Des décisions impopulaires mais nécessaires

David Gerson • 7 mai 2020

Des décisions impopulaires mais nécessaires

Pour sortir de cette crise qui s’annonce sans précédent, nos gouvernants devront prendre des décisions impopulaires mais nécessaires pour en sortir le plus rapidement possible et éviter une trop grande casse qui ne pourrait pas être surmontée .


Dans le monde politique français, il est répété régulièrement qu’il y avait un avant 21 avril 2002 et un après. Pour le peuple de France (et même du monde mais parlons d’abord de nous), il y aura un avant 16 mars 2020 et un après.

Jamais dans notre histoire moderne, un confinement aussi strict n’a été adopté, jamais nous n’aurions pensé qu’à l’ère de la technologie si puissante, ou l’information se relaye à une vitesse grand V, qu’un simple virus créerait le plus grand choc économique, encore plus puissant que celui que nous avions connu pendant les deux grandes guerres du XXème siècle. Quand nous analysons de plus près la situation, cette crise aura dévoilé la fragilité de notre économie, car en à peine deux mois, petites, moyennes ou grandes entreprises sont menacées de faillites. Entre une économie des grandes entreprises du CAC 40, de la Bourse, et celles des milliers d’entreprises de commerce, de service, de l’agroalimentaire ou encore de l’artisanat, que tout oppose, là, face à cette crise chacun à son niveau sera gravement touché. Qui aurait pu penser par exemple que le secteur aéronautique, et son fleuron Airbus, serait aussi en danger, entrainant dans son sillon toutes les filières des sous-traitants et les emplois indirects.

Les grandes entreprises appliqueront des plans sociaux, les PME et TPE licencieront en grand nombre, laissant beaucoup de salariés sur le carreau, ce qui aura pour conséquence l’explosion du chômage, et la perte du pouvoir d’achat. Quand on est au chômage avec sa perte de revenus, ou quand on a la peur au ventre pour son emploi, c’est la consommation qui est en forte baisse, c’est la récession économique qui perdure.


On peut avoir des doutes sur la gestion sanitaire d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, mais jusqu’à présent sur un plan économique, on peut dire qu’ils ont mis les moyens nécessaires pour éviter l’effondrement de notre économie et garder en vie le maximum des PME et TPE : Chômage partiel, aides nationales et régionales, mise en place du prêt garantie de l’État. C’est bien, mais c’est seulement une mise sous une sorte d’anesthésie générale de nos entreprises. Au moment du redémarrage cela sera plus beaucoup compliqué.

Ne soyons pas rêveurs ou utopistes, tous ces milliards mis sur la table seront à rembourser quoi qu’en disent nos gouvernants. Quand fin 2018 avec la crise des gilets jaunes, ont été mis sur la table 10 milliards d’euros, il était prévu de faire des économies sur les années suivantes, alors pour des centaines de milliards débloqués en deux mois que devrons nous faire… ?

Augmenter les impôts ? Même si ce n’est pas dans les deux années à venir, nous n’y échapperons pas. Seulement ça ne suffira pas, il faudra mettre en place des mesures et des réformes drastiques, dont certaines auraient dû l’être depuis bien longtemps : Fin des 35 heures, taux de tva, harmonisation des charges patronales des entreprises, réduction du nombre de fonctionnaires dans les secteurs administratifs, retraite à 65 ans avec un calcul de la pénibilité.



Fin des 35h et retour aux 39h par semaine


Les 39h étaient l’heure légale de travail de 1981 et 1998. Pour enrayer le chômage de masse qui existait à la fin des années 90, le gouvernement gauche plurielle de Lionel Jospin, a passé la durée hebdomadaire à 35h sans baisse de salaire en faisant le pari que le partage du temps de travail conduirait à faire descendre la courbe du chômage. Déjà en 1981, passer de 40 à 39h n’avait rien apporté. Mais avec cette loi, c’est toute l’organisation du travail dans les entreprises qui a été chamboulée, avec par exemple ce qu’on appelle les RTT, un vrai casse-tête chinois. Au lieu de simplifier le travail, de réduire le chômage, elle produira son effet contraire au fil du temps et augmentera le coût du travail à l’heure de la mondialisation et de la guerre des prix. Depuis plusieurs années, on nous promet la fin des 35h. Mais une fois arrivé en campagne présidentielle, ou au pouvoir, ce ne sont que des « mesurettes » qui sont prises pour à la fois les contourner et ne pas se mettre à dos les syndicats et les français, ce qui caractérise bien là le manque de courage politique à la française. Certes en 2007, l’exonération des charges sociales et fiscales que met en place Nicolas Sarkozy sur les heures supplémentaires, permettra aux salariés de gagner plus. Mais pour autant les entreprises ne les mettent en place que ponctuellement, selon leurs carnets de commandes, car ces heures sont bien sur majorées de 10 à 25% ce qui est un coût que toutes les entreprises ne peuvent supporter.

Il est donc nécessaire pour la survie de nos entreprises avec la crise économique qui s’annonce violente, de réduire le coût du travail, de leur permettre d’être le plus compétitif possible. Les salariés pour aider les entreprises, mais aussi pour garder leur emploi, devront contribuer à l’effort national. Prenons deux exemples :

·un commerce avec une ouverture d’une heure supplémentaire par jour, pourrait augmenter son chiffre d’affaire de 10 à 15%.

