"Je ne laisserai pas faire le délitement de notre Nation."
Guillaume Peltier • 26 janvier 2021
"Je ne laisserai pas faire le délitement de notre Nation."
Une tribune de Guillaume Peltier publiée sur sa page Facebook :
Sont-ils devenus fous ? Chaque jour qui passe apporte et transporte son lot d’humiliation et de lâcheté.
Il y a bien sûr la bureaucratie triomphante qui, enveloppée d’arrogance, continue à échouer sur la stratégie de vaccination faisant de la France la championne du monde de la… non-vaccination. Les derniers chiffres sont criants de vérité : au 18 janvier 2021, plus de 12 millions de personnes ont été vaccinées aux États-Unis, plus de 4 millions au Royaume-Uni, près de 2,5 millions en Israël, 2 millions aux Émirats Arabes Unis, plus d’1 million en Italie, en Allemagne et en Russie, près de 800 000 en Espagne et en Turquie. Quant à la France, nous atteignons péniblement les 400 000 vaccinés. Sans parler des lourdes erreurs logistiques et des lenteurs technocratiques des Agences régionales de santé (ARS) qui risquent de faire perdre à la France jusqu’à 30% des doses ou qui nous font déjà manquer de seringues dans nos hôpitaux. Je vous rappelle que, pourtant, dès le mois de septembre dernier, nous faisions trois propositions fortes au Gouvernement : la transparence absolue sur le nombre de vaccins commandés et acheminés, la coordination avec les régions et les élus locaux pour gagner en proximité et en efficacité, une organisation logistique solide avec nos armées et nos professionnels de santé, comme nos médecins, nos pharmaciens et nos infirmiers. A l’heure où j’écris ces lignes, aucune d’entre elles n’a encore été prise en compte. Et si nous n’avions pas sonné l’alarme pendant les fêtes de Noël sur les vaccins, nous serions encore dans une situation bien pire car ce Gouvernement a systématiquement une guerre de retard, sur les masques, sur les tests, sur les lits de réanimation et maintenant sur les vaccins…
Mais je ne peux taire le reste qui est, au moins, aussi essentiel. En quelques jours, la semaine dernière, nombre d’informations et de révélations ont alimenté une course folle à la bêtise, à l’outrance et au mépris des valeurs de bon sens dans notre pays.
Rappelez-vous, nous apprenions il y a dix jours le plan caché du Gouvernement pour répartir des milliers de migrants dans nos villes et nos villages. Il fallut rappeler que nos régions n’ont pas à être les victimes du laxisme migratoire du Gouvernement.
Lundi 11 janvier dernier, nous observions les GAFAM, Google, Twitter et Facebook, fermer unilatéralement les comptes des réseaux sociaux de milliers d’Américains au nom du délit d’opinion, sans que personne, ou si peu, ne s’émeuve du maintien, dans le même temps, de tous les comptes totalitaires ou insultants des apprentis terroristes, des antisémites, des porteurs de haine contre la France, des dirigeants comme Ali Khamenei, le guide suprême iranien, ou de Recip Erdogan, le président turc. Jusqu’à quand offrirons-nous aux GAFAM ce pouvoir vertigineux sur nos vies, nos idées, décidant, en une seconde, des ascensions et des chutes de ceux qui ne se soumettent pas à la pensée unique ?
Le mardi suivant, nous apprenions que le Gouvernement venait de confier au cabinet américain McKinsey, pour deux millions d’euros par mois, le conseil en stratégie de la campagne de vaccination française. Cela en dit long sur le désarmement sanitaire et logistique de l’État. Sans parler de notre souveraineté, de l’argent des contribuables et des informations confidentielles confiées à une entreprise étrangère.
Mercredi, le lendemain, nous pouvions lire une interview honteuse d’une « chanteuse », Camélia Jordana, dans le Nouvel Observateur qui pouvait déclarer sans vergogne : « les hommes blancs sont, dans l'inconscient collectif, responsables de tous les maux de la Terre (…). L’ensemble de mes chansons disent que si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs, et je prendrais le temps de m’interroger »… A l’exception de mes collègues parlementaires, les réactions furent rares, et à l’exception de la LICRA, aucune organisation anti-raciste ne dénonça ces propos racialistes qui font de la couleur de la peau un argument de jugement. Imaginons un instant l’inverse… Espérons qu’elle demande pardon pour le nombre de bêtises qu’elle profère depuis longtemps. Il y a urgence à dénoncer ce militantisme extrémiste qui souffle sur les braises communautaires et fracture la fraternité nécessaire à notre peuple. La France, et c’est notre fierté, ne considère pas la couleur de la peau, ni l’origine. La France aime tous ses enfants qui la respectent et qui n’oublient pas qu’au-delà des droits, il existe des devoirs de respect et d’adhésion à notre communauté nationale.
Puis le jeudi, nous entendions le maire les Verts de Grenoble fermer une crèche municipale après des menaces de trafiquants de drogue. Les familles sont en colère et nous aussi : un élu de la République ne se soumet jamais aux dealers. C’est l’État qui fait la loi, pas les délinquants.
Et puis, pour ceux qui espéraient une pause le week-end dernier, il y eut le feu d’artifice dominical.
Dimanche après-midi, nous découvrions qu’Emmanuel Macron et la majorité présidentielle déclaraient « irrecevables » les amendements courageux déposés pour limiter l’immigration, pour défendre la laïcité et pour interdire le port du voile aux mineurs dans l’espace public dans le cadre de la future loi contre le séparatisme. Comment accepter que le Président de la République fasse le choix de la soumission face à l’islamisme ?
