La liste du candidat Jean-Luc Moudenc est à présent dévoilée.
La liste du candidat Jean-Luc Moudenc est à présent dévoilée. Elle reflète parfaitement la stratégie électorale d’inclination vers le centre que dicte la typologie sociologique de l’agglomération toulousaine.
Nous comprenions que la stratégie de composition de liste était guidée par l’objectif de neutraliser une éventuelle candidature centriste. Cette stratégie était supposée justifier la présence sur la liste de personnes issues des rangs de la gauche –soit au titre de la société civile soit à travers LaREM- ainsi que le choix des personnes qui, pour celles venues de la droite, étaient à de rares exceptions près parmi les plus effacées et les plus transparentes, de celles « installées dans la douce médiocrité d’un parti qui rend toute pensée ou action politique impossibles », pour reprendre la jolie formule d’un ardent militant lue récemment dans la presse. Nous ne mésestimons certainement pas l’effort consenti par le candidat Jean-Luc Moudenc pour avoir pu accorder au parti Les Républicains un nombre important de places sur sa liste, même si nous considérons que la représentativité de ceux de ses membres qui y figurent aurait pu faire l’objet d’une attention plus soutenue. La bien-pensance lisse des quartiers boboïsés de centre-ville, même incarnée par des candidats des Républicains, ne reflète pas les positions majoritaires des sympathisants et adhérents des Républicains, y compris, puisque c’est d’eux qu’il s’agit dans ce contexte, de ceux qui vivent à Toulouse.
Quoi qu’il en soit, cette stratégie de composition de liste, qui avait sa logique et que nous avons dans une certaine mesure soutenue, a malheureusement trouvé la semaine dernière un point d’achoppement majeur avec l’émergence d’une candidature centriste alternative. Provenant d’un parti, le MODEM, dont la réputation de girouette ennemie de la droite n’est plus à faire, elle réunit divers membres, et non des moindres, de l’actuelle équipe municipale de Jean-Luc Moudenc. Le MODEM a très souvent œuvré directement ou indirectement pour faire perdre la droite –quel électeur de droite peut-il oublier ce qu’il en a coûté à notre candidat Nicolas Sarkozy en 2012 ?- et son initiative à Toulouse cette année s’inscrit dans la continuité de ce positionnement. De ce point de vue, la stratégie de composition de liste n’a pas atteint son objectif.
Contrairement à la liste, le projet n’a pas encore été dévoilé dans sa totalité. Nos attentes quant au projet municipal sont fortes. Nous espérons que ce projet inclura le dosage politique qui lui permettra d’éviter l’obstacle qu’a rencontré la stratégie d’élaboration de la liste et passera un signal politique fort de réveil des forces de droite.