·Un constructeur automobile pourrait réduire ses couts de productions de 10%, ce qui est non négligeable par rapport à la forte concurrence du secteur étranger.

Bien sûr il n’est pas envisagé de ma part que cette hausse du temps de travail ne soit pas accompagnée d’une hausse des revenus des salariés, mais elle devra être compensée par une baisse des charges patronales des entreprises : en clair le salaire net sera plus élevé, mais le cout total du salaire charges patronales comprises pour l’entreprise restera identique à celui actuel. Jusqu’à présent le gouvernement Macron n’a baissé que les charges sociales que paye le salarié pour augmenter son salaire net, mais le coût pour l’entreprise reste toujours aussi élevé. Au final c’est le pouvoir d’achat des français qui augmentera, et cet argent à dépenser en plus, ira dans nos entreprises et, via la tva, dans les caisses de l’Etat, ce qui compensera la perte des charges patronales.

Le secteur public devra lui aussi augmenter le temps de travail hebdomadaire à 39h pour les fonctionnaires afin d’accompagner l’effort national et réduire la dépense publique. Cela sera bien sur adapté à chaque secteur de travail, j’y reviendrais plus tard.

Pouvoir d’achat, compétitivité des entreprises et réduction des dépenses publiques seront les 3 grands effets du retour au 39h.


Le taux de TVA


Nous connaissons plusieurs taux de tva en France, les plus courants étant de 20% pour tous les produits de service et de consommation tel que l’automobile, les produits informatiques et high-tech, le textile etc…., de 10% pour la restauration, et de 5,5% pour les produits alimentaires, de première nécessité, et de tourisme.

Vus les finances de l’État, le niveau de la dette, et les déficits qui vont exploser à la fin de cette année, le moyen le plus simple pour augmenter les recettes serait de relever d’une manière générale le taux de TVA qui est déjà l’impôt qui remplit le plus ses caisses. Mais de le faire de cette façon aussi générale ou simpliste aurait pour conséquence une augmentation des prix non maitrisées et entrainerait une perte de pouvoir d’achat, ce qui est la dernière chose a faire pour inciter à consommer.

Alors que devons nous faire faire ?

Pour ne pas trop toucher aux portefeuilles des français, et sur le principe d’égalité entre tous, il ne faut pas toucher au taux de 5,5% sur les produits alimentaires.

Pour les secteurs les plus touchés comme le tourisme ou la restauration, il faudra envisager une baisse de la tva (de 5,5% à 2,5% pour le premier, de 10% à 5,5% pour le second) pour pouvoir redémarrer plus sereinement et éponger un peu les pertes liés à la fermeture administrative plus longue des établissements, dont nous ne connaissons d'ailleurs toujours pas la date de réouverture….

Pour remplir un peu les caisses de l’Etat, le taux de TVA de 20% doit être relevé : 1% d’augmentation de ce taux de TVA c’est 7 milliards d’€ de plus dans les caisses !

Pour favoriser la production française et sauvegarder les emplois, un taux de tva différent devra être appliqué si le produit est importé de l’étranger. Un taux de 21% sur les produits français et un de 24% sur les produits étrangers rapporterait aux alentours de 20 milliards d’€ aux caisses de l’État. L’augmentation des prix entre les produits français, européen, et étranger serait en moyenne de 2%, beaucoup plus faible que le pouvoir d’achat lié au passage des 39h et l’augmentation du salaire net. Bien sur, l’augmentation des recettes de TVA compensera la perte des charges patronales. Cela ne vous rappelle rien ?... la TVA sociale tout simplement !


L’harmonisation des charges patronales des entreprises


Depuis 2004, il existe une réduction des charges patronales, appelée Fillon, pour les salaires allant du smic à 1,6 fois le smic. Si cette réduction a permis de réduire le cout du travail du salaire minimum par rapport à nos voisins européens, son mode de calcul a des effets pervers sur le cout du salaire en général et qui a pour conséquence d’un nivellement par le bas des salaires. En effet plus on augmente le taux de la base horaire du smic, moins la réduction de charge patronale en numéraire est élevée ! Exemple pour un salaire au smic a temps complet vous aurez une réduction de 400€ , et pour un salaire 1,3 fois le smic, de 200€. Ce que regarde un chef d’entreprise, c’est le coût final. Et on s’aperçoit qu’au smic on paye même moins de charges patronales que le salarié ! Et je suis bien placé car moi-même sur des postes non qualifiés je ne peux pas augmenter les salaires car si j’augmente le brut de 10%, le coût total lui aura augmenté de 20% !

Pour niveler les salaires vers le haut il est indispensable d’harmoniser la réduction des charges patronales pour les petits salaires de 1 à 1,5 fois du smic avec une seule réduction numéraire de 400€ . Si cette règle est appliquée je suis convaincu que beaucoup de petites entreprises augmenteraient les salaires pour fidéliser leurs salariés.


La baisse du nombre de fonctionnaires


Il y a bien un niveau qu’il faudra baisser de manière drastique ce sont les dépenses de l’État et des collectivités régionales, départementales et municipales. Le principal enjeu sera de baisser la masse salariale sans baisser la qualité du service publique ou de mettre en danger certains secteurs comme le corps médical ou sécuritaire a qui nous devons tant dans cette crise sanitaire.