Puis, ce fut au tour de Lilian Thuram, l’ancien footballeur, d’insulter notre histoire et nos policiers. Lui qui ne fut pas exempt de tout reproche lors de la Coupe du Monde 1998, rêvant d’une photo où « les Blancs » n’avaient pas leur place. Dimanche, sur TF1, à une heure de grande écoute, il put déverser sa lourde hostilité contre nos policiers. Oubliant que nos forces de sécurité sont notre fierté parce qu’elles nous protègent au péril de leur vie. Oubliant que notre police est fière de sa diversité, composée d’hommes et de femmes de tous milieux.
Enfin, sur M6, nous obtenions confirmation de ce que nous dénonçons depuis des années : l’immense organisation mafieuse des aides sociales si bien dénoncée par mon collègue du Loir-et-Cher, le député Pascal Brindeau. 30, 40, 50 milliards de fraudes sociales chaque année qui disparaissent du budget de l’État et des contribuables honnêtes. Circulation massive de fausses cartes vitales, faux bénéficiaires résidant à l’étranger, allocataires décédés, fausses cartes d’identité permettant à un Belge fondateur de Daech de s’inscrire à la Sécurité sociale… Et pendant ce temps-là, des milliers de citoyens honnêtes étaient verbalisés pour non-respect de quelques minutes du couvre-feu…
J’arrête là, pour le moment, ma triste litanie de la semaine passée. Elle révèle un effondrement de notre patrie et de nos gouvernants. Certains s’en réjouissent, quelques autres ne voient pas la gravité du problème, quelques-uns, de moins en moins nombreux, certes, continueront à soutenir ce pouvoir en place déliquescent ; Je ne suis pas de ceux-là. Je ne laisserai pas faire. Plus que jamais, je crois en notre patrie, en la solidité de nos forces vives, en la puissance de la majorité silencieuse, en la profondeur de notre histoire, en l’espérance de notre destin commun.
Devant toutes ces « étranges défaites » de la politique nationale et locale, je pense aux mots de Marc Bloch : « Être un vrai chef, c'est, avant tout peut-être, savoir serrer les dents. C'est insuffler aux autres cette confiance que nul ne peut donner s'il ne la possède lui-même. ». Plus que jamais, nous devons faire la politique des hommes de caractère et non celles des compromissions. Notre nation a besoin d’indépendance face à la crise sanitaire. Elle a besoin de fermeté face à la menace des caïds. Elle a besoin de liberté face aux bureaucrates. Elle a besoin de nouveaux gouvernants solides, courageux, enracinés qui tiennent parole, inspirent confiance et se montrent droits dans l’épreuve. Nous devons présenter aux Français une vision noble, souveraine et efficace de la politique. Notre ambition est de rassembler les Français. Ce projet, que je porte chaque jour, vous le connaissez. C’est celui de la France d’en bas qui n’attend pas les instructions d’en haut. Celui de la révolution du bon sens et du courage populaire.
Je me suis engagé en politique pour être le porte-parole de cette immense majorité, cette cordée silencieuse, qui n’en peut plus d’être toujours sacrifiée, toujours oubliée, toujours méprisée. Deux maladies endémiques rongent notre pays et nos compatriotes : la primauté du profiteur sur le travailleur ; la primauté du délinquant sur la victime.
Pourquoi la société française serait-elle condamnée à n’être dirigée que par les oligarques de la haute fonction publique ? Pourquoi serait-elle condamnée à être tirée vers le bas par la petite cohorte des assistés et des profiteurs ? Bien sûr que la société doit assistance aux plus modestes comme aux accidentés de la vie. Mais nous devons être intraitables avec ceux qui profitent du système.
Je me suis engagé en politique pour défendre et protéger ceux qui travaillent, ceux qui prennent des risques, ceux qui veulent travailler, ceux qui font des efforts, ceux que l’on n’entend jamais et à qui on demande toujours tout. Je me suis impliqué en politique pour rendre à mon pays ce qu’il m’a donné et offrir aux Français ce qu’ils méritent.
La politique est « l’art de rendre possible ce qui est nécessaire », disait Richelieu, et le moyen le plus efficace de changer la vie – si l’on refuse d’écouter les oiseaux de mauvais augure, les gens de peu de foi et les défaitistes professionnels de la bourgeoisie bien installée.
Comme dans mon livre « Milieu de cordée », j’ai aussi décidé d’écrire ces quelques lignes au nom de la politique. Ce gros mot pour ceux qui veulent que rien ne change. Ce gros mot pour les hommes bien nés qui n’ont pas besoin que tout change. Pour ma part, j’aime ce mot. Il est le mot ramassé, efficace, et pourtant chantant, de l’espérance. La politique, c’est le pouvoir de changer la vie. N’est-ce pas là le fondement de la dignité humaine et de notre liberté ? Oui, le pouvoir de faire, le pouvoir d’agir, le pouvoir de changer le sens de l’histoire, le pouvoir d’échapper au déterminisme social, le pouvoir de s’émanciper. Celui d’aider les autres.
Dans quelques milieux bourgeois bien-pensants, qui se disent larges d’esprit, et pourtant si étroits de cœur, critiquer la politique et la notion de pouvoir est chose habituelle. C’est normal, ils soutiennent toujours le pouvoir en place, pensent le posséder en tous domaines, et veulent dégoûter quiconque n’est pas né comme eux de s’y intéresser et surtout de s’en emparer. Il pourrait être dangereux que des filles et fils de rien, venus de nulle part, sans titre, sans réseau, ni références, puissent un jour le conquérir, mettre fin aux privilèges acquis et établir un ordre juste, fondé sur le mérite et l’effort. Mais, dans leur esprit, la « politique » est un gros mot. À mes yeux, c’est un grand mot. Un mot grec, un mot ancien qui évoque cet espace public que les dieux ont abandonné aux hommes.
