Procès terroriste : le droit et la force
Le droit triomphe dans le jugement, plutôt que le langage de la force
Le récent verdict du procès du terroriste toulousain montre que nos juges ont choisi le droit plutôt que la force. Ils ont choisi de condamner l’accusé pour ce qu’ils jugent qu’il a fait, et de ne pas utiliser leur jugement comme un avertissement pour d’autres candidats terroristes.
C’est donc le droit qui triomphe dans leur jugement, plutôt que le langage de la force. Dans toute autre circonstance et face à tout autre criminel nous n’aurions qu’à nous féliciter d’une telle décision.
Mais dans ce cas particulier cela il est difficile d’approuver la décision de justice. Car nous avons affaire à un ennemi, l’ennemi djihadiste, qui ne connaît que la force. Aux yeux d’un tel ennemi, privilégier la justice sur la force peut passer pour une faiblesse. Et nous savons fort bien que, chaque fois que l’ennemi djidahiste identifie une faiblesse chez nous, il l’utilise pour nous frapper de plus belle.
Savoir discerner la justice de la force est certainement l’une des qualités qui nous distingue des barbares djihadistes. C’est même pour continuer à pouvoir faire cette distinction à l’avenir, pour continuer à vivre dans un Etat de droit, que nous nous battons de toutes nos forces contre ces sauvages sanguinaires.
Mais prenons garde à ce que notre aptitude à ce discernement n’affaiblisse pas notre capacité à combattre l’ennemi. Car, lorsqu’il s’agit d’un tel ennemi, l’anéantissement de l’ennemi est le préalable à toute autre considération.
Nos juges ont fait leur travail de juge, gageons qu’ils l’ont fait correctement. Mais nos politiques doivent faire leur travail de politiques, comme tous les citoyens que nous sommes : clamons haut et fort que notre détermination à combattre est intacte, et que chacun des assassins qui n’aura pas eu la lâcheté de mourir avant d’être pris sera jugé pour ses actes. Et si ses actes méritent les peines maximales, nous nous assurerons qu’il les subira.
C’est avec cette détermination que nous pourrons rendre cette décision de justice acceptable pour l’avenir de notre société.