Jusqu’à maintenant on n'a eu droit qu’à une guerre de chiffres de nos gouvernants ou candidats : non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, réduction des effectifs de 500.000, pour l’un, de 250.000 pour un autre, et même de 100.000 par le candidat Macron, bref des chiffres à l’emporte pièce.

Le premier levier sera l’augmentation du temps de travail passant lui aussi comme dans le privé à 39h.

Pour avoir une vrai stratégie à moyen terme, un audit doit être fait sur la fonction publique au niveau national, territorial, à chaque étage et par secteur : nombre, niveau des catégories A, B et C, pyramide des âges pour évaluer les départs à la retraite à cinq ans. Une fois cet audit réalisé, voire dans quels services nous devons augmenter les effectifs, dans lesquels nous devons les baisser, et en combien de temps c’est réalisable. Dans des domaines comme la santé où nous manquons d’aides-soignants, infirmiers, médecins et la sécurité ou la présence d’effectifs de policiers nationaux, municipaux sur le terrain fait défaut on recrutera. Dans les autres telle la fonction administrative qui peut être réduite à terme grâce aux moyens technologiques d’aujourd’hui, on ne renouvellera pas tous les départs à la retraite. Comme dernier levier nous pouvons former des fonctionnaires dans les secteurs trop pourvus actuellement pour qu’ils intègrent ceux en manque.

Une fois cela réalisé, on pourra annoncer un chiffre de la réduction du nombre de fonctionnaires.

Cette mesure de réforme de la fonction publique qui était déjà urgente depuis vingt ans, devient vitale pour non seulement nos finances, mais aussi pour sauvegarder notre service de qualité auprès de la population.


Une vraie réforme des retraites


Notre système de retraite est depuis 1945 un système par répartition où ce sont les cotisations des actifs qui paient les retraites de nos ainés. Jusqu’en 1981, le départ de l’âge légal était à 65 ans : il y avait deux actifs qui travaillaient pour un retraité, et la durée moyenne de vie h/f était de 72 ans (en augmentation constante depuis 1945). On peut dire que la durée moyenne d’une pension de retraite était perçue pendant sept ans à cette époque là.

Pour se faire élire à la Présidence de la République, François Mitterrand avait dans ses propositions la baisse de l’âge de la retraite à 60 ans. Une fois élu, il n’avait bien sûr pas le choix que de mettre cette réforme en place ce qui a été une gravissime erreur et un manque de vision que nous payons encore aujourd’hui. Alors que le chômage étaient de plus en plus important, que la durée de l’espérance de vie augmentait, on ne pouvait que creuser le déficit de notre système de retraite et le mettre continuellement en péril.

En 2010, avec une espérance de vie à 80 ans, un départ à la retraite à 60 ans, ce n’est plus sept ans de pensions de retraites à payer mais vingt ans. De plus avec l’arrivée progressive de la génération « baby-boom », le nombre d’actifs étaient quasiment le même que les retraités ! Nicolas Sarkozy et François Fillon ont réussi à pousser non sans mal la retraite à 62 ans, ce qui loin d’être suffisant pour avoir des effets à court, moyen ou long terme, avec en plus un retour à 60 ans pour certains mis en place par leurs successeurs, là aussi pour appliquer une promesse démagogique de campagne.

La réforme proposée par Emmanuel Macron en 2019, en mettant en place le système par point est une bonne chose. Mais sans toucher à l’âge légal, l’effet ne sera pas à la hauteur de l’enjeu.

Il n’est pas lieu ici de commenter le travail des séniors et le taux de chômage élevé de cette catégorie, mais simplement d’apporter des solutions pour sauver les retraites et garder un niveau décent de revenus pour tous.

Petit rappel sur nos voisins européens et l’âge légal du départ à la retraite : 65 ans pour l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Suisse, 67 ans pour l’Allemagne (toujours montré comme LE MODELE), 69 ans pour le Portugal.

Oui, nous devons augmenter l’âge de base de la retraite à 65 ans dès 2020 et envisager comme l’Allemagne à 67 ans à l’ horizon 2025 sinon notre système ne survivra pas !

L'expression "âge de base" n’est pas choisi par hasard, car si 65 ans est une bonne base, nous pourrions partir plus tôt en prenant en compte de façon plus simple que ça ne l’est aujourd’hui la pénibilité, ou d’autoriser de partir plus tard si on veut continuer à travailler comme le demande beaucoup de nos seniors.

Pour ce qui concerne le calcul de la pénibilité, il faut codifier comme nous le faisons pour les activités des entreprises, chaque métier exercé et donner un pourcentage de pénibilité, qui permettra de gagner des trimestres de cotisations et un départ plus tôt que l’âge de base. Par exemple un métier codifié avec un taux de pénibilité de 125% et qui a été exercé pendant quatre ans ferait gagner une année de cotisation et permettrait de prendre sa retraite à 64 ans.

Même si on a cotisé tous les trimestres, l’autorisation de continuer après 65 ans demandée par beaucoup, car cela permet de garder le même revenu et de ne pas se retrouver avec une perte parfois jusqu’à 50%, sera tout aussi bénéfique pour les finances de l’État que pour l’économie : d’un coté l’État économisera la pension de retraite, encaissera des cotisations, et l’économie en profitera du fait que le pouvoir d’achat de la personne ne baissera pas tant qu’elle continuera à travailler.