Le pouvoir pour le pouvoir, cela n’a aucun sens. La soif de puissance ne mène à rien. Mais le pouvoir pour changer la vie de ceux qui n’ont plus rien ou pas grand-chose, si ! Le pouvoir pour protéger les plus faibles et récompenser les méritants comme les preneurs de risque, si ! Le pouvoir pour redonner de la liberté aux créateurs, aux entrepreneurs, aux travailleurs, si ! Le pouvoir pour sanctionner les voyous et les délinquants, si ! La voilà, l’affaire de toute une vie.
A chacun de vous, à tous les patriotes, à tous les travailleurs, à tous les citoyens affranchis et à tous les esprits libres, je le redis : je ne laisserai pas faire. Vous pouvez compter sur moi, à vos côtés, pour faire vivre et incarner cette ambition qui n’est pas seulement la mienne. Cette ambition, depuis plus de mille ans, c’est celle de la France.

Une conférence de Thibault de Montbrial qui promet d'être passionnante sur le thème "France le choc ou la chute" ! Salle Barcelone mercredi 20 mai à 18h30 Thibault de Montbrial est un avocat français , président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure (CRSI), un think thank ayant pour objectif de « permettre aux différents professionnels concernés ainsi plus généralement qu’à toutes les personnes intéressées, de se rencontrer et d’échanger ». Il souhaite aussi « permettre de contribuer au débat public et politique sur les questions de sécurité intérieure en proposant des analyses et en apportant des propositions opérationnelles concrètes » [

La France a fait le choix de la puissance. L'actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2024-2030, adoptée en commission le 23 avril 2026, confirme une trajectoire de réarmement : le budget des armées aura doublé entre 2017 et 2027. En injectant 36 milliards d’euros de ressources nouvelles pour la période 2026-2030, portant le budget total à 435,7 milliards d’euros, la Nation assume son rang. L’objectif est clair : porter l’effort de défense à 2,5 % du PIB d’ici 2030. Cette démarche n'est pas qu'une question de chiffres, c'est une stratégie de survie industrielle. La France impose désormais une « économie de guerre » où l’État peut exiger des industriels la constitution de stocks stratégiques couvrant jusqu’à 6 mois d’activité. Nos fleurons de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) sont les piliers de cette souveraineté : l'accélération des livraisons de munitions, avec une hausse vertigineuse de +400 % pour les munitions téléopérées et +190 % pour l'artillerie de 155 mm, prouve que nous passons d'une logique de flux à une logique de masse. Soutenir nos industries, c'est garantir que nos Rafale, nos frégates et nos blindés ne soient jamais à court d'effecteurs dans un conflit de haute intensité. Réinvestir dans notre défense, c'est aussi refuser la dépendance technologique. En finançant des ruptures dans le spatial, l'IA et le combat ollaboratif, la France s'assure de rester maîtresse de son destin face aux pressions hégémoniques mondiales. à suivre... Maxime Duclos

Il y a quelques jours , le 17 avril,, l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) organisait une conférence de haut niveau sur les implications énergétiques du conflit en cours au Moyen-Orient. Les échanges ont été d’une grande densité stratégique. Les spécialistes ont dressé un constat lucide et macroéconomique : l’Europe dispose aujourd’hui de réserves énergétiques nettement plus confortables qu’en 2021-2022. Cette marge de manœuvre constitue une opportunité réelle pour renforcer sa souveraineté énergétique. Le gaz, le nucléaire, les énergies renouvelables et les énergies propres doivent être développés dans un esprit de coopération entre États, tout en préservant la souveraineté nationale de chacun. La France, avec son parc nucléaire important et son avance en matière d’électrification, a été citée comme un exemple pertinent. Les intervenants ont également souligné que le conflit actuel entre l’Iran, Israël et les États-Unis accentue la nécessité pour l’Europe de réduire sa dépendance aux hydrocarbures du Moyen-Orient. Ils ont insisté sur le fait que les pays du Golfe, directement impactés par les tensions, pourraient être contraints à une coopération pragmatique avec l’Iran sur les questions de ressources et de positions territoriales. Enfin, la question de l’électrification massive a été évoquée comme un axe structurant, la France étant présentée comme un modèle en la matière, notamment pour le parc automobile. Jusqu’ici, l’analyse de l’IFRI reste technique, géopolitique et relativement neutre. Elle met en lumière une fenêtre de tir historique pour l’Europe et pour la France. C’est précisément sur cette opportunité que porte mon commentaire. Car si les faits exposés par les experts sont clairs, la manière dont le gouvernement français et la Commission européenne les interprètent pose problème. Derrière les discours officiels sur la « souveraineté européenne », on assiste à une instrumentalisation politique du conflit. Au lieu d’utiliser cette marge de manœuvre pour alléger la pression sur les ménages et renforcer notre indépendance réelle, le pouvoir exécutif maintient des taxes sur les carburants à des niveaux historiquement élevés. Cette inertie fiscale n’est pas neutre : elle sert subtilement à orienter les Français vers le véhicule électrique, conformément à la vision fédérale et verte promue par Ursula von der Leyen. Cette stratégie est doublement critiquable. D’abord, elle est socialement injuste. L’électrification massive du parc automobile exclut de facto les classes populaires et une grande partie des classes moyennes, qui n’ont ni les moyens financiers ni l’infrastructure nécessaire pour passer à l’électrique dans des conditions acceptables. Imposer ce choix par la fiscalité punitive revient à pénaliser ceux qui n’ont pas les capacités d’investissement, tout en prétendant agir pour le bien commun. Ensuite, elle est stratégiquement contestable. La souveraineté énergétique ne se décrète pas depuis Bruxelles ni par une uniformisation forcée des politiques nationales. Elle se construit par des États souverains qui coopèrent librement, sans se dissoudre dans une