La nouvelle frontière à repousser est celle du centralisme
La France fourmille d’entrepreneurs, de talents, de responsables associatifs et de personnes motivées avec des solutions concrètes et porteurs du seul vrai programme de transformation économique et sociale crédible pour notre pays. Il est temps de leur faire confiance.
L’État, par son absence de courage et conditionné par des siècles de centralisation, en délaissant les territoires ruraux, n’assure plus la cohésion territoriale. C’est une erreur de croire qu’un pays comme la France peut être administrée au seul niveau des super-régions et des métropoles.
Ce système a révélé son incapacité à faire confiance aux élus locaux at aux agents de terrains. L’ampleur de l’abstention, des votes blancs et nuls lors des dernières élections a définitivement démontré l’échec de ce modèle.
Par ailleurs, nos « élites », toutes forgées sur le même moule, tentent de nous imposer leur modèle individualiste - en niant notre histoire, nos racines et la permanence d’une culture française - , ultra-consumériste et déraciné - en sacrifiant nos agriculteurs et notre industrie au profit d’une mondialisation sans frontière.
« Nos territoires sont ainsi devenus, pour nos responsables politiques, de simples décors, des lieux théoriques auxquels on nie toute valeur d'exemple ou d'expérimentation » ( Pour une France prospère, finissons-en avec l’État jacobin. Figaro Vox – Cincinnatus – 21/11/2017).
Alors que la majorité des français vit aujourd’hui dans une commune de moins de 10 000 habitants, l’État continue de gaspiller des sommes considérables dans ses « politiques de la ville » avec les résultats que tout le monde connait : déshumanisation, hyperconcentration, pollutions, zones de non droit… Il est temps au nom de l’équilibre et de la justice que la France des provinces devienne dorénavant une priorité des politiques publiques.
Mais, ce gouvernement, en continuant à confier les décisions politiques à des experts non élus et loin du terrain, échouera, comme ses prédécesseurs, à réformer l’État. A titre d’exemple, en supprimant la taxe d’habitation, il fait encore le choix de la centralisation, brisant le lien entre l’impôt collecté et les communes. Celui-ci est essentiel notamment dans les territoires ruraux : le dialogue entre le contribuable et la collectivité publique est un enjeu de démocratie locale majeur.
Pourtant la France fourmille d’entrepreneurs, de talents, de responsables associatifs et de personnes motivées avec des solutions concrètes et porteurs du seul vrai programme de transformation économique et sociale crédible pour notre pays. Il est temps de leur faire confiance.