Cette crise est sans précédent. Tant que le virus circule et qu’un vaccin n'est pas disponible, nous ne retrouverons pas une activité normale.

Nous devrons tous, à notre niveau, contribuer à l’effort national, abandonner certains privilèges, pour aider notre pays à se relever.

Les entreprises devront travailler autrement, sur de nouveaux schémas, diversifier leurs activités.

Ne restons pas dans une idéologie fermée, si nous faisons preuve de pédagogie, et si nous prenons le temps de la concertation avec les différents acteurs, nous pourrons y arriver. Maintenant il faudra des hommes et des femmes de convictions qui nous gouvernent

dans les années à venir et j’espère que la droite républicaine française sera capable de relever ce défi.

par Maxime Duclos 19 février 2026
Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !
par Maxime Duclos 30 janvier 2026
Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.
par Lignes Droites 10 janvier 2026
Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.
par Nicole Doro 3 janvier 2026
Une nouvelle agression au couteau, dans le métro parisien, a failli faire 3 nouvelles victimes. L’agresseur ? Comme d’habitude un étranger (malien), comme d’habitude sous OQTF, comme d’habitude déjà condamné pour le même type d’agression... Le triste quotidien aujourd’hui, en France. Mais si ce énième drame a pu se produire, c’est « grâce » (si vous me permettez cette locution...) aux « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont, le 7 août dernier et à une voix près, censuré l’allongement de la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux alors que le texte avait été adopté par les députés quelques semaines plus tôt. Cette voix, c’est celle du président, Richard Ferrand, qui a ainsi fait pencher la balance. Mesdemoiselles, à votre sortie de l’hôpital, j’espère que vous vous fendrez d’une lettre de remerciement ! Que voulez-vous Mesdemoiselles, chez les socialistes, l’idéologie est plus forte que tout ! Plus forte que la réalité de notre société, qu’ils refusent de voir, plus forte que la sécurité d’une nation et de ses habitants, dont ils n’ont que faire, plus forte que l’abîme qui s’ouvre sous leurs pieds à chaque nouvelle agression ! Les étrangers, c’est leur ADN aux gens de gauche, fussent-ils délinquants, violeurs, agresseurs, ils sont, comme le disait si bien feu leur gourou Mitterrand « chez eux chez nous ». Et bien moi, petite fille d’immigrés italiens, venus comme tant d’autres trouver du travail en France à l’aube du XXème siècle, ayant pour s’intégrer francisé les prénoms de leurs 8 enfants, n’ayant jamais bénéficie de quelques avantages que ce soit, moi je refuse de voir mon pays sombrer dans un aveuglement dévastateur ! Non, Messieurs les sages, vous ne l’êtes plus ! Vous avez du sang sur les mains. Vous n’avez même plus cette once de bon sens, dont le vieux Descartes disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » et qui pourtant vous ouvrirait les yeux sur ce qui s’appelle le réel ! Au bord du précipice, vous continuez d’avancer, aveuglés par une idéologie surannée que vous refusez de remettre en question. Béni sera le jour où cette instance suprême que devrait être le Conseil Constitutionnel sera dirigée par de vrai sages, qui placeront la sécurité de la France et des français au-delà de tout. Nicole DORO
par Le Bureau de Lignes Droites 31 3 janvier 2026
Chers amis, Nous vous présentons nos meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année, à vous-mêmes ainsi qu’à vos proches. L’espoir est bien là malgré la criticité de notre situation ! Notre pays, la France, traverse la situation la plus difficile qu’il ait connue depuis les années trente et quarante: les finances de l’Etat sont hors de contrôle, la sécurité a déserté l’espace public, les frontières ne nous protègent plus, on nous oblige à accueillir les détraqués du monde entier et on s’interdit de les empêcher de nuire, le communautarisme triomphe, le citoyen qui essaie de défendre honnêtement son pays est désavoué au profit de l’immigrant illégal qui prétend détruire notre civilisation, l’hôpital n’est plus en mesure de soigner, l’école n’est plus en mesure d’éduquer. La caste au pouvoir a renversé les valeurs qui ont fondé notre démocratie : l’impunité règne, des privilèges ont été instaurés pour les minorités, l’oisiveté prévaut sur le mérite, les droits surclassent les devoirs, la fureur de la déconstruction et de la haine de soi l’emporte sur l’amour de la patrie et sur le respect pour les générations qui ont fait de la France le superbe pays qu’il est aujourd’hui. Les chars sont envoyés face aux agriculteurs –qui pourtant s’agenouillent devant la Marseillaise- alors que les dealers, les délinquants et les casseurs hurlent publiquement leurs insultes contre la France et, pour les quelques-uns d’entre eux qui sont arrêtés, sont condamnés à des peines dérisoires et libérés le lendemain de leur arrestation. Quatorze ans de progressisme enragé -cinq ans de hollandisme et neuf ans de macronisme- ont fait leur œuvre de destruction. François Hollande a eu la décence de ne pas se présenter à un second mandat à la présidence de la République. Emmanuel Macron