logique fédérale. Or, la vision actuelle tend à privilégier une Europe qui impose son mix énergétique aux nations plutôt que l’inverse. C’est une erreur profonde : une Europe des nations fortes et responsables sera toujours plus résiliente qu’une Europe centralisée et idéologique. Les experts de l’IFRI ont également rappelé que l’Iran constitue une menace directe pour les pays du Golfe, bien au-delà des seuls intérêts américains et israéliens. Les attaques récentes ont montré que ces États subissent de plein fouet les conséquences économiques et sécuritaires du conflit, notamment sur l’approvisionnement en énergie et en eau. Sous-estimer cet impact serait une faute d’analyse. Enfin, la question restée en suspens à la fin de la conférence mérite attention : l’approvisionnement en kérosène pour l’été. Le détroit d’Ormuz a rouvert, mais pour combien de temps ? Une pénurie, même partielle, reste une hypothèse sérieuse. Les Français ont le droit d’être informés sans langue de bois sur les risques qui pèsent sur leurs déplacements cet été. La conclusion s’impose avec force. Le conflit au Moyen-Orient offre à l’Europe et à la France une opportunité historique de renforcer sa souveraineté énergétique dans un cadre réaliste et équilibré. Mais cette opportunité est aujourd’hui détournée au service d’une idéologie verte et fédéraliste qui pénalise les plus modestes et affaiblit la souveraineté nationale. Il est temps de reprendre le contrôle du débat. La souveraineté énergétique doit servir les intérêts concrets des Français, et non une vision dogmatique qui exclut une partie de la population. C’est à cette condition seulement que nous transformerons une crise géopolitique en véritable atout stratégique pour la nation.

"La loi du milieu" un éditorial d'Arthur de Watrigant dans le dernier numéro de "L'incorrect" https://lincorrect.org/editorial-darthur-de-watrigant-la-loi-du-milieu/ Rachida Dati a perdu, Patrick Cohen jubile sur France Inter. Il n’a pas tort ce lundi 23 mars au matin. Toutes les planètes étaient alignées, des retraits de listes à la réforme du scrutin qui l’inquiétait quelques mois plus tôt, comme nous le révélions dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Legrand-Cohen. Mais voilà, la sentence est tombée, l’ex-ministre de la Culture ne siègera pas rue de Rivoli. Pour service rendu (sic), le château de Versailles lui ouvre ses portes, il y a pire comme antichambre pour attendre les procès. Emmanuel Grégoire peut souffler. L’affaire ignoble du réseau pédocriminel dans le périscolaire parisien ne l’a pas affecté. Il annonce l’avenir en grande pompe : toujours plus de HLM, et le paradis des LGBT. La cohabitation s’annonce rock’n’roll. Mais Paris n’est pas la France, et les municipales ne sont pas une élection nationale. Tirer des conclusions pour 2027 s’avère périlleux. En revanche, la carte est limpide. Les grandes métropoles à la gauche et aux progressistes ; le reste aux autres. Le fossé entre les Français et les élites s’agrandit. Bientôt, ils ne se croiseront plus du tout. Il est des pouvoirs d’autant plus sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne se reconnaissent plus comme tels. Ils se croient naturels. Ils ne s’imposent pas : ils vont de soi. Depuis longtemps, l’audiovisuel public français exerce ce magistère feutré. Il ne gouverne pas le pays ; il en administre le récit. C’est un sanctuaire moderne qui voit une caste se contempler sous les traits de l’universel. C’est tout le privilège des cléricatures tardives : elles parlent au nom de tous depuis leur nombril. Rien, d’ailleurs, n’est tout à fait caché. Les connivences, les indulgences, les enthousiasmes comme les répulsions composent un paysage si connu qu’il en devient presque invisible. « Avec Patrick, on fait ce qu’il faut pour Dati », affirmait Thomas Legrand pour rassurer les socialistes. Les petites phrases ont parfois cette vertu de condenser un régime. C’est un monde qui a ses rites. Il aime particulièrement les cérémonies funèbres, qui permettent de travestir le bilan en élégie, surtout dès qu’un socialiste tombe. Jack Lang ? « Le plus grand ministre de la Culture de la ve ». Jospin ? « Le meilleur Premier ministre de la ve ». On a la canonisation aussi généreuse que l’excommunication sur France Inter. Mais les 35 heures n’existent pas au Purgatoire. Et puis survient parfois un grain de sable dans cette belle mécanique de l’innocence. Les Rayons et les Ombres, le film magistral de Xavier Giannoli. En choisissant Jean Luchaire pour raconter la collaboration, le cinéaste touche juste : il rappelle que les trahisons ne sont pas l’apanage d’un camp et naissent aussi dans les salons, les rédactions, les consciences raffinées et… à gauche. Soudain, le récit se trouble : quoi, la gauche n’est pas immunisée contre le mal ? Heureusement, des experts volent à la rescousse : l’historien Laurent Joly – qui, il y a un an, appelait à voter contre le RN en toute neutralité et tentait de liquider Jean-Yves Camus la veille dans Le Monde – est convoqué sur France 5 pour affirmer que « Luchaire est une anomalie ». Ça en fait tout de même un paquet… D’ailleurs quelques villes gagnées par LFI, au Blanc-Mesnil et ailleurs, refoulaient des odeurs d’épuration le jour d’intronisation des nouveaux maires. Certains avaient prévenu, mais par crainte de guerre civile, on a préféré leur agrafer une étiquette de facho sur la tronche. La paix vaut bien tous les renoncements. S’il y en a un qui ne renonce pas, c’est bien Charles Alloncle. Le jeune député et rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’apprête à rendre ses conclusions. Elles ne seront peut-être jamais publiées, et toutes les preuves peuvent disparaître. Il suffit d’un vote. Ses adversaires le savent. Ils ont tout essayé : corruption, menaces, diffamation, des plus hautes sphères du privé jusqu’au perchoir de l’Assemblée. Rien n’y fait, Alloncle ne flanche pas. Il accuse. Le scandale est immense. Tentaculaire. Quant au pluralisme, il fait pâle figure face au système mafieux. Un système qui absout les siens et condamne les autres. Un monde qui se croit encore le centre alors qu’il n’est plus qu’un milieu.

