L'effondrement
L'effondrement
La séquence des élections législatives de 2022 est désormais achevée. L’effondrement de la structure politique de notre pays est à présent actée. La stratégie d’E. Macron qui consistait à dévitaliser la vie politique, à repousser les partis historiques (LR, PS) dans les marges, à vider la gouvernance démocratique de son sens, a fonctionné. Il se retrouve seul au milieu d’un champ de ruines, sans majorité à l’Assemblée Nationale, sans opposition en mesure d’agir, car l’opposition y est constituée de trois partis (LR, RN, NUPES) qui sont chacun minoritaires et dont on peut anticiper que les positions seront dans la plupart des cas inconciliables.
Cette situation est l’aboutissement logique de la stratégie de disruption menée par E. Macron depuis cinq ans, dont l’effet réel –sinon l’ambition affirmée- est d’accélérer l’appauvrissement de la vie politique de notre pays.
Pas de vision pour notre pays ni pour notre société, pas de corpus de valeurs, pas de respect pour notre histoire, pour notre peuple ni pour nos institutions, pas de considération pour les corps intermédiaires ni pour les partis politiques, pas d’intérêt pour la défense de notre civilisation.
L’un des résultats les plus emblématiques en est l’élection à la présidence de la commission des finances d’une figure de La France Insoumise : quel symbole plus parlant de l’effondrement de notre système que de confier une présidence aussi structurante pour notre pays à l’un des porte-paroles du rejet de tout ce qui a fait de notre pays ce qu’il est : le travail, le mérite, la sécurité, l’ordre, l’intégration républicaine, la laïcité, la discipline financière ?
Le salut une fois de plus ne peut venir que de la droite ; mais la droite ne pourra jouer le rôle qui lui revient au service du pays que si elle se ressaisit en profondeur. La médiocrité de LR aura été dans bien des cas un allié malheureux et involontaire mais efficace du travail de sape d’E. Macron. Les exemples récents sont malheureusement nombreux : le positionnement de la candidate LR lors de la campagne présidentielle, ou l’abandon par N. Sarkozy de sa famille politique, ou encore l’épisode de l’élection du président de la commission des finances, lors duquel LR a préféré laisser élire un militant d’extrême-gauche plutôt que d’avoir une position commune avec le RN !
Face à des adversaires comme E. Macron qui veut la fin des LR, ou comme la gauche qui n’hésite pas à s’allier avec l’extrême-gauche, ennemie de ce qui fait la grandeur de la France, les états d’âme de LR sont un luxe que la droite ne peut plus se permettre.
Il est temps de constituer une droite grande, forte, fière de ses valeurs, capable de lutter contre l’extrême-gauche comme de résister à l’entreprise de destruction d’E. Macron. Il est temps de constituer un grand parti de droite.