aura-t’il à son tour le jugement nécessaire pour mettre fin à la spirale de folie qui engloutit la France, soit en démissionnant, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale ? Car l’espoir est là ! Le peuple français, longtemps victime des formateurs d'opinion soixante-huitards qui lui ont imposé l'idéologie diversitaire et permissive pendant près de soixante ans, reprend sa liberté de penser. Le moment arrive où notre peuple portera aux responsabilités des dirigeants respectueux de nos traditions, de ceux qui produisent, de ceux qui nous nourrissent, de ceux qui travaillent, de ceux qui respectent la loi, de ceux qui vivent leur foi dans leur espace privé sans en faire une revendication ni une provocation sociétale permanente. La volonté éclate partout chez notre peuple de rétablir l’ordre et l’autorité, de rendre sa noblesse au mérite, de replacer l’intérêt général au coeur des décisions, de mettre fin à la foire aux privilèges, de reprendre le contrôle de nos finances publiques, de ne plus tolérer l’entrisme religieux ni communautariste. C’est en installant la droite au pouvoir que nous répondrons à ces aspirations. Nous Lignes Droites 31 oeuvrons pour que la droite revienne aux responsabilités – et pour qu’elle s’unisse afin d’y accéder, car si elle en été écartée dans le passé, c’est à cause de son incapacité à s’unir. Les élections municipales de mars 2026 seront la première occasion d’élire des dirigeants de droite et de mettre un terme à cette spirale de folie. Dans chaque commune de Haute-Garonne où cela sera possible, Lignes Droites 31 soutiendra la liste d’union des droites : nous soutiendrons les listes qui sont déjà en préparation à Blagnac, à Launaguet, à Muret, à Tournefeuille et à Toulouse. A mesure que d’autres listes d’union des droites se formeront dans d’autres communes, nous leur apporterons notre aide également. Nous sommes impatients de mener ce combat à vos côtés pour le redressement notre pays ! Bien cordialement, Le Bureau de Lignes Droites 31
par Eric Duprix (Radio Présence) 7 décembre 2025
Nicolas Bonleux était l'invité cette semaine d'Eric Duprix dans l'émission "La mêlée de l'info" sur Radio Présence avec Monique Iborra (ex-députée de la Haute-Garonne) et Julien Klotz, conseiller départemental de la Haute-Garonne. L'émission peut être réécouté en replay ici : https://www.radiopresence.com/emissions/information/regionale/la-melee-de-l-info/article/la-melee-de-l-info-du-05-dec-120177
par Maxime Duclos 25 novembre 2025
Une tribune d'un de nos fidèle adhérents, Maxime Duclos : La situation politique actuelle ressemble à un champ de ruines. Emmanuel Macron, président de la République, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Selon les derniers sondages, près de deux Français sur trois souhaitent sa démission. Un président rejeté par une majorité du pays, isolé politiquement, et désormais prisonnier de ses propres manœuvres. Tout remonte à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. En activant l’article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron pensait reprendre la main, créer une nouvelle dynamique et affaiblir ses opposants. En réalité, il a plongé la France dans une crise démocratique sans précédent. L’Assemblée est devenue ingouvernable, les forces politiques s’entre-déchirent, aucun compromis n’est possible. La majorité relative est devenue synonyme d’impuissance. E. Macron croyait sans doute que l’instabilité pousserait les Français à se lasser des partis d’opposition, à réclamer un retour à l’ordre et à son autorité. Mais le calcul s’est retourné contre lui. Les Français ne croient plus à ses équilibres précaires, ils en ont assez des manœuvres et des discours creux. Le pouvoir s’est vidé de sens, et l’Élysée s’est transformé en forteresse assiégée. L’épisode S. Lecornu en est la parfaite illustration. Lundi 6 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission, conscient qu’il allait droit vers une motion de censure. Dans un réflexe de survie, Emmanuel Macron lui a demandé de rester encore quarante-huit heures, le temps de tenter l’impossible : trouver un accord entre des forces irréconciliables. Une manœuvre de plus pour gagner du temps. Pendant ce temps-là, le pays s’enlise, et le président se tait. Là où il aurait dû parler, rassurer, agir, il reste muet. Autour de lui, le cercle se fissure. Ses plus proches alliés prennent leurs distances. Édouard Philippe l’invite à envisager la démission, Gabriel Attal trace sa route en solo, conscient que le macronisme vit ses dernières heures. Même son propre camp prépare déjà l’après. Ce silence présidentiel est celui d’un homme seul, coupé du réel, persuadé encore d’incarner la solution alors qu’il est devenu le problème. Politiquement, toutes les options sont dans l’impasse. Un Premier ministre de gauche serait immédiatement censuré. Un maintien de S. Lecornu ne ferait que prolonger l’agonie. Les oppositions, qu’elles soient du Rassemblement national ou du Nouveau Front populaire, ont déjà prévenu : aucune confiance, aucune alliance. La dissolution du Parlement, en revanche, apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce chaos institutionnel, une certitude émerge. Sans union des droites, rien ne changera. Si les Républicains, si Reconquête, si Identité Liberté, Debout la France etc... persistent dans leur isolement, la responsabilité nous incombera entièrement. Pas à Macron, pas à la gauche, à nous. Marion Maréchal a déjà fait part de sa volonté d’une union des droites, mais tiendra-t-elle parole ? Est-ce un coup de com’ pour remonter dans les sondages et satisfaire la grande majorité de la demande des Français ? L’avenir nous le dira. Les sondages sont clairs : 52% des Français appellent de leurs vœux une coalition conservatrice et patriotique. Chez les électeurs de droite, c’est encore plus massif : 88% des sympathisants RN, 82% des LR, 100% des zemmouristes veulent cette alliance. 