Depuis quelques années, l’Allemagne a engagé un tournant stratégique majeur. Longtemps critiquée pour la faiblesse relative de son effort militaire, elle opère aujourd’hui un réarmement rapide et assumé, notamment au sein de son armée de terre, la Heer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un budget de défense passé d’environ 44 milliards d’euros en 2020 à près de 79 milliards en 2025, avec des projections dépassant les 100 milliards si l’on intègre les enveloppes exceptionnelles engagées depuis 2022. Officiellement, cette montée en puissance s’inscrit dans le contexte du conflit russo- ukrainien et dans une volonté de renforcer la sécurité européenne. Cet argument est recevable. L’environnement stratégique s’est dégradé, et il est logique que les États européens cherchent à combler leurs lacunes militaires. L’Allemagne, première puissance économique du continent, ne pouvait durablement rester en retrait. Mais au-delà de cette lecture immédiate, une question demeure : jusqu’où ira ce réarmement, et dans quel but réel s’inscrit-il à long terme ? Les ambitions affichées sont considérables. La modernisation de l’équipement de la Heer, avec une montée en puissance massive des chars Léopard, des véhicules blindés, de l’artillerie, des systèmes antiaériens et des drones, traduit une volonté claire : disposer d’une armée complète, robuste et projetable. L’objectif implicite, parfois évoqué dans certains cercles, de faire de l’armée allemande la première force terrestre d’Europe, marque une rupture stratégique profonde. Certes, l’Allemagne est aujourd’hui un allié, au sein de structures communes comme l’OTAN et l’Union européenne, un allié qui collabore étroitement avec le gouvernement et l’industrie française. Des projets de développement commun sont en cours dans le secteur de la défense et de la BITD (Base industrielle et technologique de défense), notamment le projet SCAF (Système de combat aérien du futur), qui prévoit d’ici 2040 de développer un nouvel avion de chasse destiné à remplacer le Rafale et l’Eurofighter. Le MGCS (Main Ground Combat System) est le futur système de combat terrestre destiné à remplacer les chars Leclerc français et Léopard 2 allemands vers 2040. Le projet MAWS (Maritime Airborne Warfare System) est une coopération lancée par une lettre d’intention franco-allemande en 2018 pour concevoir une capacité européenne de patrouille maritime et de lutte ASM (anti-sous-marine). Mais l’histoire enseigne une réalité simple : les alliances évoluent au gré des intérêts nationaux. Cette histoire européenne ne peut être écartée d’un revers de main. Les conflits passés, de la guerre de 1870 sous Otto von Bismarck et Napoléon III jusqu’aux deux guerres mondiales, ont façonné un équilibre fondé sur la méfiance autant que sur la coopération. Pendant des décennies, cet équilibre s’est traduit non pas par des plafonds juridiques stricts, mais par une forme de retenue politique et stratégique propre à l’Allemagne. Sans être formalisées comme après 1945, certaines limites existaient de facto : sous- investissement militaire, armée réduite et culture de réserve héritée de l’histoire. Le tournant opéré depuis 2022 marque une rupture : sous l’effet du conflit russo-ukrainien, ces freins politiques et historiques ont été levés, ouvrant la voie à un réarmement rapide et massif, notamment à travers un fonds exceptionnel de 100 milliards d’euros. C’est ici que doit s’exprimer une position claire. Oui, l’Allemagne a le droit d’assurer sa défense et de participer à la sécurité du continent. Mais elle ne peut pas être considérée comme un État militaire « comme les autres ». Son histoire militaire au XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux majeurs et des dizaines de millions de morts, impose une responsabilité particulière. Je pense en particulier aux propos de Monsieur Thierry Berthier, enseignant-chercheur au Centre de recherche Saint-Cyr et directeur scientifique de la Fédération professionnelle européenne des drones de sécurité. Sa recommandation pose question : « L’Allemagne pourrait s’engager à son tour dans le développement de sa propre dissuasion nucléaire, avec un soutien technologique franco-britannique. » Bien entendu, cette phrase vient compléter une analyse plus large sur le réarmement de l’Europe. Mais de tels propos peuvent inquiéter. Sommes-nous aujourd’hui réellement prêts, nous Européens, mais Français avant tout, à accompagner le développement de la dissuasion nucléaire allemande ? Il est permis d’en douter. Ignorer cette réalité au nom d’une lecture purement contemporaine serait une faute stratégique. Le réarmement allemand ne doit pas être refusé, mais il doit être encadré, transparent et politiquement assumé au niveau européen. Il ne peut se faire sans débat, sans limites et sans vigilance. Car l’histoire montre que les dynamiques de puissance, une fois enclenchées, échappent parfois à ceux qui les initient. Le véritable danger ne réside pas dans le réarmement en lui-même, mais dans l’oubli des leçons de l’histoire et dans l’absence de cadre politique clair. À long terme, ce type de transformation stratégique peut redéfinir les équilibres européens. Et si aujourd’hui personne ne peut sérieusement envisager une confrontation, il serait irresponsable d’écarter toute dérive future par principe. La lucidité impose donc une ligne simple : coopérer avec l’Allemagne, mais sans naïveté ; accompagner son réarmement, mais en fixant des exigences claires à l’échelle européenne. Car en matière de puissance militaire, l’histoire européenne a déjà montré que les équilibres ne sont jamais définitivement acquis.

