la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux alors que le texte avait été adopté par les députés quelques semaines plus tôt. Cette voix, c’est celle du président, Richard Ferrand, qui a ainsi fait pencher la balance. Mesdemoiselles, à votre sortie de l’hôpital, j’espère que vous vous fendrez d’une lettre de remerciement ! Que voulez-vous Mesdemoiselles, chez les socialistes, l’idéologie est plus forte que tout ! Plus forte que la réalité de notre société, qu’ils refusent de voir, plus forte que la sécurité d’une nation et de ses habitants, dont ils n’ont que faire, plus forte que l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds à chaque nouvelle agression ! Les étrangers, c’est leur ADN aux gens de gauche, fussent-ils délinquants, violeurs, agresseurs, ils sont, comme le disait si bien feu leur gourou Mitterrand « chez eux chez nous ». Et bien moi, petite fille d’immigrés italiens, venus comme tant d’autres trouver du travail en France à l’aube du XXème siècle, ayant pour s’intégrer francisé les prénoms de leurs 8 enfants, n’ayant jamais bénéficie de quelques avantages que ce soit, moi je refuse de voir mon pays sombrer dans un aveuglement dévastateur ! Non, Messieurs les sages, vous ne l’êtes plus ! Vous avez du sang sur les mains. Vous n’avez même plus cette once de bon sens, dont le vieux Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » et qui pourtant vous ouvrirait les yeux sur ce qui s’appelle le réel ! Au bord du précipice, vous continuez d’avancer, aveuglés par une idéologie surannée que vous refusez de remettre en question. Béni sera le jour où cette instance suprême que devrait être le Conseil Constitutionnel sera dirigée par de vrai sages, qui placeront la sécurité de la France et des français au-delà de tout. Nicole DORO
par Le Bureau de Lignes Droites 31 3 janvier 2026
Chers amis, Nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année, à vous-mêmes ainsi qu’à vos proches. L’espoir est bien là malgré la criticité de notre situation ! Notre pays, la France, traverse la situation la plus difficile qu’il ait connue depuis les années trente et quarante: les finances de l’Etat sont hors de contrôle, la sécurité a déserté l’espace public, les frontières ne nous protègent plus, on nous oblige à accueillir les détraqués du monde entier et on s’interdit de les empêcher de nuire, le communautarisme triomphe, le citoyen qui essaie de défendre honnêtement son pays est désavoué au profit de l’immigrant illégal qui prétend détruire notre civilisation, l’hôpital n’est plus en mesure de soigner, l’école n’est plus en mesure d’éduquer. La caste au pouvoir a renversé les valeurs qui ont fondé notre démocratie : l’impunité règne, des privilèges ont été instaurés pour les minorités, l’oisiveté prévaut sur le mérite, les droits surclassent les devoirs, la fureur de la déconstruction et de la haine de soi l’emporte sur l’amour de la patrie et sur le respect pour les générations qui ont fait de la France le superbe pays qu’il est aujourd’hui. Les chars sont envoyés face aux agriculteurs –qui pourtant s’agenouillent devant la Marseillaise- alors que les dealers, les délinquants et les casseurs hurlent publiquement leurs insultes contre la France et, pour les quelques-uns d’entre eux qui sont arrêtés, sont condamnés à des peines dérisoires et libérés le lendemain de leur arrestation. Quatorze ans de progressisme enragé -cinq ans de hollandisme et neuf ans de macronisme- ont fait leur œuvre de destruction. François Hollande a eu la décence de ne pas se présenter à un second mandat à la présidence de la République. Emmanuel Macron aura-t’il à son tour le jugement nécessaire pour mettre fin à la spirale de folie qui engloutit la France, soit en démissionnant, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale ? Car l’espoir est là ! Le peuple français, longtemps victime des formateurs d'opinion soixante-huitards qui lui ont imposé l'idéologie diversitaire et permissive pendant près de soixante ans, reprend sa liberté de penser. Le moment arrive où notre peuple portera aux responsabilités des dirigeants respectueux de nos traditions, de ceux qui produisent, de ceux qui nous nourrissent, de ceux qui travaillent, de ceux qui respectent la loi, de ceux qui vivent leur foi dans leur espace privé sans en faire une revendication ni une provocation sociétale permanente. La volonté éclate partout chez notre peuple de rétablir l’ordre et l’autorité, de rendre sa noblesse au mérite, de replacer l’intérêt général au coeur des décisions, de mettre fin à la foire aux privilèges, de reprendre le contrôle de nos finances publiques, de ne plus tolérer l’entrisme religieux ni communautariste. C’est en installant la droite au pouvoir que nous répondrons à ces aspirations. Nous Lignes Droites 31 oeuvrons pour que la droite revienne aux responsabilités – et pour qu’elle s’unisse afin d’y accéder, car si elle en été écartée dans le passé, c’est à cause de son incapacité à s’unir. Les élections municipales de mars 2026 seront la première occasion d’élire des dirigeants de droite et de mettre un terme à cette spirale de folie. Dans chaque commune de Haute-Garonne où cela sera possible, Lignes Droites 31 soutiendra la liste d’union des droites : nous soutiendrons les listes qui sont déjà en préparation à Blagnac, à Launaguet, à Muret, à Tournefeuille et à Toulouse. A mesure que d’autres listes d’union des droites se formeront dans d’autres communes, nous leur apporterons notre aide également. Nous sommes impatients de mener ce combat à vos côtés pour le redressement notre pays ! Bien cordialement, Le Bureau de Lignes Droites 31
par Eric Duprix (Radio Présence) 7 décembre 2025