100% ! Imaginez : même si E. Zemmour refuse, toute sa base ira voir ailleurs. Mais si par fierté, par calcul personnel ou par peur de perdre un ego, ces partis refusent de suivre l’exemple d’Éric Ciotti qui, lui, a quitté Les Républicains pour bâtir une alliance réelle avec le RN, alors oui : nous serons responsables. Responsables de laisser la Macronie s’accrocher, responsables de laisser la gauche revenir, responsables d’une Assemblée ingouvernable et d’un pays qui s’enlise. À ce jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu réussi de peu à se maintenir à son poste, la récente motion de censure ayant échoué pour 18 voix. Le Président le sait, le Parlement également et les Français, bien entendu, s'attendent à la chute du Premier ministre dans les mois à venir ; ce n'est plus qu'une question de temps. L'alliance honteuse, faite de fausses promesses tenues lors du discours de politique générale de Sébastien Lecornu, entre les Socialistes et Les Républicains restera gravée dans l'histoire. Ils devront en assumer les conséquences. Mais cette alliance reste éphémère et fragile : 18 voix manquantes peuvent vite apporter leur soutien à la censure et la faire adopter. S'en suivra, je le pense sincèrement, au minimum une dissolution de l'Assemblée nationale et, si cela arrive, la Droite aura la lourde charge d'être responsable du destin de la France. La Droite ne pourra pas trouver d'excuses : ce ne sera ni la Gauche, ni le Centre qui sera responsable du nombre de sièges que la Droite obtiendra, car tout le monde est conscient que si l'union des droites est fonctionnelle, alors aucune alliance centro-gauchiste ne pourra arrêter ce raz-de-marée populaire et patriote. Dans le chaos actuel et face à l'attente claire des Français, les responsables politique de droite doivent dépasser leurs divergences personnelles et s'unir sans délai, non par intérêt partisan, mais par devoir envers le destin de la France.
par Nicolas Conquer (Valeurs Actuelles) 23 novembre 2025
A l’heure de l’IA, l’immigration choisie devient un grand déclassement "Cette question deviendra l’une des dimensions majeures des prochaines échéances électorales en France. Ceux qui continueront de célébrer « l’immigration choisie » sans condition seront jugés pour ce qu’ils sont : les fossoyeurs silencieux de la mobilité sociale de nos enfants." https://www.valeursactuelles.com/economie/a-lheure-de-lia-limmigration-choisie-devient-un-grand-declassement
par Louise Morice dans Frontières 23 novembre 2025
Je suis de la génération Bataclan. La génération qui n’a pas connu la guerre, mais qui voit le sang couler sur son propre sol. Chaque année, chaque mois, chaque semaine. Nous avons grandi dans l’ombre des sirènes et des bougies, dans la peur sourde des métros bondés, des gares trop silencieuses, des sacs abandonnés. Je fais partie d’une génération qui vit la barbarie à chaque coin de rue ; d’une génération de femmes qui hésite à mettre une jupe, de garçons qui baissent les yeux pour éviter une provocation. Nous sommes ceux qui ont appris trop tôt ce que veut dire mourir pour rien. Je suis de la génération qui n’oubliera jamais, et qui ne pardonnera pas. Remplie de colère, parce qu’on ne nous protège pas. Remplie de colère, parce qu’ils ont les clés mais préfèrent le déni, la lâcheté, plutôt que le courage d’affronter le réel. Ils disent craindre la guerre civile, mais la guerre est déjà là, diffuse, rampante, dans les cœurs et dans les rues. J’avais seize ans, j’étais au lycée. Je me souviens du message sur la conversation de classe : « Y’a encore un attentat à Paris. » Encore. Ce mot résonne encore plus fort que les balles. Ce n’était pas le premier. Et nous savons, hélas, que ce ne sera pas le dernier. Louise Morice, média Frontières
par Jeanne Durieux (Le Figaro) 10 novembre 2025