Une tribune très instructive de Renaud Girard dans FigaroVox sur l'Iran: https://www.lefigaro.fr/vox/monde/renaud-girard-les-trois-erreurs-strategiques-de-la-theocratie-iranienne-20260303 CHRONIQUE - En bombardant les pétromonarchies du Golfe, les ayatollahs ont ajouté à leur idéologie obscurantiste une imbécillité stratégique. Au pouvoir à Téhéran depuis 47 ans, la théocratie chiite iranienne n’a jamais paru aussi faible. Elle est à la fois contestée de l’intérieur et attaquée de l’extérieur. À découvrir Intérieurement, elle a perdu tout soutien auprès des classes moyennes éduquées, depuis qu’elle a réprimé dans le sang, le 8 janvier 2026, les manifestations populaires contre la vie chère et la mauvaise gestion économique du gouvernement. Passer la publicité Extérieurement, elle est attaquée, depuis le 28 février 2026, par les deux plus grandes puissances militaires présentes au Moyen-Orient, à savoir les États-Unis d’Amérique et Israël. Son chef quasi-sacré, l’ayatollah Khamenei, a été tué, dès le début de la guerre par un missile de Tsahal, qui a montré, une fois de plus, son talent à recueillir des renseignements fiables en territoire ennemi et à y effectuer des frappes précises au mètre près. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes Les Américains et les Israéliens n’ont pas caché que leur guerre visait à obtenir un changement de régime. Y parviendront-ils ? Cela dépendra de leur volonté ou non de prendre des risques supplémentaires, y compris sous la forme de commandos de forces spéciales à terre. Mais, à Washington comme à Jérusalem, on sait qu’une situation aussi favorable ne se reproduira pas en Iran avant très longtemps. C’est le moment ou jamais pour renverser le gouvernement islamique à Téhéran. Trump s’est montré habile quand il a promis l’immunité aux gardiens de la révolution s’ils déposaient leurs armes. Le problème le plus difficile aujourd’hui est celui du choix d’un bon pouvoir de transition pour remplacer celui des ayatollahs. Les Américains ont-ils en tête une personnalité iranienne qui pourrait jouer le rôle que joue la nouvelle présidente Delcy Rodriguez au Venezuela ? Sont-ils prêts à présider une transformation encore plus profonde des institutions iraniennes ? Songent-ils à confier la gestion des affaires courantes à l’armée régulière iranienne ? La question du pouvoir de transition à Téhéran devrait préoccuper la Maison-Blanche bien davantage que le gouvernement de Jérusalem. Benyamin Netanyahou a déjà eu son succès, en décapitant un régime qui affirmait publiquement vouloir « effacer Israël de la carte » du Moyen-Orient. Pour Donald Trump, l’affaire est plus compliquée. Il faut qu’il obtienne, à l’issue de son expédition militaire, un Iran à la fois stable et aligné sur les intérêts américains. Si tel n’était pas le cas, le 47e président des États-Unis aborderait l’automne et la campagne pour les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 dans les pires conditions. Car le Parti démocrate se ferait fort de le traiter de parjure, lui qui avait solennellement promis aux électeurs américains qu’il ne commencerait jamais de guerre. À lire aussi Attaque en Iran : le régime des mollahs s’active pour organiser la succession et contredire le scénario de son effondrement Trump s’est engagé dans une très grosse partie de poker internationale. Force est de constater qu’elle a bien commencé pour lui. Mais elle est loin d’être terminée. Un gros joueur ne peut se juger que sur ses gains, lorsqu’il est dans l’avion qui décolle de Las Vegas. Trump n’est pas encore dans cette situation. C’est maintenant qu’il devra jouer très finement, en surfant sur son avantage. La théocratie iranienne est dans une situation aux antipodes de celle des gouvernements américain et israélien. Elle est dans un état de grande faiblesse. Elle est proche du point de rupture. Comment en est-elle venue là ? En 2003, elle était pourtant dans une situation solide. Intérieurement, le pouvoir religieux suprême ne s’était pas opposé à l’élection d’un président réformateur, le populaire Mohammad Khatami, élu en 1997, et réélu en 2001. Extérieurement, l’Amérique lui avait fait un cadeau en or en Irak sans le vouloir, en y renversant le pouvoir sunnite de Saddam Hussein, pour le remplacer par un pouvoir chiite proche de Téhéran. Au lieu de profiter intelligemment d’une situation aussi favorable, l’ayatollah Khamenei a commis trois fautes stratégiques lourdes. Au lieu de saisir l’occasion de la difficile Administration américaine de la Mésopotamie pour aider les Américains et se réconcilier avec eux, l’ayatollah Khamenei a été saisi par la démesure. En 2005, son pouvoir s’en prend verbalement à Israël et organise des forums révisionnistes à Téhéran, prétendant que l’Occident a beaucoup exagéré le nombre des victimes de la Shoah, etc. En 2006, par défaut de contrôle de son vassal libanais, Téhéran laisse le Hezbollah attaquer physiquement le territoire israélien internationalement reconnu. La réplique israélienne sera maladroite et inachevée. À lire aussi Frappé au cœur, le régime iranien met le feu au Moyen-Orient La première erreur stratégique fut d’avoir pris de la maladresse pour de la faiblesse. Israël n’est pas un pays faible. C’est une nation riche, industrieuse, très déterminée à se défendre. En menaçant directement Israël, la théocratie iranienne s’est imprudemment attaquée à plus fort qu’elle. Elle a fini par perdre. Lorsque Trump est revenu au pouvoir au début de 2025, elle aurait dû se méfier et faire d’immédiates concessions, comme reconnaître le droit à l’existence d’Israël dans ses frontières de 1966, et renoncer à enrichir l’uranium au-delà de 4 %, qui est le taux requis pour la production d’électricité. La seconde erreur stratégique fut d’avoir privilégié la coûteuse constitution militaro-politique d’un axe chiite au Moyen-Orient (Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth-Sanaa) à la satisfaction des besoins économiques essentiels d’une population iranienne jeune et en pleine expansion démographique. La puissance d’un pays est une affaire intérieure bien davantage qu’une affaire extérieure. Vous n’êtes jamais puissants si vous avez la population contre vous. La troisième erreur stratégique vient d’être commise. Pourquoi l’Iran s’est-il mis à bombarder les pétromonarchies du Golfe, lesquelles avaient tout fait pour persuader Trump de ne pas se lancer dans la guerre ? N’aurait-il pas été plus intelligent de n’attaquer aucun État sunnite, de concentrer tous ses tirs contre Israël, et de tenter de soulever l’oumma des musulmans contre les « diables » sionistes ? À leur idéologie obscurantiste, les ayatollahs ont ajouté, pour leur perte, leur imbécillité stratégique.