Nicolas Bonleux était l'invité cette semaine d'Eric Duprix dans l'émission "La mêlée de l'info" sur Radio Présence avec Monique Iborra (ex-députée de la Haute-Garonne) et Julien Klotz, conseiller départemental de la Haute-Garonne. L'émission peut être réécouté en replay ici : https://www.radiopresence.com/emissions/information/regionale/la-melee-de-l-info/article/la-melee-de-l-info-du-05-dec-120177
par Maxime Duclos 25 novembre 2025
Une tribune d'un de nos fidèle adhérents, Maxime Duclos : La situation politique actuelle ressemble à un champ de ruines. Emmanuel Macron, président de la République, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Selon les derniers sondages, près de deux Français sur trois souhaitent sa démission. Un président rejeté par une majorité du pays, isolé politiquement, et désormais prisonnier de ses propres manœuvres. Tout remonte à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. En activant l’article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron pensait reprendre la main, créer une nouvelle dynamique et affaiblir ses opposants. En réalité, il a plongé la France dans une crise démocratique sans précédent. L’Assemblée est devenue ingouvernable, les forces politiques s’entre-déchirent, aucun compromis n’est possible. La majorité relative est devenue synonyme d’impuissance. E. Macron croyait sans doute que l’instabilité pousserait les Français à se lasser des partis d’opposition, à réclamer un retour à l’ordre et à son autorité. Mais le calcul s’est retourné contre lui. Les Français ne croient plus à ses équilibres précaires, ils en ont assez des manœuvres et des discours creux. Le pouvoir s’est vidé de sens, et l’Élysée s’est transformé en forteresse assiégée. L’épisode S. Lecornu en est la parfaite illustration. Lundi 6 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission, conscient qu’il allait droit vers une motion de censure. Dans un réflexe de survie, Emmanuel Macron lui a demandé de rester encore quarante-huit heures, le temps de tenter l’impossible : trouver un accord entre des forces irréconciliables. Une manœuvre de plus pour gagner du temps. Pendant ce temps-là, le pays s’enlise, et le président se tait. Là où il aurait dû parler, rassurer, agir, il reste muet. Autour de lui, le cercle se fissure. Ses plus proches alliés prennent leurs distances. Édouard Philippe l’invite à envisager la démission, Gabriel Attal trace sa route en solo, conscient que le macronisme vit ses dernières heures. Même son propre camp prépare déjà l’après. Ce silence présidentiel est celui d’un homme seul, coupé du réel, persuadé encore d’incarner la solution alors qu’il est devenu le problème. Politiquement, toutes les options sont dans l’impasse. Un Premier ministre de gauche serait immédiatement censuré. Un maintien de S. Lecornu ne ferait que prolonger l’agonie. Les oppositions, qu’elles soient du Rassemblement national ou du Nouveau Front populaire, ont déjà prévenu : aucune confiance, aucune alliance. La dissolution du Parlement, en revanche, apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce chaos institutionnel, une certitude émerge. Sans union des droites, rien ne changera. Si les Républicains, si Reconquête, si Identité Liberté, Debout la France etc... persistent dans leur isolement, la responsabilité nous incombera entièrement. Pas à Macron, pas à la gauche, à nous. Marion Maréchal a déjà fait part de sa volonté d’une union des droites, mais tiendra-t-elle parole ? Est-ce un coup de com’ pour remonter dans les sondages et satisfaire la grande majorité de la demande des Français ? L’avenir nous le dira. Les sondages sont clairs : 52% des Français appellent de leurs vœux une coalition conservatrice et patriotique. Chez les électeurs de droite, c’est encore plus massif : 88% des sympathisants RN, 82% des LR, 100% des zemmouristes veulent cette alliance. 100% ! Imaginez : même si E. Zemmour refuse, toute sa base ira voir ailleurs. Mais si par fierté, par calcul personnel ou par peur de perdre un ego, ces partis refusent de suivre l’exemple d’Éric Ciotti qui, lui, a quitté Les Républicains pour bâtir une alliance réelle avec le RN, alors oui : nous serons responsables. Responsables de laisser la Macronie s’accrocher, responsables de laisser la gauche revenir, responsables d’une Assemblée ingouvernable et d’un pays qui s’enlise. À ce jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu réussi de peu à se maintenir à son poste, la récente motion de censure ayant échoué pour 18 voix. Le Président le sait, le Parlement également et les Français, bien entendu, s'attendent à la chute du Premier ministre dans les mois à venir ; ce n'est plus qu'une question de temps. L'alliance honteuse, faite de fausses promesses tenues lors du discours de politique générale de Sébastien Lecornu, entre les Socialistes et Les Républicains restera gravée dans l'histoire. Ils devront en assumer les conséquences. Mais cette alliance reste éphémère et fragile : 18 voix manquantes peuvent vite apporter leur soutien à la censure et la faire adopter. S'en suivra, je le pense sincèrement, au minimum une dissolution de l'Assemblée nationale et, si cela arrive, la Droite aura la lourde charge d'être responsable du destin de la France. La Droite ne pourra pas trouver d'excuses : ce ne sera ni la Gauche, ni le Centre qui sera responsable du nombre de sièges que la Droite obtiendra, car tout le monde est conscient que si l'union des droites est fonctionnelle, alors aucune alliance centro-gauchiste ne pourra arrêter ce raz-de-marée populaire et patriote. Dans le chaos actuel et face à l'attente claire des Français, les responsables politique de droite doivent dépasser leurs divergences personnelles et s'unir sans délai, non par intérêt partisan, mais par devoir envers le destin de la France.