"Contrairement au conflit à Gaza, ou à la guerre en Ukraine, la guerre au Soudan passe largement sous les radars politiques et médiatiques." "il n’y a pas d’armes actionnées par des Juifs, donc pas d’antisémitisme à galvaniser sous le masque de la bonne cause" Deux poids et deux mesures avec Gaza ? Une chronique de Jeanne Durieux sur un conflit qui passe largement sous les radars politiques et médiatiques à lire dans le Figaro : https://www.lefigaro.fr/international/pourquoi-parle-t-on-moins-du-conflit-au-soudan-que-de-gaza-ou-de-l-ukraine-20251108 DÉCRYPTAGE - Contrairement au conflit à Gaza, ou à la guerre en Ukraine, la guerre au Soudan passe largement sous les radars politiques et médiatiques. Des civils abattus d’une rafale de kalachnikov le long des talus, des hommes rassemblés en groupe pour être brûlés vifs, des enfants épuisés et muets qui déambulent sans parents le long des camps de réfugiés, des femmes atones au regard hanté qui taisent les viols collectifs dont elles ont été victimes. Voilà quelques-unes de la kyrielle d’images insoutenables qui ont envahi les réseaux sociaux ces derniers jours, presque deux semaines après la prise de la ville soudanaise d’El-Fasher par les FSR, les Forces de soutien rapide. Un premier bilan fait état d’environ 3000 civils abattus, mais le bilan pourrait être en réalité considérablement plus élevé. À découvrir Ces massacres de civils, dont l’horreur augmente à chaque témoignage rapporté par les ONG, jettent une lumière crue sur le conflit sanglant qui sévit au Soudan depuis plus de deux ans. Il oppose, sur un échiquier soudanais très complexe mêlé d’enjeux ethniques et religieux, les généraux Al-Burhan, chef de l’armée régulière, à Mohamed Daglo dit Hemedti, à la tête des FSR. Et s’inscrit dans le temps long d’une guerre multifactorielle qui ensanglante la région du Darfour depuis des décennies. Et pourtant, les massacres qui sévissent dans ce pays d’Afrique de l’Est bordé par la mer Rouge peinent à bénéficier d’une couverture médiatique ou de dénonciations proportionnelles à la hauteur des 150.000 morts et des 12 millions de déplacés depuis 2023. Contrairement au conflit à Gaza qui engendre depuis deux ans nombre de mobilisations, réactions, et polarise profondément la société française, la guerre au Soudan ne génère qu’une discrète indignation, voire un silence indifférent, malgré plusieurs récits publiés par les médias (dont Le Figaro ). Comment, malgré tout, expliquer cet angle mort ? Le Soudan échappe aux schémas impérialistes et colonialistes Le Soudan est un pays «inclassable», présente d’emblée le chercheur Marc Lavergne. À cheval sur l’Afrique noire et le monde arabe, multiethnique et multireligieux, lié à la Méditerranée, mais aussi à l’Afrique centrale et au Sahel, il échappe à toute catégorisation géographique mais également historique. Le Soudan a été conquis par les Britanniques et les Égyptiens à la fin du XIXe siècle, qui y ont établi un condominium [un territoire sur lequel plusieurs puissances exercent conjointement une souveraineté, NDLR], avant que le pays ne proclame son indépendance en 1956. Mais en réalité, «les Anglais n’ont pas vraiment colonisé le pays puisqu’ils n’y voyaient qu’une mainmise formelle. Ils sont d’ailleurs regrettés par les Soudanais», pointe encore Marc Lavergne. Par cette histoire, le Soudan échappe aux schémas classiques «impérialistes et colonialistes» qui ont profondément forgé les dynamiques actuelles de la plupart des pays africains. Et c’est d’abord là que le bât blesse. Concrètement, le Soudan n’est pas considéré comme un pays où doit s’exercer une lutte anti-impérialiste ou décoloniale, matrice des discours actuels qui défendent par exemple ardemment la Palestine en «lutte» contre «l’État colonisateur» que serait Israël. En réalité, «le conflit qui déchire le Soudan n’est pas une guerre idéologique mais un conflit pour l’argent», avance Marc Lavergne. Les factions en guerre cherchent en partie à contrôler le pays pour des motivations économiques : ils se disputent notamment la mainmise sur le contrôle des ressources économiques soudanaises agricoles et minières (comme l’or et pétrole). Et dans ce conflit, «le sort, comme l’opinion des civils, est complètement évacué» pointe le spécialiste. Le conflit à Gaza accapare la question du génocide Or, c’est précisément le conflit idéologique qui fait de Gaza une tragédie abondamment exposée. Se joue là le paradoxe de la solidarité sélective : les défendeurs de la cause palestinienne requièrent une prise en charge mondiale de cette tragédie mais s’opposent de l’autre «à l’universalité funéraire» pour d’autres conflits, pointait l’écrivain Kamel Daoud dans les colonnes du Point dès novembre 2024. Selon le prix Goncourt, il n’est pas populaire de plaindre tous les morts, quelles que soient leurs origines. Il poursuivait : «Si vous abordez ce sujet tragique [de la guerre au Soudan, NDLR], vous êtes accusé de cacher un conflit armé ’exclusif’ [celui de Gaza, NDLR], de changer de sujet, de procrastiner et de manipuler.» Par ailleurs, de façon évidente, les mobilisations autour du conflit armé à Gaza servent de relais à l’antisémitisme. Très concrètement au Soudan, «il n’y a pas d’armes actionnées par des Juifs, donc pas d’antisémitisme à galvaniser sous le masque de la bonne cause. (...)», appuie Kamel Daoud. Ce que corrobore l’avocat et essayiste Gilles William Golnadel dans une tribune publiée au Figaro : «[Il y a] une focalisation sur la chose juive par une sorte de fascination», expose-t-il pour justifier l’exposition qui entoure Gaza. Or, au Soudan, «les musulmans y tuent d’autres musulmans, ce qui équivaut à zéro. La mort ne devient importante que si elle suscite des émotions collectives à travers un casting précis», pointe encore Kamel Daoud. Davantage de personnes