Quentin est parti. Il est tombé, fauché par une haine viscérale, celle de l'anti-patriotisme, de l'anti-France. Ce jeune homme que l'on décrit comme pieux, sain, respectable et profondément non-violent. Un casier judiciaire vierge pour seul témoin de son intégrité était l'incarnation même de l'honneur. C’est au nom de ses valeurs les plus hautes qu’il avait choisi de s’engager dans la sécurité du collectif Némésis à Lyon. Un engagement digne, celui de protéger les femmes du fléau des agressions sexuelles et des violences. Il nous a quittés en martyr, et sa perte vient meurtrir une fois de plus une France déjà dépressive. Nos larmes coulent, mêlées de colère et d'une tristesse infinie. Alors, comment rester rationnel face à l'inacceptable ? Comment retrouver la raison quand le cœur hurle ? La réponse est dans la sublimation : nous devons convertir cette douleur en une force qui nous dépasse. Car cette cause, c’est la France. Partout, des rassemblements en son hommage s'organisent, mais ils sont massivement interdits par les préfectures, sous prétexte d'éviter des débordements alimentés par les contre-manifestations d’une extrême-gauche complice, celle de LFI et de ses satellites. Notre combat est juste, il est légitime. Mais pour qu’il soit victorieux, nous ne devons pas céder à la pulsion de la rue interdite. Nous devons rester focalisés sur le seul levier capable de redonner des couleurs à nos villes et nos campagnes : le vote. Votez, mes amis. Jeunes, seniors, retraités : votez pour l'avenir de la France. Votez pour qu'enfin la droite puisse réformer ce système à bout de souffle, pour que la "Justice rouge" soit endiguée, pour que la sécurité redevienne un droit et non un souvenir, et pour que nous cessions enfin de verser des larmes de sang. Leur antifascisme tue. Leur fascisme rouge tue. Mais notre détermination, elle, est immortelle. Restons concentrés, restons stables, et votons. « L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. » Charles De Gaulle Pour Quentin. Pour la France !

Le monde traverse aujourd'hui un véritable tsunami technologique, une révolution de l’intelligence artificielle qui, sous l’impulsion de l’impérialisme débridé des géants de la Silicon Valley comme NVIDIA, OpenAI ou les projets titanesques d’Elon Musk, est en train de redéfinir les rapports de force mondiaux. Face à cette déferlante qui brutalise l’Europe et nous force enfin à sortir de notre zone de confort léthargique, la France ne doit plus se contenter d’être une simple spectatrice de son propre déclin, mais doit s'affirmer comme une puissance de souveraineté intégrale, riche de son histoire, de ses révolutions et de son génie industriel. Nous possédons une carte maîtresse que le monde entier nous envie et que nos concurrents tentent de copier à prix d'or : notre parc nucléaire civil, socle d'une indépendance énergétique qui doit devenir l’arme de guerre économique absolue pour nos champions nationaux. La survie de fleurons comme Mistral AI ne passera pas par des subventions administratives saupoudrées par une bureaucratie bruxelloise déconnectée des réalités de terrain, mais par un choix stratégique radical et gaullien : offrir à nos infrastructures de calcul et à nos pépites technologiques une alimentation massive de 1 GW de puissance nucléaire stable au coût marginal d’EDF, soit environ 50 €/MWh. Pour mesurer l’abîme stratégique qui nous sépare de la concurrence, il suffit de regarder outre-Atlantique où Microsoft est contraint d'engager des milliards pour ressusciter la centrale de Three Mile Island à un coût estimé à 130 $/MWh ; la France dispose ici d'un avantage comparatif inédit qu’elle doit exploiter pour faire de son territoire le hub mondial de l’IA. Cette énergie souveraine est le carburant indispensable du projet Fluidstack en Essonne, visant à déployer d'ici 2028 à Bruyères-le-Châtel le plus grand cluster d’IA d’Europe, un campus géant capable de rivaliser frontalement avec les infrastructures de Microsoft. Cette excellence technologique n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans la lignée de nos réussites en matière de Défense, véritable carte maîtresse pour redorer le blason bleu-blanc-rouge. Lorsque l’on parcourt les revues spécialisées comme DSI ou Diplomatie, on comprend que le projet Vortex de Dassault Aviation, ce drone suborbital boosté à l’IA ainsi que le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) et les innovations de rupture de Thales et Safran sur l'IA embarquée et la cybersécurité ne sont pas des chimères, mais la preuve que la France reste une nation de premier rang. Cependant, cette puissance de feu industrielle, portée également par MBDA et Naval Group, restera vaine si nous ne mettons pas fin à deux hémorragies distinctes mais également dévastatrices. D'un côté, nous subissons la fuite de nos ingénieurs et de nos cerveaux, qui s’exilent faute de perspectives industrielles audacieuses ou de reconnaissance. De l'autre, nous assistons au départ massif de nos investisseurs et créateurs de richesse, avec 800 millionnaires ayant quitté le territoire l'année dernière, représentant une perte sèche de 4,4 milliards de dollars de capitaux fuyant des surtaxes infernales et un climat fiscal punitif. On ne bâtit pas une puissance mondiale en chassant ceux qui peuvent financer nos licornes de demain. Soutenir nos géants en devenir exige de coupler notre puissance nucléaire à un assouplissement fiscal radical et des incitations massives à l'investissement local. C’est avec cette force de caractère, héritée du Général de Gaulle, que nous devons imposer une stratégie de rupture pour protéger nos talents et nos capitaux, car la technologie, l'énergie et la rigueur budgétaire sont les seules clés pour que la France cesse de se complaire dans un souverainisme nostalgique pour redevenir, enfin, le centre de gravité du futur mondial.

Il fallait bien que cela arrive. Après avoir réglé les questions mineures — crise démocratique, dette publique, cohésion nationale — la République pouvait enfin se consacrer à l’essentiel : la gravure inclusive sur plaque commémorative. Grâce à une décision éclairée, mesurée et courageuse, le juge administratif a solennellement confirmé que l’Histoire de France pouvait désormais être racontée par des formulations inclusives respectueus·e·s des diversités genrées et lexicales. À Paris, les monument·e·s emblématiques accueillent désormais les passant·e·s, les visiteur·se·s, les citoyen·ne·s et les usager·ère·s occasionnel·le·s de l’espace public urbain patrimonial. La Tour Eiffel, ancien symbole phallo-vertical non questionné, reçoit aujourd’hui les regardeur·se·s émerveillé·e·s dans une neutralité syntaxique enfin apaisée. Le fer reste riveté, mais la langue, elle, a été soigneusement déconstruite. Au Musée du Louvre, les œuvre·s exposé·e·s continuent d’être observé·e·s par des public·s pluriel·le·s, tandis que les cartel·s explicatif·ve·s s’emploient à réparer rétroactivement les biais genré·e·s de cinq siècles de création artistiqu·e·s. La Joconde sourit toujours, mais désormais elle sourit à tou·te·s, ce qui, juridiquement, change tout. À Notre-Dame de Paris, les bâtisseur·se·s médiéval·e·s, les artisan·e·s, les restaurateur·rice·s contemporain·e·s et les décideur·se·s politico-administratif·ve·s sont enfin réuni·e·s dans une même phrase, longue, prudente et parfaitement imprononçable. La cathédrale a brûlé, mais la grammaire, elle, a été sauvée. Sous l’Arc de Triomphe, les combattant·e·s mort·e·s pour la Patrie reposent en paix, désormais certain·e·s que leur sacrifice est reconnu dans un cadre lexical respectueux de l’égalité symbolique. Le soldat inconnu demeure inconnu, mais il ou elle ou iel est grammaticalement reconnu·e, ce qui, chacun·e en conviendra, était l’urgence mémorielle de notre temps. Dans les jardins du Luxembourg, les sénateur·rice·s, parlementair·e·s, collaborateur·rice·s, assistant·e·s, promeneur·se·s et joggeur·se·s méditent ensemble sur la neutralité de l’État, assis·e·s sur des chaise·s métalliqu·e·s non genré·e·s. La République respire, rassuré·e par cette décision ferme : le sens n’est pas altéré, seulement l’accès cognitif. Sur les Champs-Élysées, les manifestant·e·s engagé·e·s, les consommateur·rice·s responsable·s, les touriste·s international·e·s et les automobilist·e·s contrarié·e·s circulent dans une harmonie grammaticale fragile mais juridiquement validée. Les plaques commémoratives, patient·e·s, expliquent à chacun·e ce qu’il ou elle ou iel doit comprendre du passé, à condition de réussir à finir la phrase. À Montmartre, le Sacré-Cœur domine la ville et rappelle que la transcendance reste possible, à condition d’être accompagnée d’une note explicative inclusive. À l’Opéra Garnier, les chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s et gestionnair·e·s culturel·le·s produisent des œuvres chantées en italien, applaudies en français et commentées en écriture inclusive réglementaire. On nous dira, bien sûr, que rien n’est imposé. Que tout est facultatif. Que personne n’est contraint·e. C’est simplement autorisé, validé, encouragé, gravé, protégé et sanctuarisé par la jurisprudence. Une liberté souple, discrète, institutionnalisée. Ainsi Paris poursuit son œuvre civilisatrice : la pierre demeure, l’Histoire reste inchangée, mais le récit, lui, doit faire preuve de vigilance, d’exemplarité et d’une endurance visuelle certaine. La capitale n’est plus seulement une ville-musée : elle est devenue un manuel de grammaire morale à ciel ouvert. Paris, ville des Lumières, entre définitivement dans l’ère des caractères spéciaux. Et l’on peut désormais l’affirmer sans crainte : la typographie a triomphé là où la réflexion s’est arrêtée.