peuvent avoir été assassinées en une semaine à el-Fasher, sans aucune exagération, qu’en deux ans à Gaza. Nathaniel Raymond, directeur exécutif du laboratoire humanitaire de recherches à Yale Pourtant, les ethnies du Darfour (Fours, Masalit et Zaghawa) ont été victimes d’un génocide au début des années 2000, notamment de la part des Janjawid, ces milices arabes dont découlent aujourd’hui les FSR. Et ces violences contre les ethnies non arabes ont redoublé avec la reprise du conflit en 2023. Mais aujourd’hui, la question du «génocide» dans le débat public est presque exclusivement captée par les événements à Gaza. «Les informations qui remontent du terrain [au Soudan] témoignent d’un nettoyage ethnique voire d’un génocide en cours. On s’est posé des questions très longtemps sur Gaza, on a eu toutes sortes de débats, “est-ce un génocide ou pas ?” alors qu’au Darfour, on avait des éléments [pour le caractériser] et on n’en parlait pas du tout», a pointé le 6 novembre 2025 sur le plateau de C ce soir Meriem Amellal, journaliste spécialiste de l’Afrique à France 24. Plus prosaïque, Nathaniel Raymond, directeur exécutif du laboratoire humanitaire de recherches à Yale, établissait un parallèle cette semaine : «davantage de personnes peuvent avoir été assassinées en une semaine à el-Fasher, sans aucune exagération, qu’en deux ans à Gaza». Et pour cause : après la prise de cette ville, il n’y a pas eu de mouvement massif de population, comme c’est normalement le cas dans une zone nouvellement conquise. Cette constatation «augmente la probabilité que la majorité des civils soient morts, capturés ou cachés» dans l’enceinte de la ville, indique un rapport établi par l’université de Yale et cité par le Middle East Eye . Les Nations unies estiment à environ 60.000 le nombre de personnes ayant réussi à fuir el-Fasher − près de 200.000 personnes sont en conséquence toujours entre les mains des sanguinaires milices. À titre de comparaison, 67.000 civils environ auraient trouvé la mort à Gaza depuis le 7 octobre 2023, selon le décompte (invérifiable) du Hamas. En clair, le Soudan est bien loin des projections collectives et des débats qui agitent et polarisent nos sociétés occidentales. Au sein de cette guerre africaine s’entrelacent de nombreux enjeux internes qui entravent notre implication morale dans le conflit. En Occident, «on ne fait pas la différence entre tous les Soudanais, même s’il existe de nombreuses différences ethniques», éclaire Marc Lavergne, - à l’inverse, là encore, du conflit à Gaza, qui oppose deux parties clairement connues et identifiées. Ce que corrobore encore Kamel Daoud dans sa chronique au Point : «Le corps d’un Soudanais est-il moins choquant parce qu’il n’a pas d’histoire qui nous ressemble ?» s’interroge-t-il. Par ailleurs, depuis deux ans, le conflit soudanais oppose deux généraux belligérants unanimement dénoncés. Les Forces de soutien rapide se sont certes rendues complices de nombreux massacres de civils, largement documentés ces derniers jours, mais les exactions du gouvernement dit «légal» du général Al-Burhan les talonnent sur l’échelle de la violence. «Concrètement, les troupes d’Al-Burhan tuent certes moins de gens, mais les milices qui sont alliées à l’armée régulière font les basses besognes. Et de façon générale, l’armée n’a que faire des civils», résume Roland Marchal, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. Par ailleurs, les acceptions des termes «gouvernement légal» et «gouvernement rebelle» ne s’appliquent pas réellement au Soudan. «Lorsque deux généraux anciens complices s’affrontent, qui est dans la légalité et qui ne l’est pas ?» interroge le chercheur Marc Lavergne. Et ce dernier de poursuivre : «Entre une armée putschiste, dirigée par al-Burhan, qui a ruiné le pays et pris le pouvoir par un coup d’État, et les Forces de sécurité rapide dirigées par le général Hemedti, grand responsable de la crise du Darfour en 2005, qu’on présente comme des rebelles alors qu’ils sont avant tout des Bédouins, à qui accorder la légitimité ?» De quel côté se placer ? Un tel parti pris est, à l’inverse, plus évident dans le cas du conflit en Ukraine : il y a d’un côté l’agresseur, la Russie, et l’agressé, l’Ukraine, dont une partie des terres a été envahie par l’armée russe. Peu d’intérêt stratégique La donne géopolitique impose également sa grille de lecture : celle des Européens est d’abord liée aux décisions de Washington et à la menace russe. Là encore, l’attention constante qu’accorde la France au conflit russo-ukrainien se justifie ainsi par la proximité géographique et culturelle avec l’Ukraine. Cette dernière étant aux portes de l’Europe et candidate à l’UE et l’Otan, les Français ont tout intérêt à peser pour la victoire de l’Ukraine et la résolution du conflit. Dans le cas du Soudan, la France, qui avait soutenu la chute du régime d’Omar el-Béchir en 2019 en s’affirmant se placer du côté «de ce nouveau Soudan», y accorde en réalité peu d’intérêt. «Il n’y a plus cette génération de gens qui ont connu la Françafrique et qui conservent des liens et des intérêts forts sur le continent», dépeint Marc Lavergne, pour qui «la France s’est désintéressée du Soudan».